🚨💡Attention à la tanorexie, une addiction très dangereuse

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Vous adorez vous faire dorer la pilule ? Attention à la tanorexie, une addiction très dangereuse. Ces corps bronzés, formant un camaïeu de marron sur les plages, sont légion si vous êtes adeptes des vacances en bord de mer. Mais l’exposition au soleil est plus qu’une religion pour certain·es, au point de devenir une véritable addiction. Explications.

Tanorexie, une addiction très dangereuse

Tanorexie, une addiction très dangereuse
Tanorexie, une addiction très dangereuse

Une serviette, un peu de crème, un livre, une position confortable et hop, c’est parti pour la bronzette !

Si lézarder au soleil n’est pas synonymes de vacances réussies pour tout le monde, une chose est sûre : l’été est fait pour se réchauffer et faire le plein de vitamine D.

Mais, on ne vous apprendra rien, trop d’UV n’est pas du tout bon pour la santé : coups de soleil, brûlures, vieillissement cutané, risques de mélanomes et de cancer de la peau…

Même au fait de tous ces risques, certaines personnes ne peuvent toutefois pas s’en empêcher. Elles sont accro au soleil. Si, si, ça existe. Et ça a même un nom : la tanorexie (de « tan », bronzer en anglais), ou le tanoholisme.

Contours de cette pathologie comportementale

Tanorexie, une addiction très dangereuse+
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D’après la définition donnée par l’Académie nationale de médecine, il s’agit d’une « addiction au bronzage cutané, qui conduit à une exposition compulsive au soleil » qui se manifeste principalement pendant la période estivale.

Les contours de cette pathologie comportementale sont connus : elle touche le plus souvent les femmes (avec un ratio de 5 femmes pour un homme nous apprend Femme Actuelle) de 15 à 35 ans soucieuses de leur apparence, et peut se coupler à un trouble sous-jacent, comme une insécurité corporelle et affective, de l’anxiété voire de la dépression.

Le bronzage à tout prix, au détriment de la vie sociale et familiale

Le bronzage va en effet leur permettre de paraître en meilleure forme, de modifier leur image d’elles-mêmes, et ainsi ce qu’elles renvoient.

Les exemples jouent aussi beaucoup, notamment sur les plus jeunes : si elles observent une forte propension au bronzage dans leur famille, elles auront tendance à la reproduire. Et cela n’a rien d’anodin.

« En 2005, une dermatologue américaine a pour la première fois comparé cette pathologie à un trouble lié à l’usage de substances, explique Laurent Karila, psychiatre-addictologue et porte-parole de SOS Addictions.

Cette dépendance reposerait sur la libération d’opioïdes endogènes [produits par l’organisme, ndlr] lorsque la peau est soumise aux UV. »

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Augmenter les doses pour obtenir des effets similaires

Tanorexie, une addiction très dangereuse ok
Tanorexie, une addiction très dangereuse ok

Au-delà de sérieuses conséquences sur la santé des personnes qui en souffrent, cette addiction va avoir des répercussions sur l’environnement social poursuit Laurent Karila : « Les tanorexiques expriment le besoin d’augmenter les doses pour obtenir des effets similaires à ceux qu’ils ont ressentis les premières fois.

Le temps consacré au bronzage croît, il y a un retentissement sur leurs obligations familiales, sociales et professionnelles. Ils abandonnent certains loisirs. »

Le soleil – ou les UV artificiels – leur procure alors un shoot d’UV dont elles ne peuvent plus se passer.

Les tanorexiques vont ainsi organiser leur journée en fonction de leur besoin de s’exposer au soleil – qu’il s’agisse de rôtir sur la plage, de s’exposer à la terrasse d’un café ou de choisir une destination de vacances avec un ensoleillement sans nuages.

Malheureusement, il n’existe aujourd’hui aucune manière de sevrer un·e tanorexique de son addiction.

La meilleure solution serait de l’accompagner psychologiquement, et de l’orienter vers une thérapie comportementale et cognitive à même de lui faire reconnaître sa pathologie et de modifier la perception qu’iel a de son propre corps.

Vous pouvez enfin vous rendre sur le site SOS Addictions pour recevoir des conseils avisés.

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