« Président par Accident » ou un « Survivant Désigné ».

Macky Sall, la traversée du désert dâun futur « président par accident »
En 2008, quand il créait son parti, personne nâaurait mis une pièce sur la candidature de Macky Sall à lâélection de 2012 encore moins sur sa victoire.
Son mandat de député arraché par Wade, Macky était devenu un simple maire à la tête dâune commune qui ne pesait pas lourd sur le plan électoral.
Ce fut le purgatoire dâun héros qui a connu tous les succès ou presque devenu un zéro en moins dâun an pour avoir provoqué lâire du pape du sopi.
Un an plutôt, faut-il le rappeler, Macky Sall était directeur de campagne du président sortant. Contrairement aux héros, « les zéros » peuvent faire un travail de fourmi avec beaucoup de tact et sans tambours ni trompettes.
Voilà comment, après avoir sillonné tout le pays, le futur candidat Macky Sall deviendra le héros lors des échéances de 2012.
Paradoxalement à sa trajectoire, son règne donnera des idées à tous ceux qui nâont jamais rêvé dâêtre président et qui désormais pensent pouvoir être comme Mayz Gilliam un « Président par Accident ».
Le candidat Macky Sall, lui-même, se verrait dans lâhistoire de ce conseiller municipal, un personnage sorti de nulle part dont rien ne présageait la victoire finale.
Ousmane Sonko, Ibrahima Dème, Ngouda Fall Kane etc., la sanctification des « bannis » de lâadministration
Comme Macky Sall qui a été injustement combattu, le leader du PASTEF a connu des zones de turbulence dans sa carrière.
La liquidation dont il fait objet lui a été aussi malencontreuse que bénéfique puisquâelle lui permettra de devenir député après avoir été radié de ses fonctions dâinspecteurs des impôts.
Choisi comme héros par ses partisans après que le pouvoir lâa réduit à zéro, Ousmane Sonko pense naturellement quâil peut venir à bout de ce système quâil ne lâche dâune semelle et quâil traîne dans la puante boue du pétrole.
En 2019, il aura des arguments à faire valoir pour être un héros sans conteste et non le « zéhéros », ce type de mauvaise foi que ses adversaires le taxent dâêtre.
A lâinstar du patriote en chef, lâancien fonctionnaire et juge, Ibrahima Hamidou Déme, héroïsé pour avoir claqué la porte de la magistrature et « zéro-isé » dans le même temps par la majorité présidentielle se servira de cette élection comme tribune, avec les temps dâantenne à la télévision, pour faire le diagnostic sans complaisance de ces goulots dâétranglement qui étouffent la justice.
Au bout du fossé, la culbute ! Même si sa candidature se buttera indubitablement contre lâinfranchissable montagne du parrainage, sa simple déclaration aura le mérite de susciter une réflexion comme cela a été le cas depuis sa démission.
Câest la même lecture quâil faut faire des déclarations de candidatures dâautres anciens fonctionnaires tels que lâancien DG des Douanes Boubacar Camara, lâancien inspecteur de lâIGE Ngouda Fall Kane, lâex capitaine Mamadou Dièye entre autres.
Quâelles passent ou non, les candidatures déclarées de ces anciens fonctionnaires ont la magie de révéler que ces anciens héros de lâadministration (parce quâayant occupé de très hautes fonctions) devenus plus ou moins « zéros » par la force des choses (démission ou retraite) abhorrent complètement la gestion malsaine Des affaires publiques par la majorité actuelle.












