Le Groupe African Risk Capacity (ARC), mutuelle panafricaine de gestion des risques, dont le rôle consiste en la mise en Åuvre dâun mécanisme de financement des risques de catastrophes, a accordé au Sénégal des indemnités de lâordre de 40 millions de dollars depuis 2014, pour le compte de 7 contrats dâassurance, soit plus de 22 milliards de francs CFA, a-t-on appris de ses responsables.
Le Sénégal a versé depuis 2014 quelque 22,2 millions de dollars de primes dâassurance et reçu des indemnités de lâordre de 40 millions de dollars, a indiqué le nouveau directeur général de la mutuelle panafricaine, le Sénégalais Ibrahima Cheikh Diong, mercredi à Dakar, au cours dâune conférence de presse.
Sur la base de son profil de risque, le Sénégal a versé 3 millions de dollars tous les ans depuis 2014, recevant en retour 40 millions de dollars, 16 millions en 2014 et 23 millions en 2019, a détaillé Massamba Diop, coordinateur de lâARC pour le Sénégal.

La mutuelle panafricaine de gestion des risques, créée en 2012 par lâUnion africaine, est une agence spécialisée qui a pour but dâaider les pays africains à bien anticiper et gérer les catastrophes naturelles.
LâARC se présente ainsi comme « une solution africaine qui permet de répondre aux impacts des évènements climatiques extrêmes. Cette solution consiste en la mise en Åuvre dâun mécanisme de financement des risques de catastrophes aidant les Ãtats membres à améliorer leur capacité de planification, de préparation et de réponse face aux changements climatiques, protégeant ainsi la sécurité alimentaire de leurs populations les plus vulnérablesââ, selon un communiqué.

« Câest une offre intégrée, holistique et elle consiste, outre les réponses financières, à offrir un appui technique qui permet à nos Etats dâavoir une meilleure visibilité sur leur profil de risque en rapport avec les changements climatiques, de renforcer leurs capacités et à être prêts une fois que la catastrophe a lieu », selon son nouveau directeur général.
M. Diong, élu à lâunanimité des membres de la conférence des parties de lâARC en juin 2020, en remplacement du Guinéen Mohamed Béavogui, précise que lâARC « nâoffre pas que des polices dâassurances mais plutôt des services intégrés » à lâendroit de ses pays membres.
A travers sa filiale financière ARC Limited (Ltd), la mutuelle panafricaine permet à ses pays membres dâavoir suffisamment de ressources financières de telle sorte que les premières aides quâon apporte aux populations en cas de catastrophes proviennent de lâEtat et de lâassurance souveraine quâoffre lâARC.
Risques de Catastrophe
« De 2014 à ce jour, 62 contrats dâassurance ont été signés par les Ãtats membres représentant 101.7 millions USD de primes versées pour une couverture dâassurance totale de 722 millions USD en vue de la protection de 72 millions de personnes vulnérables dans les pays participants », a révélé Lesley Ndlovu, directeur exécutif de ARC Limited.
Outre la couverture dâassurance quâelle offre, lâARC prévoit également de lancer en 2021 un nouveau produit destiné à aider les pays membres à lutter contre les inondations.
Ce produit est déjà en phase pilote en Côte dâIvoire, au Ghana, en Gambie et au Togo et sera disponible pour tous les Etats membres, selon les responsables de lâARC.
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De même, lâARC, en collaboration avec le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC) est en train de travailler sur des outils de modélisation COVID-19 pour lâAfrique afin de permettre à ses membres de mieux gérer cette pandémie et de venir en aides aux populations qui en ont le plus besoin, ajoutent-ils.

La question liée au genre dans un contexte de gestion des risques de catastrophes est aussi une des thématiques phares de lâinstitution.
Aussi la mutuelle panafricaine intègre-t-elle « systématiquement une perspective de genre dans ses opérations et politiques dans le but de transformer les approches de gestion des risques de catastrophes pour garantir lâégalité entre les femmes et les hommes vulnérables dans les Ãtats membres de lâARC ».













