La fête de lâAïd el-Kebir et lâattente du verdict du procès en appel de Khalifa Sall sont, entre autres, les sujets au menu des quotidiens reçus à lâAPS ce mardi marqué par la non parution de nombreux journaux, en raison de la célébration de la fête de Tabaski.
ââLa communauté musulmane sénégalaise célèbre la Tabaski ou lâAïd el Kébir dans la désunion. La famille omarienne tout comme les Ibadous Rahmane regroupés au sein de la Coordination des musulmans du Sénégal observent aujourdâhui la fête du mouton qui marque chaque année la fin du Hajj, tandis que la grande majorité prie demainââ, écrit Le Soleil. La ââfête du sacrificeââ célèbre un épisode relaté dans le Coran où Dieu demanda à Ibrahim de sacrifier son fils, Ismaël, pour éprouver sa foi. Alors que lâhomme sâapprêtait à immoler lâenfant à lâaide dâun couteau, lâange Jibril arrêta son geste et remplaça le corps de lâenfant par un bélier.
 Le journal rappelle que ââle jour dâAïd el Kébir est un jour de célébration dans la tradition prophétique. En effet, dès lâannonce de la vision de la nouvelle lune, les musulmans glorifient la grandeur de Dieu par le +takbir+. Il est également recommandé aux musulmans de multiplier les aumônes et les cadeaux ce jour-là ââ.
LâObservateur sâintéresse à la ââsituation économiqueââ dans le contexte de la célération de lâAïd et indique que ââlâopposition fait sa fête au pouvoirââ.
 ââSi pour le pouvoir, tous les indices économiques sont au vert, pour lâopposition, le Sénégal est dans le rouge. A quelques heures de la fête de Tabaski, le Rewmi dâIdrissa Seck et le Grand Parti de Maclick Gackou se sont attaqués à la politique socio-économique du président Sall qui aurait comme conséquence : lâappauvrissement des ménages sénégalaisââ, écrit LâObs.
Pour Malick Gackou du Grand Parti, ââla morosité économique a plombé le pouvoir dâachat des populations en détresseââ, tandis que pour Déthié Fall de Rewmi, ââen cette période de Tabaski, lâanxieté, le stress sont les sentiments les mieux partagés par les Sénégalaisââ.
Walfadjri sâintéresse au verdict du procès en appel de Khalifa Sall. ââLe compte à reboursââ, titre le journal. ââCâest dans 10 jours, le 30 août plus précisément, que la Cour dâappel de Dakar rendra son verdict dans le procès en appel du maire de Dakar. Mais ses partisans ne se font pas dâillusionââ, écrit Walf.
Le Tribunal correctionnel de Dakar avait condamné le 30 mars Khalifa Ababacar Sall à 5 ans de prison ferme pour escroquerie dans le cadre de lâaffaire de la gestion de la caisse dâavance de la ville de Dakar, pour laquelle il est poursuivi en même temps que 7 autres de ses collaborateurs.Â
 Son procès en appel sâest ouvert le 9 juillet. Mais, ses avocats se sont retirés de lâaudience en réaction à la décision du président de la Cour dâappel de Dakar de joindre au fond du dossier les exceptions de nullité quâils avaient soulevées.
Le juge Demba Kandji nâa pas notamment donné une suite favorable aux demandes dâannulation de la procédure ayant abouti à la condamnation en première instance de lâédile de la capitale à cinq ans dâemprisonnement et une amende de cinq millions de francs CFA.
Les conseils du maire de Dakar et de ses coaccusés sâétaient appuyés sur un arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de lâAfrique de lâOuest) qualifiant ââdâinéquitableââ le procès en première instance, tout en pointant le non-respect du droit à assistance dâun avocat lors de lâouverture de lâenquête de police. Dans la foulée de ce retrait, Khalifa Sall a fait publier une déclaration pour en expliquer les raisons et annoncer en même temps sa candidature à la présidentielle de février prochain.












