Mis à jour le 24 juin 2023 à 16 heures 45. Le président kényan Uhuru Kenyatta devant la CPI. Uhuru Kenyatta est le premier président à comparaître en cours de mandat devant la CPI. Mercredi, le président kényan est devenu le premier chef d’Ãtat à comparaître en cours de mandat devant la Cour pénale internationale. Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a déféré à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI). Durant son séjour à La Haye, ses pouvoirs ont été délégués à son vice-président, William Ruto.
Uhuru Kenyatta, premier président à comparaître en cours de mandat devant la CPI

Uhuru Kenyatta est accusé de crimes contre l’humanité pour son rôle présumé dans les violences post-électorales de 2007-2008. L’audience de Kenyatta a été très suivie au Kenya.
Câest une première dans lâhistoire de la Cour pénale internationale : un chef dâÃtat en exercice comparaîtra le 8 octobre à La Haye. Son nom : Uhuru Kenyatta. Le président kényan a annoncé, le 6 octobre, quâil se rendrait à la convocation de la CPI, pour une audience sur un éventuel nouveau report de son procès pour crimes contre lâhumanité.
« Jâassisterai à titre personnel à lâaudience sur un éventuel report du procès, convoquée mercredi par la CPI à La Haye », a-t-il déclaré devant les parlementaires des deux Chambres à Nairobi.
« Pour protéger la souveraineté de la République kényane, je (â¦) vais rapidement publier le décret nécessaire pour nommer le vice-président William Ruto en tant que président en exercice pendant que je participe aux audiences à La Haye, aux Pays-Bas », a-t-il poursuivi, évoquant une décision extraordinaire.
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Le président kényan Uhuru Kenyatta devant la CPI

Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, comparaît mercredi 8 octobre devant la Cour pénale internationale (CPI). Accusé de crimes contre lâhumanité, il est le premier président en exercice à se présenter devant la CPI.
Cependant, câest à titre personnel et non comme chef de lâÃtat quâUhuru Kenyatta sâest rendu à La Haye. Avant son départ, il a délégué ses pouvoirs à son vice-président William Ruto (lui-même jugé par la CPI pour crimes contre lâhumanité) le temps de son séjour.
De quoi est accusé Uhuru Kenyatta ?

Le président kényan est mis en cause pour sa responsabilité présumée dans les violences post-électorales de fin 2007 et début 2008 dans son pays.
à lâépoque des faits, il soutenait la candidature du président sortant, Mwai Kibaki, et il serait pénalement responsable en tant que coauteur indirect, au sens de lâarticle 25-3-a du Statut de Rome, des cinq chefs de crimes contre lâhumanité suivants : meurtre ; déportation ou transfert forcé de population ; viol ; persécution ; et autres actes inhumains.
à la suite de la proclamation du résultat de lâélection présidentielle du 27 décembre 2007 (Mwai Kibaki élu avec une courte avance de 232 000 voix), Uhuru Kenyatta aurait pris part aux violences qui ont éclaté entre ethnies Kikuyu, Kalenjin et Luo, menant le pays au bord de la guerre civile et faisant plus de 1 330 morts et 600 000 déplacés.
Que va faire Uhuru Kenyatta devant la CPI ?

Uhuru Kenyatta a répondu à la convocation de la CPI (il lâavait déjà fait une fois, mais avant sa victoire à lâélection présidentielle en 2013) pour une audience sur un éventuel nouveau report de son procès.
Celui-ci aurait dû sâouvrir en novembre 2013 mais il a été repoussé à plusieurs reprises en raison de la rétractation de plusieurs témoins importants : une série de défections commencée à la suite de la publication de leurs noms en 2010, et qui sâest généralisée après la victoire dâUhuru Kenyatta (et de son colistier William Ruto) à lâélection présidentielle de mars 2013.
Le procès va-t-il avoir lieu ?

Compte tenu de la défection des témoins, le dossier dâaccusation contre le président kényan semble aujourdâhui faible. La procureur de la CPI nâa pas pu obtenir du gouvernement des informations sur les avoirs financiers et les relevés téléphoniques de Uhuru Kenyatta. à ce jour, la tenue de ce procès semble de moins en moins évidente.













