C’est aujourd’hui le 12 mars 1985, la date où le Sénégal et la Guinée Bissau ont signé un compromis dâarbitrage pour leur différend maritime. Après lâindépendance de la Guinée Bissau en 1974, un différend lâoppose avec le Sénégal concernant la délimitation de leurs espaces maritimes.
12 mars 1985, le Sénégal et la Guinée Bissau signent un compromis dâarbitrage pour leur différend maritime

Malgré dâintenses négociations, durant lesquelles le Sénégal défend la légalité de la ligne définie dans lâaccord de 1960, les deux Etats voisins nâarrivent pas à trouver un terrain dâentente. Ils se tournent ainsi vers le Tribunal arbitral, et le 12 mars 1985, un accord de compromis est signé par les deux parties dans ce sens.
Aussitôt son indépendance acquise, la Guinée Bissau insiste auprès de son voisin, le Sénégal, pour que lâaccord de délimitation conclu par la France soit revu.
A partir de 1977, les deux pays décident de négocier en vain. Pour la partie bissau-guinéenne, la France et le Portugal sont à lâorigine de ce problème puisquâayant violé son droit interne au moment de la signature de lâaccord de 1960.

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Au Tribunal devant statuer sur le sujet, la Guinée Bissau a posé les deux questions suivantes:

« Lâaccord conclu par un échange de lettres [entre la France et le Portugal] le 26 avril 1960, et relatif à la frontière en mer, fait-il droit dans les relations entre la République de Guinée-Bissau et la République du Sénégal ?

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En cas de réponse négative à la première question, quel est le tracé de la ligne délimitant les territoires maritimes qui relèvent respectivement de la République de Guinée-Bissau et de la République du Sénégal ? »
Dans sa sentence rendue le 31 juillet 1989, le Tribunal estima entre autres que lâaccord franco-portugais de 1960 était valable et opposable deux Etats voisins, mais quâil ne délimitait pas les espaces maritimes qui nâexistaient pas à la date de sa conclusion.













