Les spécificités du web conditionnent l’écriture en webjournalisme. Afin d’écrire efficacement pour le web, Luc Legay propose de prendre en compte quelques facteurs[5].

Ceux-ci dépendent de la nature d’Internet. Selon lui, on lit en moyenne 25% moins vite que sur le support papier. En outre, on a une « lecture zapping » soit 80% de personnes lisent en diagonale.

Il explique également que lorsque nous avons à lire une phrase de 40 mots nous en mémorisons 30% contre 70% pour 17 mots et 100% pour 12 mots par phrase.

Selon d’autres analystes, le temps moyen passé sur un site web est de 2 minutes, pour 30 à 60 secondes sur une page web : selon les analystes des supports en ligne les rédacteurs web ont 7 secondes pour convaincre le lecteur de rester sur un article.

En termes de spécificités du web par rapport aux autres médias, la figure ci-après est plus explicite.

Lecture en F-c-Luc-Legay
Lecture en F-c-Luc-Legay

En prenant en considération cet état de choses, écrire pour le web suppose :

  • Ecrire court, précis, concis et aller à l’essentiel, agrémenter d’hyperliens;
  • Utiliser les règles du quintilien proposées par Lasswell et la pyramide inversée;
  • Respecter la loi de proximité, la notion du mort kilométrique ;
  • Ecrire en illustrant au maximum avec des éléments audiovisuels ;
  • Ecrire pour la « lecture en F » et en fonction de la disposition des éléments sur une page web.

 


[1]http://owni.fr/2010/09/23/webjournalisme-tentative-de-typologie

[1] Louis, Guéry (1973). Pratique du secrétariat de rédaction .Paris, Cfpj.

[2]Tim Berners-Lee (2000). Weaving the Web: The Original Design and Ultimate Destiny of the World Wide Web.UK. HarperBusiness

[3] Le Floch Patrick et Charron Jean-Marie(2011). La presse en ligne. La découverte. Paris

[4] http://www.emi-cfd.com/journalisme/article/journaliste-multimedia

[5] Luc Legay. (2010) Techniques et bonnes pratiques pour écrire pour le web. Creative commons.

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