Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal

0
5

Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal. Le Conseil constitutionnel a rendu hier sa décision sur la requête du président Macky Sall, qui sollicitait une prorogation de son mandat de trois mois, soit jusqu’au 2 juillet 2024, en raison de la crise sanitaire et sécuritaire que traverse le pays. Les sages ont tranché en faveur du chef de l’État, estimant que la situation exceptionnelle justifiait une adaptation du calendrier électoral. Mais cette décision ne fait pas l’unanimité dans la classe politique et la société civile, qui dénoncent un coup de force et une violation de la Constitution.

Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal

#ShortsYoutube Revue de presse du 28 février 2024 sur Kafunel au Sénégal
#ShortsYoutube Revue de presse du 28 février 2024 sur Kafunel au Sénégal

Les conclusions et conséquences du dialogue national dominent la presse de ce jour.

Ce dialogue a été convoqué par Macky Sall pour statuer sur une nouvelle date de la tenue de la présidentielle au 2 juin 2024, après qu’il ait reporté le 3 février dernier la tenue des élections du 25 février 2024 pour corruption de deux des sept juges du conseil constitutionnel dont le corrupteur est Amadou Ba, le candidat choisi par Macky Sall.

Ce scandale de corruption a éclaté après l’élimination de Karim Wade du processus électoral au parrainage.

« Equation à trois inconnus servie au Conseil constitutionnel : accorder trois mois de plus soit 90 jours au président, la remise en question de la décision des sages ou le chaos », titre le quotidien Le Soleil, qui résume les enjeux du verdict.

Le journal souligne que le président Macky Sall a invoqué l’article 27 de la loi fondamentale, qui lui permet de prendre des mesures exceptionnelles en cas de péril grave menaçant la nation.

Mais pour l’opposition et une partie de la société civile, il s’agit d’un prétexte pour se maintenir au pouvoir au-delà du 2 avril 2024, date de la fin de son second et dernier mandat selon la Constitution.

#ShortsYoutube Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal

« Il faut choisir entre ça et ça et puis ‘mou fin’ ironise la presse au ministre de l’intérieur Sidiki Kaba », rapporte le journal L’Observateur, qui revient sur les propos du ministre lors d’une conférence de presse tenue lundi.

Sidiki Kaba avait affirmé que le report des élections était une nécessité pour garantir la sécurité des citoyens et des candidats, face à la menace terroriste qui pèse sur le pays.

Il avait aussi écarté toute possibilité de dialogue avec l’opposition sur cette question, affirmant que le Conseil constitutionnel était le seul habilité à trancher.

« Le ministre de l’intérieur a fait preuve d’un mépris total à l’égard des acteurs politiques et de la société civile, qui réclament un consensus sur le processus électoral », commente le journal.

Message de Me Abdoulaye Wade au peuple Sénégalais [ en français ]
Message de Me Abdoulaye Wade au peuple Sénégalais [ en français ]

→A lire aussi

« Président intérimaire après le 2 avril : le cadeau empoisonné de Macky Sall aux Sénégalais », titre le quotidien L’Évidence, qui s’interroge sur les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel.

Le journal rappelle que selon la Constitution, en cas de vacance du pouvoir, c’est le président de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim jusqu’à l’organisation d’une nouvelle élection dans les 90 jours.

Or, le président de l’Assemblée nationale est actuellement Moustapha Niasse, un allié du président Macky Sall, qui a déjà 82 ans.

« Le Sénégal risque donc de se retrouver avec un président intérimaire âgé et sans légitimité populaire, qui devra gérer une situation explosive sur les plans sanitaire, sécuritaire et social », analyse le journal.

Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal
Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal

→A lire aussi

« Le processus électoral en sursis au Sénégal », constate le journal Le Quotidien, qui souligne les incertitudes qui pèsent sur la tenue du scrutin présidentiel.

Le journal rappelle que le report des élections n’est pas sans conséquences sur le fichier électoral, qui doit être révisé et actualisé avant chaque consultation.

