Le sens des limites et le sens de la pudeur, socle esthétique de l’Etat de droit.

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Limites et pudeur, socle esthétique de l’Etat de droit… Avons-nous des raisons de penser que tous les acteurs de notre échiquier politique ivoirien soient ÉGALEMENT CAPABLES de SE FIXER DES LIMITES et soient animés par le SENTIMENT de PUDEURVERTU POLITIQUE CAPITALE dont Platon disait dans « Le Protagoras » que le déficit transforme nécessairement le politicien en FLÉAU des CITÉS ? 

Limites et le sens de la pudeur…

Sommes-nous également animés par l’indispensable SENTIMENT de CIVISME en tant qu’acteurs sociaux ?

Nous sentons-nous concernés par la défense de L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, par la protection du BIEN COMMUN et par la sauvegarde de L’ORDRE PUBLIC sans lequel il n’y a pas de libertés publiques ? 

LE SOCLE ESTHETIQUE ET ETHIQUE  de L’ETAT DE DROIT c’est le SENTIMENT DE PUDEUR des ACTEURS POLITIQUES, le CIVISME des ACTEURS SOCIAUX et leur souci commun de défendre L’INTÉRÊT GÉNÉRAL par-delà leurs intérêts particuliers, de préserver LE BIEN COMMUN par-delà leurs biens privés.

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LA LIMITATION du POUVOIR par les droits humains repose sur le sens des limites des acteurs politiques, sur leur capacité à se FIXER EUX-MÊMES des LIMITES et à RESPECTER LES LIMITES qui bornent L’ARBITRAIRE DU POUVOIR.

CHEZ L’ÊTRE HUMAIN la CAPACITÉ à se FIXER SOI-MÊME des LIMITES est le SIGNE de la MATURITÉ

Cette maturité s’évalue aussi par SA CAPACITÉ à se DÉFINIR comme CITOYEN et à se sentir législateur, responsable des lois de la cité et du pouvoir politique.

Limites et le sens de la pudeur, socle esthétique de l’Etat de droit.

L’INCAPACITÉ à se FIXER des LIMITES est au contraire un signe D’IMMATURITÉ.

L’INCAPACITÉ à RESPECTER le DROIT, la propension à s’en affranchir et se définir dans l’impunité est un signe d’incivisme.

L’incivisme des acteurs politiques est un obstacle à la limitation du pouvoir par les droits humains et à l’intégrité du pouvoir judiciaire. 

LA LIMITATION du POUVOIR par les droits humains repose aussi sur la capacité des acteurs sociaux à avoir conscience de leurs droits, à revendiquer institutionnellement ces droits face au pouvoir politique et à contraindre les acteurs politiques à se fixer des limites.

La limitation du pouvoir par les droits humains dépend, de même, de la capacité des acteurs sociaux à sélectionner leurs élus et leurs dirigeants dans les urnes selon la capacité personnelle de ces derniers à se fixer des limites par la pudeurà respecter les droits fondamentaux des acteurs sociaux, à pouvoir répondre de la société, à pouvoir assumer judiciairement leurs choix, leurs décisions et leurs actions.

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