Forte mobilisation à la marche du M23. Des milliers de personnes ont marché, mardi à Dakar, à lâappel du mouvement des forces vives du 23 juin (M23) pour la ââdéfense et de protection de la Constitutionââ et pour dire non à la candidature dâAbdoulaye Wade à lâélection présidentielle du 26 février.
M23 réussit le pari de la Forte mobilisation à la marche
Les manifestants parmi lesquels des candidats à lâélection présidentielle, ont arboré tout au long de leur itinéraire des pancartes portant des mentions hostiles au régime.
Pour Cheikh Tidiane Gadio, cette marche est la preuve que le M23 est engagé dans son combat pour lâinvalidation de la candidature de Wade. ââOn ne peut pas organiser dâélection présidentielle avec un candidat inconstitutionnelââ, a-t-il dit dans une foule noire de manifestants.
ââSi Abdoulaye Wade persiste dans le coup dâEtat électoral et se déclare vainqueur à lâissue de cette élection présidentielle, le M23 ne pourra pas faire autrement. En ce moment, nous nous organiserons pour créer un conseil national de transitionââ, a averti M. Gadio.
Victoire de la vérité et de la justice contre…
Le candidat de la coalition Bennoo Siggil Senegaal (BSS), Moustapha Niasse, déclare que le M23 est ââau service du peuple pour lequel se battent les leadersââ.
ââNous sommes pour la paix et la stabilité. Tôt ou tard, nous aurons la victoire de la vérité et de la justice contre celle-là quâincarne Abdoulaye Wade qui veut réduire les Sénégalais au silence et à lâesclavageââ, a souligné M. Niasse.
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De son côté, le candidat Idrissa Seck, investi par la coalition Idy4president, a dit : ââNous sommes là pour montrer notre engagement à faire respecter la Constitution que Wade continue de violer pour se maintenir au pouvoirââ.

ââPour contrecarrer sa volonté de dévolution monarchique, nous sommes prêts et poursuivrons la lutte jusquâau bout pour faire respecter la charte fondamentale que représente la Constitution. Câest le début à tout. Si nous ne faisons pas respecter la Constitution, aucune autre loi nâest à lâabri et aucun citoyen ne sera protégé face aux agressions du pouvoirââ a souligné le leader du parti Rewmi (opposition).
La manifestation, partie de lâUniversité Cheikh Anta Diop (UCAD), devait se terminer devant le ministère de lâIntérieur. Mais elle a été stoppée par la police, à hauteur de la Poste de la Médina.
La consigne était claire
Armés de fusils et de grenades lacrymogènes, les policiers en tenue de combat nâont pas fait dans les détails. La consigne était claire. ââQue personne ne franchisse la ligne rougeââ, a martelé un policier.
Les leaders bloqués pendant quelques minutes vers le marché Tilène ont respecté la consigne, pour ne pas semer le désordre. Mais câest sans compter avec Youssou Ndour, candidat recalé et Cheikh Bamba Dièye, leader du FSD /BJ, candidat à la présidentielle qui ont forcé le passage. Ils voulaient discuter avec le commissaire de police Harona Sy mais ils en ont été empêchés par leur sécurité.
Moustapha Niasse a évoqué lâanniversaire de la disparition de Cheikh Anta Diop (7 février 1986), pour justifier le choix de lâUCAD comme point de départ de manifestation. ââCet homme (Cheikh Anta Diop) est le symbole de la résistance pour le triomphe des valeurs africaines. Aussi, lâuniversité est un bastion de la résistanceââ, a dit Niasse.

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Pour sa part, Gadio a rappelé que ââtoute lâhistoire des luttes politiques et syndicales du Sénégal sâest jouée à partir de lâuniversité qui a participé à la formation de tous les leaders politiques et des autres couches de la sociétéââ.
Les partis de lâopposition, membres du M23, dénoncent depuis des mois la candidature quâils jugent ââinconstitutionnelle ââ dâAbdoulaye Wade. Le M23 est composé de partis politiques, dâorganisations de la société civile et dâindépendants.












