Lâhôpital Aristide-Le-Dantec de Dakar célèbre aujourdâhui vendredi ses cent ans dâexistence. Câest un hôpital de référence pour toute lâAfrique de lâouest. Chaque année, 100 000 consultations y sont délivrées, 10 000 malades y sont hospitalisés. Le-Dantec est aussi le premier centre hospitalo-universitaire (CHU) de lâAfrique Noire francophone.
Lâhôpital Le-Dantec est un vieux monsieur. Câétait à lâorigine un petit centre de santé animé par des sÅurs pour accueillir les indigènes, comme on disait « à lâépoque ».
Aujourdâhui, chaque matin, entre 10 000 et 15 000 personnes franchissent les portes de lâhôpital. Ce sont 250 médecins qui y travaillent, mais aussi 60 professeurs agrégés, car ce lieu est également dédié à lâenseignement de la médecine.
Le professeur Cheikh Tidiane Touré, chef du service de chirurgie générale en témoigne : « Dantec, câest un paradoxe. Dantec est un patrimoine historique. Tous les cadres médicaux dâAfrique centrale et dâAfrique occidentale ont été formés ici. Et ça, nous savons y faire. Il y a des compétences, ici, quâon ne trouve pas ailleurs. Franchement, câest là le paradoxe, parce que nous avons des bâtiments, des équipements juste à la limite du fonctionnement. Câest une conception obsolète mais il nâempêche que nous avons des cadres de très haut niveau qui nâont rien à envier aux médecins dâAmérique ou dâEurope ».
Le bloc opératoire central est l’illustration de la vétusté de ce grand centre de soins. La pièce est dans un triste état : tableau électrique sans protection, table dâopération parfois rouillée, lampes sans ampoule… Amadou Barou, infirmier cadre : « La peinture, lâarmoire â¦tout sâécaille et nous sommes dans un bloc opératoire. Quand il pleut, le bloc peut être inondé. Rien ne répond ici aux normes internationales ».
Aujourdâhui centenaire, lâhôpital Le-Dantec veut poser la question de son avenir. Un ambitieux projet est en cours dâélaboration qui prévoit de reconstruire sur le même site un hôpital ultra moderne.












