Le procès pour malversations présumées du maire de Dakar Khalifa Sall, qui reprend ce mercredi après avoir été renvoyé à lâissue dâune audience préliminaire tenue le 14 décembre dernier, fait partie des sujets les plus en vue dans la livraison du jour de la presse quotidienne.
ââKhalifa et Cie retournent à la barre ce matinââ, affiche ainsi Vox Populi, en allusion au maire de Dakar et à ses co-accusés dans lâaffaire dite de la ââcaisse dâavanceââ de la municipalité de la capitale, pour laquelle lâédile est poursuivi pour un ââdétournement de fondsââ portant sur 1,8 milliard de francs CFA.
ââLe procès du maire de Dakar reprend aujourdâhui en audience spéciale. Celle-ci pourrait toutefois déboucher sur un nouveau report puisquâun nouveau juge, Malick Lamotte, président du Tribunal de grande instance de Dakar, prend la place de Magatte Diopââ, précédemment désigné, rapporte Enquête.
ââMalick Lamotte à la rescousseââ, peut-on ainsi lire à la Une du quotidien LâAs, ââUn changement inattendu, mais qui évite ainsi à lâancien président de lâUMS (Union des magistrats du Sénégal) une récusation certaineââ, la hiérarchie ayant « eu vent de la décision de la défense de récuser le juge Magatte Diopââ, selon le journal.
ââAinsi donc ont-ils décidé de couper lâherbe sous les pieds des avocats du maire de Dakarââ avec la désignation de Malick Lamotteââ, poursuit LâAs.
ââTrès conciliant et sereinââ, note le même quotidien, ce dernier sâétait ââtout dernièrement illustré lors du procès dâImam Ndao et de ses 28 co-accusés poursuivis pour terrorismeââ.
LâObservateur croit de toutes les façons savoir que Khalifa Sall et ses avocats ââsollicitent un report de 2 moisââ de son procès, ajoutant que les conseils de lâédile ont envoyé deux listes de témoins au président de la deuxième chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar qui a désormais ce dossier en charge, ââpour débattre de la caisse dâavance de la mairie de Dakarââ.
ââUne première liste de 62 témoins composés dâanonymes et une seconde liste où sont cités Ousmane Tanor Dieng, Idrissa Seck, Pape Diop, Mamadou Diop…ââ, poursuit LâObservateur.
Un point dâactualité en lien avec ce procès, plusieurs quotidiens, parmi lesquels Tribune, se font lâécho dâune lettre du président de lâAssociation des maires du Sénégal (AMS) Aliou Sall à son homologue de Paris Anne Hidalgo, qui a renouvelé son soutien à Khalifa Sall.
Aliou Sall, maire de Guédiawaye, une commune de la grande banlieue dakaroise, ââembouche la trompette de lâingérence étrangèreââ, écrit ce journal, alors que Libération estime que le frère du président Macky Sall ââtaille en pièces Anne Hidalgoââ.
ââDans une correspondance adressée à Anne Hidalgo, maire de Paris, ce mardi 2 janvier, Aliou Sall, en tant que président de lâAssociation des maires du Sénégal (AMS), sâest plaint dâune intrusion dans les affaires intérieuresââ sénégalaises, écrit le journal,
ââLes sorties récentes de Mme Hidalgo, la mairesse socialiste de Paris, plaidant en faveur de son homologue Khalifa Sall, lâédile socialiste de Dakar, dans les liens de la prévention, ont fait réagir, hierââ mardi, lâassociation des maires du Sénégal (AMS), signale le quotidien Le Soleil.
Il ajoute que cette dernière, ââpar la voix de son président, Aliou Sall, a rappelé les +principes sacrés+ républicains qui régissent lâEtat de droit et +fécondent son esprit et son intangibilité+ââ.
Sans vraiment sâécarter de ce principal sujet, le journal Le Quotidien revient sur lâexclusion samedi dernier de Khalifa Sall et de 64 autres membres du Parti socialiste, dont plusieurs responsables considérés comme des proches ou soutiens du maire de Dakar.
Ils sont considérés comme des ââdissidentsââ réfractaires à la ligne politique actuelle du PS prônant un soutien plus accru au pouvoir dans le cadre de la coalition présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar (BBY).
ââLe patron des socialistes a mis en avant les responsabilités des bannis du PS et leur démarche fractionniste lors des législatives du 30 juin dernierââ, lors desquelles Khalifa Sall a été fait tête de liste de lâune des principales coalitions de lâopposition, rapporte Le Quotidien.
Selon le journal, le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng a également retenu ââle rassemblement de Kaolack où +265 membres+ du comité central, dâaprès les partisans du maire de Dakar, étaient présentsââ, pour lancer la vente des cartes de membre du PS et proposer un candidat à la future présidentielle prévue en 2019.
ââUne réunion qui semble rester en travers de la gorge de Tanorââ, commente Le Quotidien. Ce qui a amené, selon LâObservateur, le SG de la formation socialiste et son camp à passer « à lâacte. Sans pitié, le bureau politique du PS a excluââ ces 65 responsables socialistes.
ââLe flou avant la tempête des pro-Khalifaââ, analyse LâObservateur. ââPour les pro-Khalifa qui attendent dâêtre notifiés, cette décision est nulle et non avenueââ. Ils ââcomptent poursuivre le combat et nâécartent pas de matérialiser leur cadre de batailleââ, ajoute ce journal.
Dâune certaine manière, estime Walfquotidien, Tanor Dieng balise la voie à Macky Sall, comme Niasse du reste, qui a interdit dâambition Malick Gackou, lâancien numéro deux de lâAlliance des forces de progrès (AFP), le parti de lâactuel président de lâAssemblée nationale, à lâimage de la situation de Khalifa Sall au PS, selon le journal.
ââLe libéral Macky Sall nâaura pas eu besoin de se salir les mains pour liquider de potentiels challengers à la prochaine élection présidentielle de 2019. Ses alliés socialistes se sont chargés à coeur-joie de freiner lâambition de leurs jeunes gardes dont ils nâont pu neutraliser les ambitionsââ, écrit Walfquotidien.













