La présidente de lâOffice national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), ne semble pas goûter la sortie du procureur de la République à propos de la suite quâil a donnée au rapport du Coud que ses services lui ont transmis.
« Jâai beaucoup de respect pour mon collègue, le procureur de la République, mais ça mâétonnerait quâil puisse nous retourner nos dossiers dâenquête », a indiqué la présidente de lâOfnac, ce mardi, en marge du séminaire de validation du rapport sur la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.
La magistrate dâexpliquer : « La procédure pénale en cours à lâOfnac, nâest pas celle qui est prévue dans le Code de procédure pénale.
LâOfnac ne travaille ni sous lâautorité ni sous la direction du procureur de la République. Ce sont les officiers de police judicaire et les agents de police judicaire qui travaillent sous son autorité. »
Seynabou Ndiaye Diakhaté a ajouté : « Le dossier du Coud a été transmis au procureur depuis 4 ans. Lui-même, il dit avoir reçu 19 rapports de lâOfnac. Et aucun dossier nâa été exploité. Je lâinvite plutôt à exploiter les dossiers reçus de lâOfnac pour prendre une décision. »
Lors de sa dernière conférence de presse, le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, avait déclaré avoir renvoyé à lâOfnac son rapport sur le Coud. Motif invoqué : les services de Nafi Ngom Keïta, à lâépoque présidente de lâOfnac, nâauraient pas recueilli la version du directeur du Coud, Cheikh Oumar Ann à ce moment-là .
Dans un entretien accordé à Seneweb, Mody Niang, ancien responsable de la communication de lâOfnac, a rappelé que le principe de la contradiction nâest pas inscrit dans le protocole des enquêteurs de lâinstitution.
Soulignant que ces derniers auditionnent sur procès-verbal les personnes mises en cause dans leurs investigations; lesquelles, précise-t-il, signent elles-mêmes leurs dépositions.













