Le président de Malawi condamne la contestation après sa réélection

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Peter Mutharika lors du lancement de sa campagne, le 7 avril 2019. (Photo d'illustration) © AMOS GUMULIRA / AFP
Peter Mutharika lors du lancement de sa campagne, le 7 avril 2019. (Photo d'illustration) © AMOS GUMULIRA / AFP

La contestation se poursuit au Malawi après l’élection présidentielle du 21 mai dernier. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues jeudi et vendredi 5 juillet pour dénoncer la réélection, frauduleuse, selon eux, du chef de l’État Peter Mutharika. Ce dernier a d’ores et déjà condamné ces manifestations.

Le 21 mai, le président sortant, Peter Mutharika, est réélu avec une petite avance – 160 000 voix – soit seulement trois points de plus que le candidat du principal parti d’opposition, Lazarus Chakwera.

L’opposition crie aussitôt à la fraude et dénonce des irrégularités, avec un « nombre élevé de feuilles d’émargement non-conformes » et des « ratures sur les bulletins et les procès-verbaux ».

De son côté, la mission d’observation de l’Union européenne affirme elle aussi avoir constaté un nombre important d’erreurs lors du comptage des voix. La justice est finalement saisie.

La Commission électorale examine en ce moment le dossier et devrait rendre prochainement son verdict, plus d’un mois après les résultats de l’élection présidentielle.

Dans l’attente d’une décision, des manifestations, parfois violentes, secouent les plus grandes villes du pays. Des milliers de personnes ont défilé vendredi pour la deuxième journée consécutive.

Ce samedi, 6 juin, jour de fête de l’indépendance, la capitale du pays, Lilongwe, est restée calme mais certains manifestants ont promis d’être de retour dans les rues, dès lundi.

Le président malawite, Peter Mutharika, a d’ores et déjà condamné les manifestations et accusé les organisateurs de comploter pour renverser son gouvernement.

« Faire du Malawi une société sans loi est inacceptable. Nous tiendrons chacun d’entre eux responsable, la force répondra à la force et ces bêtises prendront fin », a-t-il déclaré lors d’un meeting, ce samedi, à l’occasion du 55e anniversaire de l’indépendance.

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