Vol au marché Hlm. Une mère de quatre enfants a été attraite, hier, à la barre des flagrants délits du Tribunal dâinstance de Dakar, pour vol de numéraires. Elle a comparu avec un garde rapproché, accusé de sâêtre fait passé pour un policier pour la sauver. La prévenue déchire le sac dâune dame et lui soutire 15.000 FCfa.
Vol au marché Hlm où la voleuse déchire soutire 15.000 FCfa
Câétait la surprise générale, hier, à la salle 7 du Tribunal dâinstance de Dakar, lorsque le juge de lâaudience des flagrants délits relatait les faits ayant conduit la dame P. E. Coly à la barre.
Cette mère de quatre enfants est poursuivie pour vol. Elle a été appréhendée au marché des Hlm, le 9 juillet dernier.
La victime et elle se sont retrouvées dans une célèbre boutique de vente de tissus. Après avoir fait ses achats, la victime sâest approchée du comptoir pour payer.
Avec lâeffervescence dans les marchés en cette période de fête, elle nâavait pas remarqué que son sac avait été déchiré avec une lame, et sa pochette emportée.
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Lâun des gardiens, qui avait assisté à la scène, lui a suggéré de vérifier si sa pochette était toujours dans son sac. Malheureusement, elle avait disparu.
Ainsi, le vigile sâest rapproché de P. E. Coly en lui conseillant discrètement de sortir la pochette pour éviter un scandale. Mais cette dernière a catégoriquement refusé, et sâest même offusquée dâêtre traitée de voleuse.
Soumise à une fouille corporelle par une vendeuse, lâobjet volé a été découvert par devers elle.
La prévenue déchire le sac dâune dame et lui soutire 15.000 FCfa
Cependant, ce récit mentionné dans le procès-verbal a été contesté par Mme Coly. Au début de lâinterrogatoire, la dame, dont le visage était à peine visible du fait quâelle sâétait entièrement couverte, a soutenu avoir ramassé la pochette.
« Jâétais partie acheter des tissus et comme câétait lâheure de la prière, ils mâont demandé dâattendre. Après lâouverture, jâai ramassé une pochette et je lâai dissimulée dans mes habits », sâest-elle défendue avant que le juge ne lui lance : « A quel dessein? Comment on appelle cela ? »
La prévenue de rétorquer : « Câest du vol ». Sâagissant de lâautre pochette et de la pièce dâidentité retrouvées sur elle, E. P. Coly a déclaré quâelles appartiennent à une de ses belles-sÅurs.
Film du vol au marché Hlm
Quid de son co-prévenu attrait pour usurpation de fonction ? Soupçonné dâêtre un complice de la dame, D. Sène a nié sâêtre fait passé pour un policier.
En fait, lorsque la dame a été arrêtée, le garde rapproché a, selon les témoins, brandi une paire de menottes en se présentant comme un élément de la brigade de recherches de Rufisque.
Câest pourquoi, le propriétaire de la boutique avait accepté quâil conduise la dame dans une maison pour la sauver dâun lynchage.
Quand jâai entendu un homme dire quâil faut la déshabiller
« Je ne me suis jamais présenté comme un policier. Jâattendais le bus quand jâai entendu un homme dire quâil faut la déshabiller, la filmer et diffuser la vidéo sur les réseaux sociaux.
Ainsi, jâai sorti ma carte professionnelle de garde de corps. Les gens ont reculé et lâont conduite dans une maison. Je leur ai suggéré de la conduire à la police », a avancé le prévenu.
Mais, le juge lui a fait remarquer quâon ne lui aurait jamais laissé avec E. P. Coly sâil ne sâétait pas présenté comme un policier. Cependant, pour Me Iba Mar Diop, son client voulait juste sauver une dame qui risquait une justice populaire.
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Me Abou Alassane Diallo juge que câest une affaire douloureuse pour sa cliente. Désignant un homme installé dans le public, il soutient : « son mari est là et attend quâelle soit libérée pour rentrer à Ziguinchor et y passer la Tabaski ».
Son appel nâa pas été entendu. Sa cliente et son co-prévenu vont passer la fête en prison en attendant dâêtre édifiés sur leur sort, le vendredi 23 juillet.













