La Cybernétique. Science de lâétude des mécanismes de la communication chez les êtres vivants et chez les machines, articulée autour de quatre éléments : lâentrée dâinformation, le stockage mémoriel, le traitement et la sortie de cette information. Définitions sur le même sujet…
Cybernétique
« à côté de la théorie de la technique électrique pour la transmission des messages, il y a un champ plus vaste qui englobe non seulement lâétude du langage, mais aussi lâétude des messages en tant que moyens de contrôle sur les machines et la société, le développement des machines à calculer et autres appareils automatisés analogues, certaines considérations sur la psychologie et le système nerveux, et une nouvelle théorie expérimentale de la méthode scientifique.
Cette théorie élargie des messages est une théorie probabiliste [â¦].

Il nâexistait pas de mot pour désigner ce complexe dâidées, et afin de désigner le champ tout entier par un terme unique, je me suis vu dans lâobligation dâen inventer un. Dâoù le mot âcybernétiqueâ que jâai fait dériver du mot grec kubernetes ou âpiloteâ », explique Norbert Wiener.
Automates (théorie des)
Ensemble des enseignements mathématiques de la modélisation de problèmes concernant la cybernétique, la synthèse des automatismes et lâintelligence artificielle.
Hubert Dreyfus cite Carl Sagan, en observant que « même les personnes qui ont un esprit scientiste ont le sentiment que, bien quâelles soient faites de matière, elles ne sont pas des machines ; cependant, récemment, il leur est de plus en plus répété, comme si cela était évident, que âchaque être humain est un ordinateur superbement construitâ et que les ordinateurs se comporteront éventuellement aussi intelligemment que les humains ».
Cyberespace
Espace cybernétique. Réseau de communication planétaire basé sur les rapports entre lâhomme et la machine. Le terme est attribué à William Gibson dans son roman Neuromancer (1984).
Les « cyberpunks » imaginés par Bruce Bethke et Gardner Dozois luttent contre la constitution de cet espace et développent leur propre vocabulaire/jargon.
Feed-back dâinformation
Remontée ou retour dâinformations du bas vers le haut de lâorganigramme hiérarchique dâune entreprise, ou du consommateur vers le producteur/distributeur.

Guy Paquette précise que « le mot feed-back a véritablement fait son entrée dans la littérature scientifique sous la plume de N. Wiener en 1948, dans le premier ouvrage consacré à la cybernétique.
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Notion clef de cette approche, le feed-back y est défini comme étant un processus permettant le contrôle dâun système (mécanique, physiologique, social) en lâinformant des résultats de son action. »
Communication non verbale
Communication de messages sans lâaide de mots écrits ou prononcés. Bien que divers, les principaux supports de la communication que sont alors le langage du corps (body language), le toucher, le regard et les expressions du visage apparaissent cependant limités à propos de la quantité et de la qualité de lâinformation transmise, mais également quant à lâinterprétation du message par les destinataires.

Richard Clément et Kimberly Noels citent Patterson pour rappeler que « cette forme de communication remplit plusieurs fonctions :
- 1) elle véhicule nos sentiments ;
- 2) elle régularise les conversations ;
- 3) elle exprime lâintimité ;
- 4) elle exprime la volonté de contrôle ; enfin
- 5) elle sert de support à la communication verbale ». La proxémie (proxemics) désigne lâétude des distances et des espaces autour des personnes, lâoculésie (oculesics) lâétude de lâutilisation des yeux, les interfaces haptiques (haptics) le rôle du toucher.
Par extension, en communication publicitaire, la communication non verbale va recourir exclusivement à lâimage sans support dâune accroche ou dâune body copy.
Le message repose alors le plus souvent sur une connotation laissée à la libre interprétation du destinataire.

à titre dâexemple, pour la publicité originale présentée en illustration, lâagence compte sur la reconnaissance et lâinterprétation par la cible de lâévocation du personnage « muet » de Charlot, ou de Adolphe Hitler, pour promouvoir la clé USB de 8 Go de la marque HP.
La part laissée à lâinterprétation et à la compréhension est importante, a fortiori dans un contexte culturel (indien) éloigné du contexte dâorigine des évocations.
Attachement (théorie de lâ)
Théorie reposant à lâorigine sur lâétude de la relation mèreenfant et qui postule la tendance quâun individu peut avoir à rechercher le contact (intime) avec dâautres personnes.
Cette recherche pouvant devenir un besoin prégnant au regard du réconfort voire de la protection attendue. Dans le cas précis de lâenfant, et plus encore du nouveau-né, elle pose la question dâune base biologique à lâattachement possible à lâautre.
Lancaster (théorie de)
Théorie présentée en 1966 par Kelvin John Lancaster. Elle stipule que la satisfaction du consommateur ne provient pas du produit, mais des attributs qui le caractérisent.
Richard Ladwein observe que : « Le modèle de Lancaster a su sâimposer comme préfigurant la modélisation du choix, en concevant les offres en concurrence comme des paniers dâattributs entre lesquels le consommateur doit arbitrer. Son choix est supposé se porter sur le produit dont les attributs maximisent son utilité.

Malgré les limites de lâapproche de Lancaster, la modélisation a fait son entrée dans lâétude du comportement du consommateur et de lâacheteur sans renoncer au principe de rationalité de la théorie économique classique. »













