La 7e session de pourparlers de paix afghane qui se déroule à Doha au Qatar a été « la plus productive » depuis que ces discussions ont commencé, selon lâenvoyé spécial américain Zalmay Khalilzad et les représentants des talibans en septembre dernier.
Talibans et Américains font ce dimanche une pause de 48h. Ils laissent la place à une délégation intra-afghane qui rencontre à son tour des représentants talibans.
Lâobjectif est de trouver une issue politique pour mettre fin au conflit qui dure depuis 18 ans en Afghanistan, la guerre la plus longue dans lâhistoire des Ãtats-Unis.
Des progrès considérables ont été réalisés au cours de ces 6 journées de discussions avec les talibans, a dit en substance lâémissaire américain. Il nây a pas eu dâobstacle a, de son côté, fait savoir le porte-parole du bureau des talibans à Doha.
Sur la table des discussions quatre points clefs : le retrait de troupes étrangères dâAfghanistan dont les talibans réclament le calendrier précis. Les Ãtats-Unis veulent, eux, que les insurgés garantissent que lâAfghanistan ne serve pas de refuge aux groupes terroristes.
Autre point clef : lâinstauration dâun cessez-le-feu et lâouverture dâun dialogue inter-afghan. Si jusque-là les talibans refusent de discuter avec le gouvernement afghan, ils ont accepté de rencontrer dimanche et lundi une délégation dâenviron 50 personnes.
Des membres de la société civile, des journalistes ainsi que des personnalités politiques de tout bord y compris du gouvernement, mais à la condition quâelles ne représentent quâelles-mêmes et non pas lâÃtat afghan. Les talibans ne reconnaissent pas sa légitimité.
Des femmes participent à cette rencontre de deux jours. Les talibans nâont toujours pas donné de détails sur les droits quâils reconnaîtraient à la gent féminine en cas dâaccord de paix.
à lâissue de ces discussions organisées par lâAllemagne et le Qatar, lâémissaire américain et les talibans se retrouveront pour la dernière ligne du 7e round de pourparlers.
Si certains sâattendent à de grandes annonces, plusieurs observateurs se montrent pessimistes sur une résolution imminente du conflit afghan.












