La pauvreté, les croyances religieuses, les grossesses précoces figurent parmi les facteurs contribuant à la persistance des mariages précoces, ont relevé dimanche à Kaolack (centre) des participants à un panel consacré au sujet.
ââLes causes des mariages précoces sont multiples tout comme leurs conséquences, mais les croyances socio-religieuses, les grossesses précoces favorisent le phénomèneââ, a laissé entendre Mariama Cissé Niass, coordonnatrice de lâAEMO (Action éducative en milieu ouvert) au cours de la rencontre initiée par Plan International dans le cadre de la Journée internationale des filles.
Sâappuyant sur des statistiques officiels, Anta Dièye, une jeune informaticienne a rappelé que les mariages précoces étaient surtout identifiés à Kolda avec un taux de 68 %, à Matam (57 %) alors que Kaolack affiche un taux de 39 %.
ââPour mener à bien la lutte on doit impliquer les filles dans le combat pour quâelles contribuent à la sensibilisation surtout dans les réseaux sociauxââ, a préconisé la jeune femme leader.
Mariages précoces au menu de la journée internationale de la fille
De son côté, Pape Sidi Diop, directeur régional de Plan International a insisté sur lâimportance de la célébration dâune telle journée qui permet de différencier les revendications des filles et des femmes.
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ââLes revendications des femmes portent souvent sur lâexcision, la grossesse précoce, lâexploitation, les travaux domestiques alors que les filles ont des préoccupations liées à leur droit à lâéducation par exempleââ, a fait valoir Diop.
Cette journée, initiée depuis 2012 par lâONU a pour thème cet année : Liberté et Sécurité en ligne. Cependant le bureau régional de Plan à Kaolack a pris un thème particulier quâest le mariage précoce.













