Comme pour nous montrer quâaucune solution nâest possible sans la Russie, nous apprenons que si lâÃtat hébreu (qui célèbre le 70ème anniversaire de sa création le 19 avril 2018) entend montrer sa force face à Téhéran, il entend, en même temps, ménager Moscou.
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Si Israël agit ainsi, câest quâil a bien compris que sa sécurité passe aussi par Moscou. Par ailleurs lâheure de vérité ne va pas tarder à sonner du côté américain (12 mai 2018) en ce qui concerne la prolongation ou non de lâaccord nucléaire du 14 juillet 201519.
Quid de lâaxe Riyad/Tel Aviv/Washington ?
Tout est dans lâair du temps qui nâest autre que le temps du vide dans cette période de lâivresse de lâimmédiat.
Notons pour être complet que sur le plan interne, la France apparaît fracturée après une expédition aussi peu glorieuse. La classe politique française est divisée sur lâopportunité de telles frappes.
De manière tout à fait paradoxale, les jugements les plus pertinents sur le plan juridique et diplomatique sont venus de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. Un combleâ¦La droite évolue entre raison et démagogie oppositionnelle.
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Quid dâun éventuel retour de bâton sur notre territoire dans les semaines ou les mois à venir de la part dâindividus et de groupes organisés voulant punir les responsables de ce qui est vu, à tort ou à raison, comme une croisade occidentale contre lâIslam ?
Quid dâune France indépendante à même de jouer les médiatrices dans les conflits en cours et futurs ?
Tout cela confine au rêve, à la chimère qui nâa pas sa place tant sur le plan intérieur quâextérieur.
Ne parlons-pas du coup financier de cette plaisanterie médiatique pour le budget du ministère des Armées quand on connait le coût dâun missile de croisière naval dont trois ont été tirés (2,8 millions dâeuros lâunité) et du missile Scalp dont neuf ont été tirés par des Rafale (1 million dâeuros pièce) et de tout le ravitaillement en vol de lâarmada des Mirage 200-5 et des AWACS qui a conduit lâopération !
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« Le coup de com permanent ».
Telle pourrait être la leçon de cette aventure militaire américaine à laquelle la France et le Royaume-Uni ont été associés pour faire nombre, pour jouer lâéternel rôle de second et dâidiot utile.
Lâancien directeur du FBI, James Comey qualifie Donald Trump de « parrain » dâune mafia au sein de laquelle « les mensonges (sont) à tous les étages au service dâun code de loyauté qui plaçait lâorganisation au-dessus de lois, de la morale et de la vérité ».
Pensons-nous un seul instant créer la confiance indispensable au lancement dâun processus de négociation diplomatique en jouant avec la guerre en Syrie et en maniant lâanathème contre Moscou et Téhéran ?
Ne pensons-nous pas que cette pétarade va conforter le régime syrien que nous voulons affaiblir ?
Avec Jupiter, la pédagogie tourne souvent à la démagogie. Le terme de « lignes rouges » nâest pas un concept contenu dans la Charte de lâONU. Il sâagit dâune pure invention de communicants pour justifier une opération de guerre illégale selon les canons du droit international.
Quâon le veuille ou non !
Moscou a entièrement raison, sur un plan strictement juridique, de dénoncer « un acte dâagression contre un pays souverain ».
Par une de ces facéties de lâHistoire, ce ne sont plus lâIran, lâIrak et la Corée du nord quâil convient de classer dans « lâaxe du mal » comme lâavait fait en son temps, George W. Bush mais ce sont plutôt ces derniers qui peuvent désormais ranger le trio infernal Londres/Paris/Washington dans le nouvel axe du mal pour avoir délibérément violé le droit international le 14 avril 2018.













