Tromelin, une poussière dans l’océan Indien. Le 31 juillet 1761, le navire l’Utile fait naufrage sur la petite île de Tromelin, située entre Madagascar et La Réunion.

A son bord : un équipage français et 160 captifs, embarqués illégalement à Madagascar.

Les marins blancs trouvent vite le moyen de repartir, abandonnant quelque 80 naufragés noirs.

15 ans plus tard, les rares survivants, sept femmes et un bébés, seront finalement secourus par Jacques Marie de Tromelin.

Quatre campagnes de fouilles archéologiques terrestres et sous-marines menées entre 2006 et 2013 ont permis de retracer l’histoire de ces esclaves oubliés.

Des découvertes présentées dans le cadre de l’exposition « Tromelin, l’île des esclaves oubliés », à voir à Paris jusqu’en juin 2019.

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L’îlot d’1 km2, situé à 1h30 de vol de La Réunion, fait aujourd’hui partie des Terres australes et antarctiques françaises. C’est un monticule de sable en plein océan Indien où viennent pondre les tortues.

Seules constructions notoires : une station météo et une piste d’aviation.

Souvenirs de l’Utile – Photo 1/8

Souvenirs de l'Utile-Capture
Souvenirs de l’Utile-Capture

Des centaines d’objets ont été mis au jour. Parmi eux, des récipients venus de l’Utile, le bateau qui fit naufrage le 31 juillet 1761.

Ding dong – Photo 2/8

Ding dong-Capture
Ding dong-Capture

La cloche intégrale a été reconstituée en 3D pour l’exposition.

Vie de tous les jours – Photo 3/8

Vie de tous les jours-Capture
Vie de tous les jours-Capture

Au total, 22 récipients en cuivre ont été découverts. Une partie d’entre eux ont été récupérés sur l’épave de l’Utile, d’autres ont été fabriqués par les naufragés malgaches à partir du métal du bateau.

Ceci n’est pas un coquillage – Photo 4/8

Ceci n'est pas un coquillage-Capture
Ceci n’est pas un coquillage-Capture

A l’image de cette coquille de Triton transformée en louche, les coquillages étaient reconvertis en ustensiles de fortune.

Un bol rafistolé – Photo 5/8

Un bol rafistolé-Capture
Un bol rafistolé-Capture

De nombreux objets ont été réparés à plusieurs reprises, illustrant l’ingéioniosité et la volonté des Malgaches de les faire durer au maximum pour ne pas avoir à en fabriquer de nouveaux.

Objets divers retrouvés sur l’île de Tromelin – Photo 6/8

Objets divers retrouvés sur l'île de Tromelin-Capture
Objets divers retrouvés sur l’île de Tromelin-Capture

Une expo et une BD – Photo 7/8

Une expo et une BD-Capture
Une expo et une BD-Capture

Après Nantes, Lorient, Bordeaux, Bayonne, Tatihou et Saint-Leu (La Réunion), c’est au tour de Paris d’accueillir la passionnante exposition « Tromelin, l’île des esclaves oubliés ». A découvrir au musée de l’Homme du 13 février au 3 juin 2019.

Pour aller plus loin : la remarquable bande-dessinée Les esclaves oubliés de Tromelin (éditions Dupuis, collection Aire Libre), 128 pages, 22 €, signée Sylvain Savoia, qui s’est rendu à Tromelin au moment des fouilles de 2008.

Exposition : TROMELIN, L’ÎLE DES ESCLAVES – Photo 8/8

Tromelin, une poussière dans l'océan Indien-Capture
Tromelin, une poussière dans l’océan Indien-Capture

Dans le cadre de la saison « En droits ! », l’exposition Tromelin questionne le visiteur sur notre passé colonial, sur les limites de notre humanité et fait écho à l’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ».

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