Déclaration de politique générale devant l’assemblée nationale. Le Premier ministre, Monsieur Amadou BA, a présenté aujourd’hui lundi 12 décembre 2022, devant l’assemblée nationale, sa Déclaration de politique générale (DPG).
Déclaration de politique générale devant l’assemblée nationale

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Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Mesdames, Messieurs, les Ministres,
Mesdames, Messieurs, les représentants des corps constitués de lâEtat,
Excellences, Mesdames, Messieurs, les Ambassadeurs,
Messieurs les représentants des autorités religieuses et coutumières,
Sénégalaises et Sénégalais, mes chers compatriotes,
Câest pour moi un grand honneur, autant quâun privilège immense de me retrouver, aujourdâhui, devant vous, dans ce temple de la démocratie, pour sacrifier à la traditionnelle déclaration de politique générale du Gouvernement.
Câest un exercice auquel je me consacre avec humilité, mesurant le privilège que mâoffre le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, de servir le Sénégal sous sa Haute Autorité, et la gravité de la responsabilité qui est mienne de donner corps à sa vision, lui que ses compatriotes ont élu pour les conduire sur la voie dâun Sénégal émergent, dans lâéquité territoriale et la justice sociale : le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous.
Je saisis cette occasion solennelle pour rendre grâce à Dieu et exprimer ma profonde gratitude au Chef de lâÃtat Macky Sall, pour la confiance constante quâil a toujours manifestée à mon égard. Je lui exprime ma vive gratitude avec respect et considération tel quâil sied à la dignité de lâInstitution suprême quâil incarne dans notre pays, pour lui renouveler mon engagement et ma loyauté sans condition, à servir, sur la base de ses orientations éclairées et éclairantes, les intérêts supérieurs du Sénégal, de ses populations et de sa diaspora à travers le monde.
Au regard de la continuité de lâÃtat, je rends hommage à mes illustres prédécesseurs, hommes et femmes dâÃtat de grande valeur, qui se sont succédé du haut de cette tribune, pour indiquer la trajectoire de notre cher pays à un moment donné de son histoire.
Jâexprime mes hommages déférents à lâensemble de nos illustres Guides religieux et leur exprime notre reconnaissance pour les ferventes prières quâils formulent quotidiennement pour le bien et la paix du Sénégal et de ses populations. Jây associe tous nos chefs traditionnels, les leaders dâopinion, les anciens combattants ainsi que nos ainés, hommes et femmes qui aujourdâhui sont admis à faire valoir leurs droits à une pension de retraite après de loyaux services dans lâÃtat, le secteur privé et les organisations de la société civile.
Jâexprime mes sentiments respectueux aux forces de défense et de sécurité pour leur esprit républicain et leur engagement héroïque et patriotique, notamment pour la défense de lâintégrité du territoire et la sécurité des personnes et des biens, tout comme leur contribution aux missions de maintien de la paix dans le monde.
Ma solidarité va à lâensemble de nos compatriotes de la diaspora qui sont nos vaillants ambassadeurs à travers le monde, pour leur soutien multiforme à lâeffort de développement national par leurs investissements et leur esprit solidarité.
Jâai une pensée émue pour toutes les personnes, sénégalaises ou étrangères, qui sont en souffrance ou en difficulté dans notre pays, aux personnes malades dans les maisons et dans les structures de santé, aux femmes victimes de violence ou qui perdent la vie en la donnant, à toutes les personnes vivant avec un handicap ou qui nous ont quittés dans des situations tragiques ainsi quâaux personnes qui purgent des peines dans les établissements pénitentiaires.
Honorables Députés du peuple,
Avec vous toutes et tous, je partage le privilège qui mâéchoit de conduire la présente équipe gouvernementale car je suis sorti de vos rangs. Du fond du cÅur, jâadresse mes chaleureuses félicitations à chacune et à chacun dâentre vous, honorables représentants du peuple, pour votre élection à lâAssemblée nationale, à travers un scrutin dont la liberté, la sincérité et la transparence ont été reconnues de tous, confirmant par-là que la démocratie sénégalaise est à la fois majeure et mature.
La configuration actuelle de lâAssemblée nationale nous lance un énorme défi de conscience, de responsabilité et nous invite à cultiver lâart du dialogue contradictoire. Autant que cela sera nécessaire, les lois et décisions dâimportance cruciale seront prises à ce que je pourrais appeler « la majorité responsable et consciente ». Je pense à cette majorité qui a la capacité de sâélever pour transcender les clivages crypto personnels, les divergences partisanes, lâadversité gratuite et les intérêts éphémères, pour mettre au-dessus de toute considération en vue de le faire triompher, lâintérêt supérieur du Sénégal.
Au demeurant, le Président de la République Macky Sall, dont je connais le profond attachement au fonctionnement régulier des institutions de la République, engage le Gouvernement à exercer lâaction publique de façon concertée au service dâun Sénégal uni, au-delà de sa diversité. Car, je reste convaincu que, dans le cadre du vote des lois, du contrôle de lâaction du Gouvernement et de lâévaluation des politiques publiques, chacun dâentre vous apportera son expertise, son histoire, son expérience pour servir lâintérêt général et dont la synthèse fera éclore le Sénégal de nos espérances.
