La ligne électrique Kayes-Tambacounda mise en service. La Ville de Tambacounda est désormais alimentée en électricité à partir du réseau de lâOrganisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), a indiqué, vendredi, lâexpert électricien au projet régional Manantali II, Mamadou Billé Barry.
Ligne électrique Kayes-Tambacounda mise en service

« La ligne électrique de 294 km est achevée. Elle est mise en service et, à partir dâaujourdâhui, la ville de Tambacounda est alimentée par le réseau de lâOMVS qui est synchronisé avec le réseau OMVG qui arrive de Kaolack », a-t-il expliqué.
M. Barry sâadressait à la presse au terme dâune visite effectuée sur le site de la ligne haute tension de Manantali ll, en présence dâune délégation du projet et du préfet du département de Tambacounda.

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La ligne électrique Kayes (Mali)-Tambacounda (Sénégal) a pour but de relier les centrales électriques de lâOMVS et favoriser les échanges dâénergie entre les pays membres. Elle est financée à hauteur de 60 milliards de francs CFA par la Banque mondiale.
Besoin de cette ligne pour évacuer toute cette production

« Cette ligne a plusieurs sources dâalimentation et elle vient au moment où la ligne existante Bakel – Dagana par laquelle transite la Mauritanie et le Sénégal est en phase de saturation. On avait besoin de cette ligne pour évacuer toute cette production », a relevé Mamadou Billé Barry.
Le projet Manantali II a développé des mesures sociales pour compenser les villages impactés, avec la réalisation dâécoles et de périmètres maraîchers.
A Darou Ndiouféne dans le département de Goudiry, la délégation a visité lâune des écoles primaires construites par le projet.
Elle est composée dâun bâtiment de deux classes, dâun bureau pour le directeur, dâune salle de lecture et des toilettes.
Point dâeau raccordé au poste de santé

Un périmètre maraicher à vocation pédagogique et un forage pour équiper le village dâun autre point dâeau raccordé au poste de santé, ont aussi été réalisés.
Selon lâexpert en environnement de lâunité de coordination du projet, Abdoulaye Fall, ââle but est de faire de cette école une référence pour que les élèves qui vont en sortir soient des modèles pour la populationââ.
Pour sa part, Djamel Ibrahim, spécialiste en énergie à la Banque mondiale, sâest dit satisfait de ces infrastructures mises en place ââqui sont des options pour optimiser le trafic de la ligne et minimiser ses impactsââ.













