La revue de presse Afrique du 15 décembre 2021 a mis à la Une Macron à Bamako. Le président français, Emmanuel Macron (C), lors d’une visite à ses troupes affectées dans le cadre de l’opération antiterroriste « Barkhane » dans la région africaine de Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017 (Image d’illustration).
Macron à Bamako à la Une Revue de presse Afrique du 15 décembre 2021

Câest Jeune Afrique a qui donné la nouvelle hier soir : « Emmanuel Macron se rendra le 20 décembre à Bamako.
Il y sera reçu par le colonel Assimi Goïta, le président de la transition malienne. Cette rencontre intervient après des mois de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays. »
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En effet, croit savoir Jeune Afrique, « lors de cet entretien, il sera essentiellement question des tractations autour de la possible arrivée des mercenaires russes de Wagner au Mali et de lâorganisation des élections censées mettre fin au régime de transition.
Emmanuel Macron tentera une nouvelle fois de dissuader son hôte de passer tout accord avec le groupe paramilitaire sous peine de sâexposer à de lourdes sanctions internationales.
Partageant la fermeté de la CEDEAO, il lui répètera aussi lâimportance de tenir des élections dâici à la fin du mois de février, comme il sây était engagé au début de la transition.
Lors dâun sommet à Abuja, le 12 décembre dernier, les chefs dâÃtat ouest-africains avaient annoncé quâils décideraient de nouvelles sanctions si rien nâétait fait en ce sens dâici au mois de janvier. »
Le calumet de la paix ?

Dans la presse malienne, câest la stupeurâ¦
« Lâannonce en a surpris plus dâun, sâexclame Malikilé : il nâest un secret pour personne que le courant ne passe pas entre les deux hommes. »
Il ne sâagit « ni dâune visite officielle ni à plus forte raison dâune visite dâEtat, relève le site. Formellement, Emmanuel Macron est en route pour Gao pour partager un dîner de Noël avec les troupes françaises encore basées dans cette localité. Bamako ne serait donc quâune escale ?
Ou le dîner de Noël ne serait quâun prétexte pour maquiller la forte nécessité de rencontre entre les deux hommes ?
En toute hypothèse, conclut Malikilé, il reste à savoir si le voyage du président Emmanuel Macron sera lâoccasion de fumer le calumet de la paix, de faire une paix des braves câest-à -dire une entente à des conditions honorables pour tous ou si au contraire câest une algarade au sommet sur fond dâultimatums et de menaces qui prévaudra. On saura lundi. »
Coup de poker ?

« Lâincroyable voyage dâEmmanuel Macron au Mali », sâexclame pour sa part le site Mondialafrique repris par Malijet . « Pourquoi ce voyage ? », sâinterroge-t-il.
« Il sâagit clairement pour le président français de retarder à lâarrachée lâarrivée des mercenaires russes à Bamako, du moins jusquâà la fin de la campagne présidentielle.
Des images de sécuritaires maliens et russes au cÅur de ce Mali où la France, à grands frais, a envoyé des milliers de soldats français, serait une totale humiliation pour les dirigeants français.
Emmanuel Macron tente un coup de poker, comme il aime le faire dans le domaine international.
Il nâest pas certain quâil remporte la mise, estime Mondialafrique, tant un sentiment anti français tenace sâest développé au sein dâune opinion publique malienne qui pourrait bien se manifester durant ce voyage. »
Vers un gentleman agreement ?

Justement, « que va chercher Jupiter dans cette galère ? », sâinterroge en écho le quotidien Aujourdâhui à Ouagadougou.
Réponse : Emmanuel Macron « devrait essayer de ramener les putschistes à la raison, notamment sur lâorganisation des élections, malgré la défiance et le fait quâun ressort sâest cassé entre la France et le Mali. »
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Et le quotidien burkinabé de sâinterroger : « Jupiter et Goïta sont-ils condamnés à sâentendre, ou à trouver un gentleman agreement ? Le Mali et la France, bien quâil y ait mille raisons dâun divorce, seront-ils forcés de faire taire leurs divergences ?
En tout cas, on peut dire que le Mali marque un petit point par rapport à la France, car après la tempête politico-diplomatique, câest bien Macron qui va chez Goïta, ce dernier jusque-là jugé infréquentable par Paris.
Mais cette courte échelle, il ne faudrait pas en abuser, conclut Aujourdâhui : le Mali et le Sahel ne sont pas dans une bonne posture sur de nombreux plans, à commencer par la sécurité. Or quoiquâon dise la France demeure un allié précieux. »
Wagner et lâor malienâ¦

Enfin, Le Monde Afrique publie une longue enquête sur le mode opératoire de la milice russe Wagner en Afrique.
Une enquête qui confirme les nombreuses exactions du groupe paramilitaire, notamment en RCA et en Libye.
Et qui dévoile aussi que des membres civils du groupe Wagner sont déjà au Mali : un géologue et un juriste qui sâintéresseraient de près à des gisements dâorâ¦