Honorables Députés du peuple,

Lorsque nous sollicitons les suffrages de nos compatriotes, nous le faisons sous la bannière de nos partis ou coalitions de partis, mais le choix du peuple possède cette magie de transformer lâélu partisan en député du peuple.
Câest une opportunité inédite qui nous est offerte pour prouver à la Nation lâamour que nous lui portons.
Plus dâune fois dans lâhistoire, les Sénégalaises et les Sénégalais ont su faire preuve de grandeur pour taire les divergences du moment, au prix du sacrifice de leurs intérêts ou au péril de leur vie, afin de privilégier la concorde, la paix et la cohésion. Chacune et chacun dâentre nous est interpellé, en son âme et sa conscience, sous le regard vigilant et lucide de nos compatriotes, mais aussi de la communauté internationale qui nous observent.
Ce regard doit nous rappeler tous quâune nation ne se bâtit pas sur la haine et lâadversité, la colère et les calomnies, les invectives et les médisances, les subversions et les transgressions. Pour être durable et vivre en paix, une nation se construit avec lâénergie de lâamour de soi et des autres nourri à lâaune de lâamour inconditionnel de la patrie.
Câest avec cette résonance positive que lâon peut créer des synergies vivantes et dynamisantes, source de vitalité, de créativité et dâépanouissement pour le plus grand nombre.
Câest à cette hauteur de vue que vous convie le Président de la République Macky Sall ; câest à ce défi que le Gouvernement, dont jâai la mission de coordonner lâaction, vous invite, pour travailler ensemble, en républicains clairvoyants, en patriotes authentiques, pour rivaliser dans la bienveillance et lâélégance, quelles que soient nos colorations politiques et nos ambitions personnelles. La devise du Sénégal nous enjoint de garder présent à lâesprit que la séparation est une illusion, que la conscience de lâinterdépendance est une sagesse puisque que nous formons un Tout indivisible : « UN peuple, UN but, UNE foi ».
Nous pouvons ne pas être dâaccord et câest cela même qui fait la force de notre nation. Pour utiliser avec efficience la richesse que constitue la diversité de nos pensées et de nos stratégies, de nos opinions et de nos croyances, de nos rêves et de nos ambitions, nous avons besoin de nous écouter, de nous respecter, dâêtre solidaires et compatissants devant les joies et les souffrances vécues par les populations.
Je suis de nature calme et je mâévertue en conscience à répondre positivement, même à celles et ceux qui se comportent différemment à mon endroit. Je les respecte et ne les juge pas, car jâignore les raisons qui les poussent à se projeter ainsi, comme du reste, je puis comprendre que ma manière de faire, dans certains de ses aspects, ne puisse leur convenir. Jâai pu conforter cette vision du monde auprès du Président de la République Macky Sall en termes de sérénité et de maitrise de soi, car comme vous le savez, rien, mais vraiment rien, ne peut le détourner de ses objectifs dans la recherche de la satisfaction des intérêts des Sénégalais en général, des femmes et des jeunes en particulier.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Je viens avec humilité et sérénité, devant cette auguste Assemblée, pour sacrifier au rituel républicain de la déclaration de politique générale du Gouvernement prévue à lâarticle 55 de la Constitution. La sacralité des institutions de la République et particulièrement de cet hémicycle, fait vibrer mon être et me conditionne au respect et à la bienveillance. Je suis convaincu que vous savez en faire autant que moi au regard de la force de vos engagements qui vous valent de représenter le peuple à lâAssemblée nationale.
Câest avec un grand honneur et un privilège immense, disais-je que je sacrifie donc à la tradition dâouvrir un dialogue républicain avec le peuple et devant la nation, à travers vous, leurs représentants, qui incarnez la sagesse du législateur, garantissez le fonctionnement de notre démocratie et assurez la continuité de lâÃtat.
Ce dialogue, pour institutionnel quâil soit, se doit aussi dâêtre fraternel, positif et constructif au-delà de la diversité de nos styles et de nos personnalités. Je souhaite que la solennité qui sâattache à lâexercice nâenlève rien à la cordialité qui était et qui reste celle de nos relations. Je demeure convaincu quâune démocratie moderne, comme la nôtre, ne peut se passer dâune représentation nationale capable dâexprimer les besoins et les préoccupations des populations dans la diversité de leurs situations, de leurs caractères et de leurs convictions.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mes chers compatriotes,
Nous sommes là pour répondre aux exigences immédiates de nos concitoyens et pour préparer leur avenir. La mise en Åuvre de lâambitieux programme de réformes que le Gouvernement vous propose, requiert l’efficacité et la cohésion des pouvoirs publics, efficacité et cohésion qui reposent sur le bon fonctionnement des institutions.
