Selon la Banque Mondiale, la Croissance Ãconomique de lâAfrique va chuter de 0,4% en 2022. La croissance économique en Afrique va baisser de 4% en 2021 à 3, 6% en 2022, en raison notamment de plusieurs facteurs exogènes, a indiqué, mercredi, lâéconomiste en chef de la Banque mondiale (BM) pour la région Afrique, Zeufack Albert.
Croissance Ãconomique de lâAfrique va chuter de 0,4% en 2022

« La croissance économique de lâAfrique durant 2022 va décroître, passant de 4% en 2021 à 3,6% en 2022 », a-t-il déclaré.
Albert Zeufack sâexprimait à la cérémonie de présentation du rapport Africaâs Pulse, une publication semestrielle du bureau de lâéconomiste en chef de la BM sur les perspectives économiques en Afrique.
Environnement mondial marqué par des chocs multiples et nouveaux

Selon Zeufack, les prévisions indiquaient un ralentissement de la croissance de lâAfrique subsaharienne pour cette année, dans un environnement mondial marqué par des chocs multiples et nouveaux.
Parmi les facteurs limitant cette dynamique de croissance figurent le ralentissement de lâactivité économique mondiale, la persistance des difficultés dâapprovisionnement, lâapparition de nouveaux variants du virus de la Covid-19.
Une inflation élevée, des risques financiers croissants dus à des niveaux dâendettement élevés et de plus en plus préoccupants et la crise en Ukraine sont également des facteurs à prendre en compte.
Afrique », à lâexception de « pays importateurs nets. »

La guerre en cours en Ukraine va « certainement » impacter les économies de lâAfrique. Mais contrairement à ce qui est redouté, dit-il, elle « nâaura aucune incidence majeure sur la croissance économique globale de lâAfrique », à lâexception de « pays importateurs nets. »
Il estime quâ »on est loin de la catastrophe connue en 2020 avec le Covid-19″. Mieux, « les pays riches en ressources naturelles dont la croissance est tirée par les exportations peuvent en tirer profit, même dans la durée », en surfant sur « la vague de lâinflation des prix », prédit-il.
Etats africains devront procéder à la « transformation systématique de leurs ressources naturelles

Pour Zeufack Albert, pour avoir une économie beaucoup plus résiliente, en mesure de faire face à de pareilles situations, les Etats africains devront procéder à la « transformation systématique de leurs ressources naturelles, au renforcement du système de protection sociale, mais aussi et surtout, aider les populations à investir dans des activités génératrices de lâéconomie. »
Le rapport Africaâs Pulse de la Banque mondiale est une analyse semestrielle des perspectives macroéconomiques à court terme de lâAfrique subsaharienne.













