Le petit séminaire Saint-Joseph de Ngazobil, dans le département de Mbour (ouest), accueille un camp de reboisement dont l’objectif est de planter plus de 20.000 arbres, à l’initiative de la Direction diocésaine des œuvres catholiques apostoliques, a-t-on constaté.

Le choix a surtout été porté sur un arbre d’origine sénégalaise, le cordyla pinnata, appelé poirier du Cayor, ‘’dimb’’ en wolof.

Selon le directeur du petit séminaire de Ngazobil, l’abbé Etienne Sène, le camp de reboisement est ‘’une réponse’’ à l’appel du pape François, qui a invité ses coreligionnaires à prendre soin de la ‘’Maison commune’’.

‘’Depuis plusieurs années, l’état du monde s’est fortement dégradé à cause des interventions humaines’’, a souligné M. Sène.

Le camp de reboisement a connu une forte participation de jeunes, qui sont membres d’associations et de mouvements catholiques de la Petite-Côte.

Ngazobil : Un camp de reboisement pour 20 000 arbres

D’après l’abbé Etienne Sène, d’une superficie de 431 hectares, la partie boisée du domaine de Ngazobil n’est pas épargnée par cette dégradation. Elle va être reboisée durant ce camp d’une semaine, qui a démarré ce lundi.

‘’Nous notons, avec désolation, la dévastation de la forêt par les coupeurs de bois et les éleveurs. L’urgence est de sécuriser le domaine en renforçant la clôture [et] en sensibilisant les populations sur les conséquences néfastes de la déforestation’’, a-t-il expliqué.

‘’Nous nous sentons davantage soutenus, nous ne sommes plus seuls à faire face aux défis de la préservation du domaine de Ngazobil’’, s’est-il réjoui.

Au nom du préfet de Mbour, le capitaine Bineta Ndiaye, chef du service départemental des eaux et forêts, chasses et conservation des sols, rappelle que le patrimoine forestier de ce département est constitué de quatre forêts classées et de deux forêts protégées dont celle de Ngazobil.

Ce patrimoine forestier est victime des perturbations et de la dégradation causées par les facteurs liés au changement climatique et l’action humaine, selon Mme Ndiaye.

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‘’Cette situation rend difficile la gestion concertée de ces forêts dans le contexte de forte responsabilisation des collectivités territoriales et compromet significativement les efforts de conservation et de maintien des équilibres écologiques des écosystèmes de notre département’’, a-t-elle souligné.

Bineta Ndiaye estime que la déforestation d’un tel ‘’trésor’’ serait une ‘’très grande catastrophe’’.

‘’Il faut alors endiguer ce phénomène par la conservation de nos écosystèmes forestiers et l’intégration de la dimension arbre dans notre cadre de vie immédiat’’, a-t-elle recommandé aux populations.

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