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Manifestations anti-pass sanitaire pullulent en France. La grande équation est « à quoi faut-il s’attendre ce samedi »?

Anti-pass sanitaire en France proteste ce samedi

Pour le troisième week-end consécutif, des rassemblements sont prévus dans toute la France ce samedi afin de protester contre l’extension du pass sanitaire.

A Paris, 3000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour éviter les troubles à l’ordre public.

Manifestations anti-pass sanitaire : à quoi faut-il s’attendre ce samedi?

Depuis le 17 juillet, les samedis ont une impression de déjà-vu. Comme en 2018 lors des manifestations des gilets jaunes, des rassemblements s’organisent sur les réseaux sociaux, sans leader désigné, pour défiler dans les villes de France avec un nouveau leit-motiv: lutter contre l’extension du pass sanitaire.

Samedi dernier, le ministère de l’Intérieur a recensé 161.000 personnes aux quatre coins de l’Hexagone, dont 11.000 à Paris.

Les anti-pass sanitaire grondent, et donnent encore plus de voix depuis que le gouvernement a déroulé ses mesures pour contenir la propagation du Covid-19 avec l’annonce du nouveau protocole sanitaire à l’école et de la généralisation du pass sanitaire à compter du 9 août, validée par le Parlement.

140.000 manifestants attendus dans toute la France

Alors, pour le troisième samedi consécutif, plus d’une centaine d’appels à manifester à Melun, Toulon, Douai ou encore Dunkerque, fleurissent sur Facebook et Twitter.

Manifestations anti-pass sanitaire www.kafunel.com à quoi faut-il s'attendre ce samedi
Manifestations anti-pass sanitaire www.kafunel.com à quoi faut-il s’attendre ce samedi

Selon les informations de LCI, le service du renseignement territorial prévoit une mobilisation d’environ 140.000 personnes, en dehors de la capitale, avec plus de 6000 manifestants à Montpellier et Toulon, entre 4000 et 5000 à Bordeaux, Marseille, et Nice et entre 3000 et 4000 à Metz, Strasbourg, Nantes, et Pau.

Quatre rassemblements déclarés à Paris

A Paris, quatre manifestations ont été déclarées en préfecture. Un premier rassemblement est prévu de 12h à 19h entre la place du Palais Royal (1er arrondissement) et la place Pierre Laroque (7e arrondissement).

En parallèle, à partir de 14h trois cortèges se mettront en marche: l’un partant de la place Joachim du Bellay pour se rendre place du Palais Royal, l’autre de Villiers à Bastille, et un dernier allant de Montparnasse au ministère de la Santé, organisé par Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes.

Risques de débordements

Lors des manifestations précédentes, les renseignements territoriaux ont constaté que les cortèges étaient composés de profils hétérogènes.

Certains sont antivax, d’autres sont favorables aux vaccins mais opposés à la méthode employée par le gouvernement.

D’autres encore sont anti-système, militants syndicaux, associatifs ou politiques, l’ultra-gauche restant toutefois très discrète sur cette mobilisation à l’inverse de l’ultra-droite et des mouvements de catholiques intégristes.

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« À l’instar des gilets jaunes, plus le conflit va durer, plus le risque est grand que les plus déterminés et radicaux parviennent à prendre le contrôle », estime le renseignement dans un rapport rendu en début de semaine, et qui redoute un possible durcissement du mouvement.

Selon une source gouvernementale à Politico, l’exécutif a reçu quelques « signaux faibles inquiétants » concernant le mouvement anti-pass sanitaire avec, notamment, une « volonté de certains de perturber les déplacements de ministres ».

Manifestations interdites, forces de l’ordre mobilisées

A Lyon, la préfecture a préféré interdire les rassemblements dans plusieurs quartiers, au vu des « des violences survenues lors des derniers rassemblements revendicatifs illégaux contre le pass sanitaire ».

Pour contenir les éventuels troubles à l’ordre public – qui avaient émaillés les manifestations des gilets jaunes -, 3000 policiers et gendarmes seront mobilisés à Paris ce samedi.

Le gouvernement se dit néanmoins serein à la veille de ces rassemblements, sa priorité étant de communiquer avec les Français qui ont peur du vaccin et non avec ceux qui le refusent pour des questions politiques.

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