LâUnion internationale pour la conservation de la nature (UICN) a appelé le Botswana et la Namibie à surveiller davantage les projets pétroliers et gaziers dans le delta de lâOkavango.
UICN vote contre lâexploration de ReconAfrica
La déclaration de lâUICN a noté les préoccupations concernant le changement climatique exprimées par le Groupe dâexperts intergouvernemental sur lâévolution du climat (GIEC) et le rapport zéro net de lâAgence internationale de lâénergie (AIE).
Le delta de lâOkango est un site du patrimoine mondial de lâUNESCO, a indiqué lâagence. Câest également la plus grande zone humide du monde dâimportance internationale au titre de la Convention de Ramsar. La région abrite un certain nombre dâautochtones et une faune et une flore menacées dâextinction, a-t-il déclaré.
Le Congrès mondial de la nature de 2016 a reconnu ces zones de biodiversité comme « zones interdites aux activités industrielles ». Cela inclut le pétrole et le gaz.
Examen préalable rigoureux et critique
Un représentant de ReconAfrica a déclaré que lâindustrie énergétique de la région pourrait être développée dâune manière écologiquement et socialement responsable. Cela pourrait soutenir « le développement et la fourniture dâavantages économiques et sociaux indispensables, ainsi que le financement dâinvestissements dans la faune locale et la conservation écologique ».
LâUICN a déclaré que le Botswana et la Namibie doivent sâassurer que les évaluations dâimpact environnemental (EIE) respectent les normes internationales.
Les EIE devraient être « soumises à un examen préalable rigoureux et critique et sont menées avant toute exploration ultérieure et tout développement futur des ressources pétrolières et gazières et dâautres activités dâextraction dans et/ou affectant le bassin de la rivière Okavango et ses habitants ».
DROITS AUTOCHTONES
Dans une note, lâUICN a déclaré que les deux pays avaient délivré des licences à une société canadienne, Reconnaissance Energy Africa, pour lâexploration dans la région de lâOkavango. Une découverte commerciale pourrait conduire à une licence de production de 25 ans.
Une étude sismique est en cours en Namibie et des puits stratigraphiques ont été forés. Lâentreprise envisage dâen faire plus. ReconAfrica étendra son exploration active au Botswana après le forage initial en Namibie.
LâUICN a fait part de ses préoccupations concernant lâimpact potentiel sur lâeau et la mise en danger des modes de vie et de la santé locaux. En particulier, il a mis en évidence des lacunes alléguées dans la manière dont la société avait effectué des EIE sur le forage et la sismique 2D.
Lâagence organise le Congrès mondial de la nature de lâUICN à Marseille. La convention a également vu le lancement du Global Indigenous Agenda, qui vise à placer les droits locaux au cÅur des discussions sur les ressources naturelles.
Travailler ensemble pour protéger la nature contre des menaces
La déclaration appelle les travailleurs de la conservation et les peuples autochtones à travailler ensemble pour « protéger la nature contre des menaces telles que lâexploitation non durable des ressources et le changement climatique ».
ReconAfrica a affirmé quâelle travaillerait en étroite collaboration avec et sous la supervision des gouvernements namibien et botswanais. Lâexplorateur canadien a déclaré quâil travaillerait également avec âles autorités régionales et traditionnellesâ.
« ReconAfrica explore en Namibie et au Botswana à lâinvitation des gouvernements nationaux.
En Namibie, ReconAfrica a un accord dâexploitation conjointe avec la compagnie pétrolière et gazière dâÃtat Namcor.
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En fin de compte, les peuples de Namibie et du Botswana, à travers leurs autorités traditionnelles, leurs gouvernements élus et leurs agences de réglementation, détermineront comment ils géreront leurs ressources naturelles.













