Saccage du siège de « Les Echosââ provoque la colère noire du CDEPS qui crie « agression ignobleââ. Le Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (CDEPS) a condamné « avec fermeté » lundi le saccage des locaux du quotidien « Les Echos ».
Le siège de ce journal a été attaqué lundi par des individus non identifiés, rapportent plusieurs médias.
« Les ordinateurs de la salle de rédaction et les machines de la salle de montage ont été détruits par les agresseurs. Le préjudice pourrait sâélever à plusieurs dizaines de millions. Heureusement, aucun dommage physique nâa été déploré pour le vigile, seul présent à la rédaction », indique le président du CDEPS, Mamadou Ibra Kane, dans une déclaration transmise à Kafunel.com.
Le CDEPS parle dâune « agression ignoble et exprime toute sa solidarité au journal Les Echos, à ses travailleurs et à sa direction ».
« à chaque fois quâil y a agression contre les journalistes, les auteurs de ces barbaries refusent en fait à la presse le droit dâinformer. La presse est intimidée pour ne pas exercer sa liberté dâinformer. Câest là une menace récurrente et permanente pour la liberté de presse », peut-on encore lire dans la déclaration.
Le CDEPS constate que « câest la énième agression contre les journalistes après la station RFM de Mbacké, le Directeur de publication de Waa Grand-Place, la 7TVâ¦Â ».
Siège de « Les Echosââ Saccage
« Aucun des agresseurs nâa jamais été pris et il règne une sorte dâimpunité dâauteurs de violences contre les journalistes et les maisons de presse. Les forces de sécurité sont restées muettes sur les auteurs de ces agressions contre la liberté de presse. Aucun des forfaits commis contre la liberté de presse nâa aussi fait lâobjet de poursuites devant les tribunaux », regrette-t-il.
A lire aussi C’est arrivé aujourd’hui 7 juin 1099. Le jour où les croisés assiègent Jérusalem
Il rappelle que « lâÃtat a le devoir de protéger les journalistes et les maisons de presse » et « en appelle encore au ministre de lâIntérieur, au Gouvernement et au Président de la République pour la protection des journalistes ».
« La seule condamnation de ces actes ignobles ne suffit plus. Tous les acteurs de la presse et les citoyens doivent se mobiliser pour défendre la liberté de presse menacée au Sénégal », encourage le CDEPS.












