C’est officiel! L’UVS rebaptisée université numérique Cheikh Hamidou Kane. LâUniversité virtuelle du Sénégal (UVS) sera rebaptisée  »Université numérique Cheikh Hamidou Kane », du nom du célèbre auteur de  »lâAventure ambigüe » (1962), un roman semi-autobiographique, retraçant le  »déchirement culturel et spirituel » dâun jeune pris entre les civilisations occidentale et arabo-musulmane, informe le communiqué du Conseil des ministres.
UVS rebaptisée université numérique Cheikh Hamidou Kane

ââLe Président de la République a décidé de dénommer lâUniversité virtuelle du Sénégal (UVS), Université numérique Cheikh Hamidou Kane  », dans le communiqué.
Créée en 2013, lâuniversité virtuelle du Sénégal a pour mission de mettre les technologies de lâinformation et de la communication au cÅur du développement de lâenseignement supérieur et de la recherche en vue dâaméliorer son accès et son efficacité.
Au Sénégal, étudier à lâUniversité virtuelle

Devant lâaugmentation constante du nombre dâétudiants dans le pays, le Sénégal a misé sur lâenseignement à distance en créant lâUniversité virtuelle du Sénégal en 2013. Outil dâamélioration de lâéducation et enjeu de développement, le numérique est en plein essor sur le continent.
Daouda Sarr est un élève consciencieux : toute la semaine, de 9 heures à 17 heures, lâétudiant en master 1 multimédia et communication digitale se connecte sur la plateforme en ligne de son université pour suivre ses cours.
Il est lâun des 35 000 étudiants du pays inscrits à lâUniversité virtuelle du Sénégal (UVS). Créée en 2013, elle est la première université dâAfrique de lâOuest dédiée à lâenseignement numérique à distance, également la première en termes dâeffectifs.
Après avoir suivi une formation dâun mois pour maîtriser les outils techniques et la plateforme numérique, et ainsi limiter le décrochage scolaire, Daouda se souvient avoir reçu de lâUVS le premier ordinateur portable de sa vie ainsi quâune clé Internet, rechargeable mensuellement.
Autonomie et proximité
![L'UVS rebaptisée université numérique Cheikh Hamidou Kane(officiel) 3 UVS-ENO- www.kafunel.com [Enquêtes & Reportages] Enseignement à distance lâUvs, un succès à renforcer](https://i0.wp.com/www.kafunel.com/wp-content/uploads/2021/06/UVS-ENO-www.kafunel.com-Enquetes-Reportages-Enseignement-a-distance-lUvs-un-succes-a-renforcer.jpg?resize=696%2C464&ssl=1)
« Pour chaque cours, nous avons une séance de tutorat avec un professeur et des travaux dirigés en direct. On peut échanger et poser nos questions », souligne lâétudiant qui apprécie cette proximité avec les professeurs.
Plus de 450 enseignants du monde entier fournissent des contenus en plus de ceux produits par les 24 enseignants de lâUVS. Les examens se font en ligne ou en présentiel, au sein de lâun des 13 espaces numériques ouverts (ENO) dispersés dans le pays.
Ces lieux de savoir, qui fournissent une connexion Internet à ceux qui nâen bénéficient pas dans leur village, sont aussi des lieux de socialisation, un moyen dâéchanger et de sâentraider entre étudiants.
Transition agroécologique, lâautre indépendance du Sénégal ?

Au départ sceptique, Sofi Gueye ne se voit plus étudier autrement. « La journée, je travaille pour une plateforme de contenus éducatifs en ligne et, le soir, jâétudie avec lâUVS.
Jâaime cette flexibilité », insiste lâétudiante en master 2 sciences de lâéducation, spécialisée en technologie de lâéducation, à Dakar.
Elle ambitionne de lancer un projet dâ« e-learning » (formation à distance), consciente que « lâéducation se tourne de plus en plus vers cette option ».
Les métiers du numérique à lâhonneur

Car lâUVS, qui propose une soixantaine de formations, a particulièrement mis en avant les filières scientifiques et numériques. « 50 % des étudiants y sont inscrits.
Il y a un déficit important dans ces métiers sur le continent, cela se répercute aussi sur le développement », argumente le docteur Alpha Dia, directeur des études, de la recherche et de lâinnovation à lâUVS.
Câest justement ce qui a attiré Daouda pour qui « tout sera numérique dans le monde de demain ».
La deuxième université publique du pays, subventionnée par lâÃtat, propose des frais de scolarité attractifs : 25 000 FCFA par an (38 â¬) en licence et 50 000 FCFA (76 â¬) en master.
« Aujourdâhui, le plus gros défi de cet enseignement nâest pas la logistique mais la perception : le mot virtuel passe encore mal, mais cela change, notamment avec les répercussions du Covid-19 sur le système dâenseignement classique », souligne le docteur Dia qui plaide pour une cohabitation intelligente entre les deux modèles.

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à lâimage du Sénégal, de nombreux pays africains adoptent ces projets qui mettent les technologies de lâinformation et de la communication (TIC) au cÅur de lâenseignement supérieur.
Problème dâéquité dans lâaccès aux universités qui pousse de nombreux bacheliers à quitter leur région, augmentation du nombre de bacheliers ces 15 dernières années, dégradation des conditions dâenseignement, moindre qualité des cours sont autant de défis que le numérique peut aider à relever, contribuant ainsi au développement des pays.













