Le parlement gambien a adopté jeudi un projet de loi pour lâétablissement dâune Commission vérité, réconciliation et réparations visant à enquêter sur les violations des droits humains et les crimes commis au cours des 22 ans de règne de lâancien président Yahya Jammeh.
La commission entendra les témoignages de victimes et les confessions dâauteurs dâexécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de viols et de tortures prétendument commis par des proches de lâancien président.
Le projet de loi a été déposé au parlement par le ministre de la Justice, Abubakar Tambadou, qui a déclaré que les auteurs dâabus et leurs victimes présumées seraient encouragés à témoigner, même si lâobjectif de la commission dâétablir la vérité sur deux décennies de violations des droits est également de promouvoir la réconciliation nationale.
Les parlementaires ont exhorté la commission, composée de onze membres, à respecter sa mission dans le but ultime dâassurer lâunité et la réconciliation tout en ouvrant la voie à la poursuite des crimes et des violations graves des droits de lâhomme.
La commission cherche à documenter les violations des droits de lâhomme pendant le régime Jammeh, qui ont pris fin après la perte de la présidentielle en décembre 2016.













