Le naufrage, il y a 18 ans, du navire ââLe Joolaââ qui assurait la liaison entre Ziguinchor et Dakar est le sujet en exergue dans les quotidiens reçus samedi à lâAgence de presse sénégalaise (APS).
ââLe Joola, 18 ans déjà !ââ, sâexclame en Une Sud Quotidien, soulignant que ce samedi 26 septembre 2020 marque le 18e anniversaire du naufrage du bateau Le Joola.
ââCâest dans la nuit du 26 septembre 2002 que le navire, lourdement chargé au départ de Ziguinchor, a chaviré au large des côtes gambiennes, faisant 1863 morts officiellementââ, rappelle le journal.
Le Joola, selon Vox Populi, est ââun ferry de liaison devenu cimetière marinââ. ââEternels sentiments dâinsatisfaction et dâinjustice des familles des victimes, 18 ans aprèsââ, dit le journal qui parle aussi dâune ââtragédie à lââge majeur, mais toujours sans coupableââ.
A ce propos dâailleurs, le quotidien Kritik affiche en Une : ââZéro coupable, impossible deuilââ.
ââPour le plus grand drame maritime de lâhistoire, les années se succèdent mais les parents des victimes du naufrage tardent encore à faire leur deuil. Les régimes politiques aux affaires nâont pas encore trouvé la bonne parade pour enterrer définitivement cette page sombre de la navigation maritime. (â¦) les autorités de lâépoque (â¦) nâont jamais été inquiétéesââ, souligne la publication.
Dans une réflexion sur cette tragédie dont LâAs se fait lâécho, le philosophe Djibril Samb fustige ââlâextrême irresponsabilité des autorités gouvernementales de lâépoque et plus particulièrement du chef de lâexécutif, qui dépasse tout entendementââ.
Naufrage du navire ââLe Joolaââ en Une des quotidiens
Selon lui, ââil faudra tôt ou tard bâtir un mémorial au Port autonome de Dakar où figureraient les noms de tous ceux qui ont été identifiés avec une seule phrase : +Le bateau Le Joola a coulé le 26 septembre 2002, occasionnant 1863 décès dâhommes et de femmes parce quâil a dépassé sa charge autorisée qui était de 550 personnes et que personne nâa dit rien+ââ.
Le Quotidien se fait écho de la âârevendicationââ des enfants déclarés pupilles de la Nation, et note que ââla réparation (est) lâautre naufrageââ de cette catastrophe maritime. ââ18 ans après, prés de deux mille orphelins ont du mal à faire leur deuil et leur prise en charge est toujours tributaire du fonctionnement de la politique et des micmacs administratifsââ, écrit le journal.
Il ajoute : ââSans ressources, ces pupilles, mineures à lâépoque du drame, attendent la rétroactivité du décret dâapplication pour bénéficier dâun appui de lâEtatââ.
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Dans un entretien avec le journal, Mamadou Saliou Diallo, directeur de lâoffice national des pupilles de la Nation, souligne que ââles pupilles issues du naufrage du bateau Le Joola constituent la première génération des pupilles de la Nation au Sénégal. Effectivement, elles sont toujours prises en charge parce que lâaccompagnement de lâoffice continue au-delà de la majorité civile (18 ans)ââ.
Le Soleil titre : ââMémoire de voyageurs du bateau Le Joola : au-delà du naufrage, des vies et de la nostalgieââ. ââDe belles histoires sâécrivaient en pleine mer. Il y avait de la vie dans ce bateau sur lequel Awa Ndiaye la Casamançaise a embarqué plus dâune cinquante foisââ, écrit Le Soleil.












