Il y a bien des puces RFID dans certains masques (mais ce n’est pas pour nous pister). Oui, il y a bel et bien des puces RFID dans certains masques contre le coronavirus. L’objectif : savoir si le masque est réutilisable ou pas.

Depuis quelques jours, la rumeur enfle sur les réseaux sociaux : certains masques de protection contre le coronavirus seraient équipés de puces électroniques.

Dans des vidéos virales, on voit même des internautes « décortiquer » leur masque et montrer triomphalement la puce en question…

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Y a-t-il des puces électroniques dans les masques de protection contre le coronavirus ?

Interrogé à ce sujet ce vendredi 14 août 2020 sur France Inter, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a été (un peu) pris au dépourvu : « je peux vous dire que les masques français en tissus sont excellents, j’en porte tous les jours et ils ont un impact bien meilleur sur notre environnement, on peut les laver, les réutiliser. Ils sont fabriqués en France, à proximité de chez vous et n’ont pas de puce intégrée, je peux vous le garantir. »

En réalité, certains masques de protection contre le coronavirus possèdent bel et bien une puce électronique – et, plus précisément, une puce RFID qui permet de stocker des informations. Que l’on se rassure : cela ne concerne pas les masques commercialisés à destination du grand public, mais plutôt les masques fournis aux salariés par les entreprises.

Oui, ces masques ont bien des puces électroniques+
Oui, ces masques ont bien des puces électroniques+

En clair : le masque acheté en pharmacie ou au bureau de tabac n’en contient pas.

  • OUI, IL Y A DES PUCES RFID DANS CERTAINS MASQUES ;
  • NON, ELLES NE SERVENT PAS À PISTER LES CITOYENS.

À quoi sert cette puce RFID ?

N’en déplaise aux adeptes des théories du complot, cette puce RFID intégrée à certains masques n’a pas vocation à « pister » les citoyens. Comme l’explique Fabrice Zehra, le président d’UBI solutions (l’entreprise française qui produit ces masques) au micro de France Inter : « Connected Mask [le nom du modèle de UBI Solutions] est équipé d’une puce RFID intégrée avec Flashcode permettant à l’utilisateur de contrôler le nombre de lavage avec une application smartphone ».

Il s’agit donc d’une question de sécurité : grâce à cette puce RFID, il est possible de savoir combien de fois le masque a déjà été lavé – donc de savoir s’il est encore utilisable ou pas. Une donnée essentielle pour certaines entreprises sensibles qui nécessitent des conditions sanitaires particulières.

« Le masque connecté est un masque réutilisable en tissu qui est le seul masque capable de dire s’il est encore utilisable ou non » résume le fabricant. Une technologie qui n’est pas nouvelle : « cela fait vingt ans qu’on s’en sert déjà pour le linge par exemple. On travaille avec des parcs d’attractions comme le Puy du Fou, les hôpitaux de Paris pour les blouses… ».

Pas de quoi paniquer, donc : « l’enjeu de cette technologie n’est pas de tracer les faits et gestes des individus ni d’atteindre leurs libertés, ajoute Fabrice Zehra. C’est le masque qui est tracé et pas l’utilisateur. Il n’y a aucun lien entre l’identité du porteur du masque et le masque. »

On rappelle qu’à l’heure actuelle, ces masques « connectés » ne sont pas accessibles au grand public – seulement à certaines entreprises.

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