Le 7 novembre prochain, le maçon Mamadou Paye, qui comparaissait mercredi dernier devant la barre des flagrants délits de Dakar, pour tentative de viol et de pédophilie, sera édifié sur son sort.
Il risque 10 ans de prison ferme, peine sollicitée à son encontre par le procureur. Le prévenu avait obligé une gamine de 8 ans Maimouna M. à lui sucer le s*xe sous les escaliers dâune maison à Rebeuss.
Paye nie, la victime détaille les circonstances
Le natif de Rebeuss Paye qui a fait la prison de son quartier pour des faits similaires, risque dây retourner pour avoir tenté de violer Maïmouna M., une fillette de 8 ans.
Ayant le quadruple de lââge de la fillette, le prévenu, qui est pourtant un membre de la famille de sa victime, ne sâest pas empêché de commettre cet acte ignoble.
En effet, il ressort des débats que le sieur Paye avait lâhabitude dâexercer des attouchements s*xuels sur la gamine, chaque fois quâil en avait lâoccasion.
Mais cette fois-ci, Paye a été surpris par Fara M. qui est allé sur le coup rapporter les faits à la maman de la jeune fille, Absa Barry. Le prévenu ayant réussi à se fondre dans la nature, la mère de la victime est allée se plaindre à la police.
Interpellé, Paye a reconnu lors de son audition préliminaire avoir tenté de violer à deux reprises sa victime. Mais avant-hier, mercredi, devant le juge des flagrants délits de Dakar où il a comparu, le maçon de 38 ans, qui ne semblait pas jouir de toutes ses facultés mentales, a juré sur tous les saints nâavoir rien fait à la fillette.
Et pourtant, il a reconnu devant le tribunal avoir été condamné pour des faits similaires. Interrogée, Maimouna M. a enfoncé le prévenu. De très petite taille, cette gamine a écrasé quelques gouttes de larmes durant la narration de sa mésaventure.
Avec une voix très audible, sans gêne, elle sâest clairement exprimée comme une adulte, en gesticulant. «Il mâa interceptée sous les escaliers où il a enlevé son pantalon et *xh1bé son s*xe que jâai sucé sur sa demande.
Après, il a frotté son s*xe contre le mien. Un autre jour, sur la terrasse, lorsquâil faisait le thé, il mâa couché sur le matelas et sâest allongé sur moi. Il refuse tout simplement de parler, mais câest vrai», a soutenu Maimouna M..
Le «témoin» Fara M. se rétracte à la barre
Le témoin Fara M., à lâorigine de lâébruitement de cette affaire, sâest rétracté devant le prétoire, comme sâil était animé dâun sentiment de culpabilité, alors que lors de son interrogation à la police, il avait clairement affirmé que Paye et Maimouna M. étaient accolés lâun contre lâautre.
«Je les ai vus tout simplement en train de jouer sous les escaliers. Câest là que je suis allé demander à sa mère dâinterdire à sa fille dâavoir un tel comportement. Mais je ne lui ai jamais dit quâelle léchait son s*xe», a-t-il dit.
Quant à la mère de la victime, Absa Barry, elle est revenue à la charge : «Fara mâa dit avoir surpris ma fille sous les escaliers en train de sucer le s*xe de lâinculpé. Je ne mentirai pour rien au monde car, je serai seul dans ma tombe», martèle cette dame, qui a été confrontée à la barre à Fara M..
Le père de la victime, Gorgui M., qui nâa pas réclamé de dommages et intérêts, a expliqué quâil a voulu au début de cette affaire régler cela en famille, avant de se tourner vers Dame justice.
Le procureur charge, la défense accuse la mère de la filleâ¦
Le procureur, qui a requis 10 ans de prison ferme à lâencontre du prévenu, a soutenu quâil y a pédophilie et tentative de viol, quâil y a un commencement dâexécution, selon lui, parce quâil lâa déshabillée avant de lui demander de lui sucer le s*xe.
Poursuivant, le ministère public explique que, malgré le fait que le certificat médical révèle que lâhymen de Maimouna Mbaye est intact, lâinculpé aurait exécuté son plan macabre, nâeût été lâarrivée inopinée de Fara.
Pour lâavocat de la défense, le parquet a eu du mal à caractériser les faits. Il nây a point de tentative de viol, ni de pédophilie, selon la robe noire.
Selon qui la mère de la victime a une dent contre son client et elle a voulu lui régler son compte.
Délibéré le 7 novembre 2018.