Il évoque aussi les difficultés liées à l’organisation matérielle et logistique du vote, notamment la distribution des cartes d’électeur, la sécurisation des bureaux de vote et le dépouillement des résultats.

« Le Sénégal s’engage dans une période trouble, où les risques de contestation et de violence sont réels », prévient le journal.

« Avril 2024 : le Sénégal entre les mains d’outsiders néophytes », titre le journal Walfadjri, qui se penche sur les candidats potentiels à l’élection présidentielle.

Le journal note que la plupart des figures historiques de l’opposition sont soit hors course, soit affaiblies par des affaires judiciaires ou des divisions internes.

Il cite notamment Ousmane Sonko, le leader du parti Pastef, qui fait l’objet d’une enquête pour viol, Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, qui est en exil au Qatar, et Khalifa Sall, l’ancien maire de Dakar, qui a été condamné pour détournement de fonds publics.

#ShortsYoutube Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal
#ShortsYoutube Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal

« Face à ce vide politique, de nouveaux visages émergent, issus de la société civile ou du monde des affaires, mais qui n’ont pas encore fait leurs preuves sur le terrain », observe le journal.

« Flottements vers le 2 avril : la république à genoux, de nouveau », déplore le journal Sud Quotidien, qui revient sur la crise politique que traverse le pays depuis l’annonce du report des élections.

Le journal dénonce l’attitude du président Macky Sall, qui selon lui, a sacrifié l’intérêt général au profit de ses intérêts personnels.

Il accuse aussi le Conseil constitutionnel d’avoir été inféodé au pouvoir exécutif, en validant une décision contraire à la Constitution.

Il appelle enfin les citoyens à se mobiliser pour défendre la démocratie et l’État de droit. « Le Sénégal est à la croisée des chemins, entre la consolidation de son modèle républicain ou le basculement dans l’autoritarisme et l’instabilité », conclut le journal.

Sur le plan continental

Revue de presse du 28 février 2024 sur Kafunel au Sénégal (Version Complète)
Revue de presse du 28 février 2024 sur Kafunel au Sénégal (Version Complète)

Le journal Kafunel revient sur la situation en Éthiopie, où les rebelles du Tigré ont annoncé hier avoir repris la ville stratégique de Dessie, dans la région d’Amhara.

Le journal souligne que cette victoire renforce la position des forces tigréennes, qui menacent désormais la capitale Addis-Abeba.

Il rapporte aussi les appels au dialogue lancés par l’Union africaine et les Nations unies, qui s’inquiètent de l’escalade du conflit et de ses conséquences humanitaires.

Le Maroc accueille le sommet de l’Union africaine sur la sécurité et la coopération.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 55 pays membres vont discuter des défis communs auxquels fait face le continent, notamment le terrorisme, les conflits armés, les changements climatiques et les migrations.

Sur le plan International.

Abdoulaye Wade TIRE sur Macky Sall « DAFA DOY 🇬🇭‼️😴
Abdoulaye Wade TIRE sur Macky Sall « DAFA DOY 🇬🇭‼️😴

Le journal Kafunel s’intéresse à la crise ukrainienne, qui oppose la Russie et les pays occidentaux.

Le journal rappelle que le président russe Vladimir Poutine a mis en garde hier les États-Unis et leurs alliés contre toute tentative d’intervention militaire en Ukraine, où il accuse Kiev de préparer une offensive contre les séparatistes pro-russes.

Il réclame aussi des garanties écrites sur le non-élargissement de l’Otan à l’est de l’Europe.

Le journal note que le président américain Joe Biden a répondu en affirmant que les États-Unis étaient prêts à défendre leurs alliés et à imposer de nouvelles sanctions à la Russie en cas d’agression.

Revue de presse du 1er mars 2024 sur Kafunel au Sénégal

Le président américain Joe Biden annonce son retrait de la course à la Maison Blanche pour des raisons de santé.

Il soutient la candidature de sa vice-présidente Kamala Harris, qui devient la première femme à briguer la présidence des Etats-Unis.

Elle affrontera le républicain Donald Trump Jr, fils de l’ancien président Donald Trump.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici