LâAssemblée nationale a voté, lundi, le projet de loi relatif aux contrats de Partenariat Public-Privé, a-t-on appris. Le texte était défendu par le ministre de lâEconomie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.
Dans le rapport de la Commission des Affaires économiques, élargie à la Commission des Lois, M. Hott a expliqué que ââface à lâimportance des investissements à réaliser pour la satisfaction des besoins dâintérêt général, combinée à la nécessité dâoptimiser lâutilisation des ressources publiques, lâEtat du Sénégal a souhaité renforcer le recours aux sources de financement privéââ.
ââDâimportantes réformesââ ont été mises en Åuvre pour atteindre ces objectifs, a rappelé le ministre, citant lâadoption de la loi relative aux contrats de construction-exploitation-transfert dâinfrastructures, dite loi CET, modifiée par les lois n° 2009-21 du 04 mai 2009 et n° 2011-11 du 28 avril 2011.
M. Hott a relevé cependant que ââla loi CET sâest révélée inadaptée pour satisfaire les besoins croissants dâinfrastructures nécessaires à lâexercice des missions de service public en ce sens quâelle ne sâappliquait quâaux seules dépendances du domaine public artificielââ.

Il a aussi rappelé que la loi n° 2014-09 du 20 février 2014 relative aux contrats de partenariat, modifiée par la loi n° 2015-03 du 12 février 2015, est venue abroger et remplacer la loi CET.
Selon lui, ââcette réforme de 2014, qui sâappliquait uniquement aux contrats PPP à paiement public, a accentué lâéclatement du cadre juridique et institutionnel applicable aux contrats PPP entendus au sens large (conventions de délégation de service public et contrat de partenariat), notamment par une duplication des textes et des organes de contrôle à priori et de régulationââ.
Loi (nouvelle) sur le partenariat Public-Privé
Le ministre a indiqué aussi que ââce cadre juridique relatif aux contrats de partenariat et aux délégations de service public nâa pas encore permis dâatteindre les objectifs de mobilisation dâinvestissement privé souhaitésââ.
Il a expliqué que ââcette situation est principalement liée à lâabsence dâun accompagnement adéquat pour faire face à la complexité caractérisant la préparation et le développement des projets PPPââ.
Partant de ces considérations, Amadou Hott a souligné ââla nécessité dâun changement dâapproche axé sur ââla rationalisation des organes, lâencadrement de leurs domaines dâintervention, la mise en place dâun appui technique durant tout le cycle du projet, le portage par un organe interministériel et lâharmonisation des procédures, quelle que soit la forme contractuelleââ.

De plus, a-t-il assuré, ââil est apparu plus indiqué de confier à un seul organe, le contrôle a priori des marchés publics, des délégations de service public et des contrats de partenariat, de supprimer le Comité national dâAppui aux Partenariats public-privé (CNAPPP) et de créer, en lieu et place une unité dâexperts assumant, entre autres, les missions de conseil et dâassistance technique aux autorités contractantesââ.
Il a annoncé de nouveaux outils comme lâaccord-programme, le fonds dâappui aux PPP, lâoffre dâinitiative privée et la dématérialisation des procédures pour ââfaciliter un développement substantiel de projets PPP, notamment au niveau des collectivités territorialesââ.

A cela sâajoute ââla volonté de renforcer la promotion du secteur privé local à travers un dispositif incitatif plus encadréââ.
Amadou Hott a indiqué quâeu égard à ââlâampleur des modificationsââ, il est apparu nécessaire dâabroger la loi n° 2014 relative aux contrats de partenariat et la loi n° 2004-14 du 1er mars 2004 instituant le Conseil des infrastructures.
La nouvelle loi sur les PPP introduit ââlâunification du cadre juridique et institutionnel des conventions de délégations de service public et des contrats de partenariat au sens de la loi 2014 ; la suppression du Conseil des infrastructures et du Comité national dâAppui aux Partenariats public-privéââ.
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Elle prévoit aussi ââla création dâune Unité nationale dâappui aux partenariats public-privé et dâun comité interministériel ; lâintroduction de nouveaux outils tels que lâaccord-programme, le fonds dâappui aux partenariats public-privé et lâoffre dâinitiative privéeââ.












