Les quotidiens se sont surtout intéressés aux violences consécutives à la convocation de lâopposant Ousmane Sonko à la section de recherches de la Gendarmerie, à la suite des accusations de « viols répétés » et de « menaces de mort » dont le député est lâobjet.
Des affrontements entre policiers et militants de M. Sonko ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, après que le parlementaire a appelé ses partisans à protester contre ce quâil considère comme une initiative de ses adversaires politiques cherchant à nuire à sa réputation et à abréger sa carrière politique.
Les faits dont il est accusé se seraient déroulés dans un « salon de massage » situé à Dakar. Adji Sarr, une employée dudit salon, a déposé auprès de la section judiciaire de la Gendarmerie une plainte contre le parlementaire et leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, lâéthique et la fraternité (Pastef).
Elle déclare avoir été victime de « viols répétés » dont Ousmane Sonko serait lâauteur. En plus de « menaces de mort » venues du député arrivé troisième à lâélection présidentielle de 2019, derrière Idrissa Seck et Macky Sall.

« Inadmissible ! » sâexclame Le Soleil, au sujet des violences survenues lundi à la cité Keur Gorgui, le quartier dâOusmane Sonko à Dakar, et dans plusieurs villes du pays. « On a assisté à une véritable guérilla urbaine. Rien et absolument rien ne peut justifier de tels actes de vandalisme », dénonce Le Soleil.
On apprend du même journal que lâAssemblée nationale a entamé une procédure en vue de la levée de lâimmunité parlementaire de M. Sonko, afin que la section judiciaire de la Gendarmerie puisse légalement lâentendre sur les accusations de viol et de menaces de mort portées sur lui.
Heurts consécutifs à la convocation dâOusmane Sonko
« Elle durera huit jours au moins, en cas dâacceptation de la requête par le bureau de lâAssemblée nationaleââ, précise Le Soleil, concernant la procédure « enclenchée » pour la levée de son immunité parlementaire.
Câest « une folle journée dâintifada (révolte) » que les Dakarois ont vécue lundi, selon LâObservateur, qui annonce lâarrestation de 45 personnes, dont un « pyromane », lors des heurts.
« La journée dâhier a été (â¦) violente à Dakar. Les partisans dâOusmane Sonko (â¦) ont déversé leur colère dans divers endroits de la capitale et se sont frottés aux forces de lâordre. Les dégâts sont énormes », rapporte le même journal, publiant un reportage photo des heurts.
LâAs, comme dâautres journaux, dresse le bilan des violences : « Plus de 40 personnes arrêtées et gardées à vue à la Direction de la sûreté urbaine (â¦) Sept véhicules brûlées (â¦) Le véhicule du ministre dâEtat, directeur de cabinet du président de la République, vandaliséâ¦Â »

Le même journal livre une analyse de lâaffaire judiciaire concernant Ousmane Sonko. « Ne nous étendons pas (â¦) sur lâaspect moral de cette situation sordide, ce serait masquer lâinformation essentielle et principale qui ressort de ce vaudeville politique », écrit-il.
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« Ce serait rajouter du tragique au comique de cette situation que de procéder à lâarrestation et à lâemprisonnement de monsieur Ousmane Sonko », commente LâAs, qui doute de la capacité de lâopposant à « mener le Sénégal vers un futur semé de graves et lourds enjeux ».
« Furie et destruction », titre EnQuête, selon lequel M. Sonko « est désormais sommé de (â¦) se rendre à lâévidence dâun monde brutal, celui qui ne fait aucun cadeau aux ambitions cavalières et moralisatrices et guette le moment de les prendre au piège de leurs propres discours ».
« Dakar tout feu, tout flammes », écrit WalfQuotidien, persuadé que, avec cette affaire judiciaire, le Sénégal va « vers une démocratie sans opposant ».
« Sâil y en a qui doivent se réjouir dâêtre Sénégalais, ce ne sont sans doute pas les opposants, car depuis bientôt neuf ans, le jeu favori du régime, câest dâarrêter toute personne qui émerge », commente-t-il, faisant état de « symboles de la France saccagés » lors des heurts.
« Massés (â¦) devant le domicile de leur leader, les partisans de Sonko ont montré avec violence quâils nâavaient peur ni des forces de lâordre, ni du Covid-19. En cassant des commerces et des biens appartenant à autrui, ils ont également prouvé quâils ne craignaient pas de plonger des familles innocentes dans le chômage, la pauvreté et la détresse. Un bon projet politique ! », ironise Le Quotidien.

Câétait lâ »intifada à Dakar », raconte Le Témoin Quotidien, qui craint que la criminalisation du viol au Sénégal soit exploitée par une partie de la gent féminine à des fins mercantiles. « Nos juges semblent être les seuls à ne pas comprendre le business autour du viol, qui est devenu une arme pour nos dames », lit-on dans le même journal.
Le Témoin Quotidien déplore « une loi criminelle pour les hommes que nous sommes ».
Tribune invite les jeunes à ne se préoccuper que de lâessentiel. « La jeunesse doit se préoccuper de son avenir (â¦) Soyons conscients des enjeux [liés à ] lâéconomie nationale », écrit-il.
« Lâopposition sâérige en bouclier pour Sonko », affirme Sud Quotidien, relayant les réactions de plusieurs leaders de lâopposition et de la société civile, selon lesquels des adversaires politiques seraient à lâorigine de cette affaire judiciaire.












