Cécile Camara, « Queen CeCa La montagnarde », de son nom de scène, vient de sortir un premier album par lequel la jeune artiste ambitionne de contribuer à la préservation de la culture bédik, ethnie minoritaire du pays bassari, dans la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal.

Queen CeCa, musicienne porte-flambeau de la culture bédik

Cet album, intitulé « Gini Kean », comporte six titres dont « Mon choco », « Alléluia », « Les femmes au foyer », « Bheukhogne » (Les ennemis). Il a été présenté mardi à Kédougou, au cours d’une rencontre avec des journalistes.

« Faire de la musique dans ma langue maternelle, le bédik, était mon plus beau rêve », a déclaré celle qui a fait toutes ses études à Dakar avant de faire son retour au pays bassari pour se lancer dans la musique.

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Elle lance un appel à sa communauté, « surtout à la jeunesse et aux femmes, pour les conscientiser à la culture bédik et au pays bassari », insistant sur la nécessité de les amener à être fiers d’eux-mêmes et de leurs origines.

Minoritaire et localisée principalement « au fin fond du Sénégal »

Queen CeCa, musicienne porte-flambeau de la culture bédik0
Queen CeCa, musicienne porte-flambeau de la culture bédik0

« On sent que les gens ont tendance à oublier leurs valeurs. La culture bédik existe bel et bien’’, même minoritaire et localisée principalement « au fin fond du Sénégal », a souligné Cécile Camara.

« J’ai décidé de valoriser la culture bédik afin de conscientiser toute ma génération, et faire connaître notre identité à travers le monde », a-t-elle dit, avant d’ajouter : « C’est mon ambition et je sais que je vais y arriver un jour ».

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La jeune artiste a magnifié le mélange culturel caractérisant le pays bassari, classé patrimoine mondial de l’humanité et où les bédiks côtoient justement les bassaris, les djalonkés, les peuls, les malinkés et les koniaguis.

« C’est mon grand rêve », a-t-il insisté au sujet de son ambition de mieux faire connaître sa culture en vue de contribuer à la préserver, un objectif qui ne devrait pas être selon lui difficile, au regard des nombreuses cérémonies culturelles et traditionnelles qui se tiennent régulièrement en pays bassari.

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