Lâappel à la mobilisation générale de Touba pour un retour ultime vers Dieu en vue dâéradiquer le coronavirus fait la Une de plusieurs quotidiens parvenus ce 12 août 2021 à la rédaction, dans le sens de lâintérêt constant des journaux pour lâactualité de la pandémie.
Mobilisation de touba contre le coronavirus au menu Revue de presse du 12 août 2021
« Face à la pandémie de Covid-19 qui compromet les équilibres sociaux et économiques déjà malmenés et révèle des horizons embrumés, le khalife général des mourides a appelé », hier mercredi à Touba, « à la tenue dâune +Journée des Xassidë+ », renseigne Le Soleil.
Ce journal note que pour Serigne Mountakha Mbacké, « il sâest agi, au nom de la prière, de la communion des cÅurs et des esprits, dâimplorer Dieu-Le-Tout-Puissant via son Prophète Mouhamed (PSL) afin quâil adoucisse le sort de lâhumanité ».

« Touba implore le ciel », renchérit Walfquotidien dont la manchette est illustrée par une photo du khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké. Le journal rapporte que la cité religieuse de Touba a été mercredi « le point de ralliement ders fidèles mourides venus des autres coins du pays ».
Ils « ont répondu massivement à lâappel du Khalife général, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké », à lâoccasion de cette « cérémonie de récital des écrits du fondateur de la confrérie pour le recul de la pandémie de Covid-19 », explique le journal.
Occasion saisie par le khalife des mourides « pour sensibiliser les populations
« Un monde fou à Touba », pour cette cérémonie de prières en vue de lâéradication du coronavirus, souligne Vox Populi. LâAs signale que cette occasion a été saisie par le khalife des mourides « pour sensibiliser les populations sur la nécessité dâintensifier les séances de prières afin de dépasser cette phase périlleuse de la vie marquée par la crise sanitaire et la rareté des pluies ».

« Plus de 1500 dahiras ont effectué le déplacement » pour déclamer de lâaube jusquâen fin dâaprès-midi les poèmes de Serigne Touba en lâhonneur du Prophète Mohamed (PSL), rapporte Alerte quotidien.
Pendant ce temps, pas de répit sur le front de lâévolution de la pandémie. « Encore des dégâts », note Source A, en référence aux 19 décès et 572 nouvelles contaminations annoncés par le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé et de lâAction sociale.

Aussi les professeurs Daouda Ndiaye et Souleymane Mboup, deux des plus grands spécialistes sénégalais de la question, « sonnent lâalerte » relativement à la virulence du variant delta, note Sud Quotidien.
« Son temps dâincubation est beaucoup plus court que le temps dâincubation des autres variants », soit « une moyenne de quatre jours pour le variant delta alors que la moyenne en général est de six jours pour les autres variants », explique Souleymane Mboup.

Il sây ajoute que que « la charge virale quâil peut provoquer (…) a été estimée à 1602 fois plus que la charge virale des autres variants », , ajoute M. Mboup dont les propos sont rapportés par Sud Quotidien.
Le corps médical et les autorités ne font rien pour …
Lequel journal relaie également les avertissements du professeur Daouda Ndiaye selon qui si la population, le corps médical et les autorités ne font rien pour le respect des gestes barrières et la vaccination, « le Sénégal risque dâenregistrer dâautres variants plus coriaces ».
Sauf que « les variants sâinscrivent dans un processus normal de la vie des virus qui essaient de résister pour contrecarrer toute stratégie de prévention », tempère-t-il dans les colonnes du journal Le Mandat.

« Les ordonnances de spécialistes », affiche le journal Le Quotidien sur cette question, revenant sur toutes ces recommandations émises par les experts sénégalais dont le professeur Ibrahima Seck, chef du service de médecine préventive et de santé publique de la Faculté de médecine de Dakar.
Lâinterrogation du journal de l’optique de la mise en quarantaine de Dakar
Ce dernier suggère que le Sénégal puisse aller « graduellement vers les mesures de restriction ». Ce qui amène le quotidien Kritikâ à se demander si dans cette optique Dakar serait placée en quarantaine. « Doit-on barricader la capitale ? », sâinterroge le journal à ce sujet.
Et dâajouter : « A la différence des deux premières vagues, les données épidémiologiques confirment la tendance forte à Dakar qui capitalise plus des deux tiers de nouvelles infections ».

Une courbe de contamination qui se « répercute sur le bilan mortel et les chiffres officiels », plaçant « la capitale loin devant les régions, dans la létalité comme dans lâadmission au niveau des Centres de traitement des épidémies (CTE) ».
A lire aussi
« Delta infecte » même les partis politiques, dâune certaine manière, note Tribune, pointant le « mutisme », la « léthargie » et le « silence de beaucoup de leaders » politiques en cette période de pandémie. Certains sont « devenus totalement invisibles », constate le journal.

La transition étant faite avec lâactualité politique, Lii quotidien annonce que lâancien ministre de la Jeunesse Mame Mbaye Niang « ouvre les hostilités » concernant lâélection à la mairie de Dakar.
Appel du Parti démocratique sénégalais à « une grande alliance de lâopposition »
Justement, à propos des prochaines élections locales fixées à janvier prochain, LâInfo revient sur lâappel du Parti démocratique sénégalais à « une grande alliance de lâopposition ». « Le PDS fonce sur Macky », titre le journal.

Une autre menace pour le président tient à ce que LâObservateur considère comme « le combat de survie de la jeune garde apériste », à savoir lâAlliance pour la République (APR), la formation du chef de lâEtat sénégalais.
Lâassaut jeunes à des mairies alors que le chef de lâEtat et patron de lâAPR…
Selon ce journal, « beaucoup de jeunes loups aux dents longues ont décidé dâaller à lâassaut des mairies alors que le chef de lâEtat et patron de lâAPR nâa pas encore procédé à la distribution des cartes ». Dâoù les « enjeux et risques dâune bataille locale à retentissement national », indique le journal.

A lire aussi
Il y a aussi que « déjà un contentieux préélectoral » se dessine à propos des primo-votants et du fichier électoral, souligne Le Témoin quotidien. « Alors que les élections locales nâont pas encore eu lieu, écrit le journal, les germes dâun contentieux sont déjà semées entre le pouvoir et lâopposition ».













