Le village de Sindone, situé dans la commune dâAdéane (Niaguis, Ziguinchor, sud) est lâun « des oubliés de la zone sud » du fait de lâabsence dâinfrastructures socioéconomiques de base comme lâadduction dâeau et lâextension du réseau électrique, a déclaré, samedi, son chef religieux Salif Diallo.
« Le village peine à amorcer son développement malgré les efforts louables des uns et des autres. Nous manquons de tout. La plus grande doléance reste lâélectrification. La majeure partie du village est plongée dans le noir alors que nous sommes sur la route nationale numéro 6 traversée par le réseau électrique » a regretté Salif Diallo.
Le guide religieux sâexprimait au cours de la deuxième édition de son Gamou annuel en présence de plusieurs fidèles venus de plusieurs localités de la Casamance.
Précédée par une conférence sur « Quels rapports de bon voisinage pour une meilleure cohabitation entre les villages », cette manifestation religieuse a été ponctuée par des séances de Zikr et des causeries.
« Le manque dâélectricité a plongé le village dans une grande insécurité, accentuant le vol de bétail dans la zone où propriétaires et éleveurs confient souvent leurs animaux aux militaires » a poursuivi Salif Diallo, initiateur du Gamou de Sindone.
Entouré de plusieurs de ces disciples, le chef religieux a appelé lâEtat à doter Sindone « dâinfrastructures socio-économiques de base pour lui permettre dâamorcer son développement ».
« Notre village est plein de potentialités. Les opportunités de développement existent. Mais il nous manque un accompagnement de lâEtat pour pouvoir aller de lâavant. Nous méritons un meilleur traitement de la part des autorités » a insisté le chef religieux.
Donnant lâexemple du « surplus » en lait et des « mangues qui pourrissent », Saliou Diallo a plaidé pour « lâinstallation dâunités de production et de transformation des produits fruitiers et laitiers pour créer plus de croissance économique dans le village ».













