Le procès du maire de Dakar ouvert, les deux parties ont ouvert les débats. Pour lâheure, les avocats de lâEtat, lâAgent judiciaire de lâEtat et les conseils de Khalifa Sall sont au front, pour contester des constitutions de partir civile.
Avant cela, le président Malick Lamotte a tenté de rassurer les prévenus. ââVous aurez droit à un procès équitable. Nous avons identifié les prévenus, les témoins à charge et les personnes proposées par la défenseââ, a-t-il dit devant lâassistance.
Les avocats de l’Ãtat se sont alors élevés contre la constitution de partie civile de la mairie de Dakar dans cette affaire. La défense, pour sa part, a contesté la constitution de lâEtat de Sénégal comme partie civile dans cette affaire. Aux yeux des avocats de Khalifa Sall et Cie, cette affaire ne concerne pas l’Etat.
Prenant la parole, lâAgent judiciaire de l’Ãtat (Aje) a tenté de relever le bien-fondé de la constitution de partie civile de lâEtat dans ce dossier.
« Nous demandons dans un premier temps de dire et de juger quâil nâest pas possible en lâétat de noter la constitution de partie civile de la ville de Dakar. Nous nous y opposons et vous demandons que la ville de Dakar ne puisse pas se constituer », déclare l’Aje qui évoque par la même occasion le cas Me El Hadj Diouf commis par la mairie de Dakar.
Il a invoqué la déontologie des avocats pour rappeler que Me Diouf, pendant une durée de 3 ans, ne devrait pas se constituer contre l’Etat.
Le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye a lui rappelé que la ville de Dakar ne devrait pas se constituer.
ââNe peuvent se constituer partie civile que les personnes qui ont subi un préjudice personnel résultant de lâinfraction. Jâai un intérêt à ce que la ville se constitue », a dit Serigne Bassirou Gueye qui ajoute, toutefois, que la ville ne peut être représentée en justice que par le maire, à moins que celui-ci ait au préalable délégué le pouvoir par arrêté à lâun ou des conseillers municipaux.
Il a, alors, demandé lâarrêté du maire qui désigne ceux qui se constituent pour venir le remplacer. En lâabsence de cet arrêté, il a requis lâirrecevabilité de leur demande de constitution de partie civile.
En réplique, Me Khassimou Touré dira : ââla Ville de Dakar a subi des préjudices morauxââ. Il est conforté par son confrère, Me Bamba Cissé, qui estime que cette constitution de partie civile est recevable. Les plaidoiries se poursuivent.