La tâche du présent Gouvernement sera de continuer l’Åuvre du précédent, de la conforter et de lâapprofondir. Nous voudrions bien adresser toutes les priorités, tout de suite. Mais le réalisme nous exige de procéder avec organisation et méthode ; les objectifs ne pouvant être atteints que graduellement. Conformément aux directives du Président de la République, les mesures dâallègement du coût de la vie et de soutien à lâemploi et à lâentreprenariat des jeunes, la lutte contre les inondations, la cherté du loyer restent la priorité des priorités.
Pour faire face à ces priorités et à ces urgences, le Président de la République a mis en place un Gouvernement d’action, un Gouvernement de combat : combat CONTRE la cherté de la vie, les inondations ; combat POUR lâemploi, la souveraineté alimentaire, la croissance en un mot, pour la satisfaction des besoins des populations.
Pour transformer les espérances des populations en victoires, jâai lâhonneur de vous partager lâétat dâesprit qui anime lâaction de ce Gouvernement de combat :
notre Gouvernement sera nécessairement un gouvernement de consolidation, en résonance avec les réalisations majeures déjà enregistrées ;
notre Gouvernement sera aussi un gouvernement en synergie avec les populations, à lâécoute de leurs besoins ;
il sera enfin un gouvernement résolument engagé, qui trace un sillon vers lâémergence.
Telles sont les trois orientations primordiales qui fondent la cohérence des politiques, des stratégies, des réformes, des programmes et projets que nous allons élaborer et mettre en Åuvre ensemble pour le bien du Sénégal.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mes chers compatriotes,
I. LE GOUVERNEMENT DE COMBAT SERA DâABORD ET AVANT TOUT UN GOUVERNEMENT DE CONSOLIDATION

Le Gouvernement, dont il mâincombe de coordonner lâaction, sera avant tout un Gouvernement de consolidation : consolidation des performances économiques, diplomatiques, sportives ; consolidation des acquis sociaux ; consolidation de lâÃtat républicain.
Deux ans après son élection à la tête de lâÃtat, le Président de la République Macky Sall avait conçu un instrument essentiel que le Gouvernement était chargé dâexécuter pour accomplir les tâches qui lui incombent : c’est le Plan Sénégal émergent (PSE) dans lequel sont présentés le cadre et les objectifs de l’avenir du pays à lâhorizon 2035. La mise en Åuvre du PSE, notamment le premier plan dâaction prioritaire, avait créé une dynamique de croissance forte et soutenue sur cinq années consécutives.
Câest ainsi que sur le plan économique, le PSE a permis de renforcer le cadre macroéconomique et de réaliser des performances en termes de croissance.
Cette nouvelle trajectoire de développement nous a valu des progrès significatifs, avec une hausse du PIB réel moyen de 5,6% sur la période 2014-2021 (et 6% avant la COVID-19) contre 3,07% sur la période 1980-2013. En 2023, le taux de croissance du PIB est projeté à 10,1% contre 4,8% en 2022.
Lâattractivité économique de notre pays sâest traduite par une forte hausse des investissements directs étrangers qui étaient en moyenne de 23,4% entre 2014 et 2021 contre 3% sur la période 1980-2013. Les crédits au secteur privé sur PIB qui étaient de 19% sur la période 1980-2013 sont passés à 28,5% entre 2014 et 2021.
En ce qui concerne le budget, les recettes ont connu une hausse constante. Il est passé de 2 345 milliards en 2012 à 6411 milliards en 2023. Ce qui démontre, à suffisance, la performance de nos administrations financières. Lâaccompagnement de nos partenaires techniques et financiers dans la mise en Åuvre réussie du PSE a eu également un impact très favorable. Ces résultats ont pu être réalisés grâce à un cadre budgétaire assaini, une situation financière maîtrisée, un endettement efficient.
à propos de la situation sociale, la masse salariale connait un accroissement exceptionnel. En 2023, elle sâétablira à 1 273 milliards. Cette forte augmentation traduit le recrutement en masse des jeunes dans la fonction publique. Non seulement, le nombre de salariés a beaucoup augmenté, mais les salaires aussi ont évolué de manière substantielle. Le Président de la République a revalorisé significativement la rémunération de lâensemble des agents, en 2022, à hauteur de 120 milliards, dans le but de lutter contre lâérosion de leur pouvoir dâachat.
Ce choix volontariste du Président de la République traduit sa fibre sociale, pour que la redistribution des fruits de la croissance passe aussi par lâamélioration des conditions de rémunération des agents publics, dâautant plus que le succès du PSE est également tributaire dâune administration compétente et motivée.
Lâenveloppe des bourses dâétude a été sensiblement augmentée. Elle est passée de 24 milliards en 2011 à 68 milliards en 2023 ; les bourses étrangères étant de 7 milliards par an.
Les retraités ont également vu leurs pensions nettement améliorées, de même que les militaires en situation dâinvalidité.
Enfin, de multiples emplois ont été créés dans le secteur privé, notamment grâce à la robustesse de la demande intérieure privée, aux grands chantiers, à lâessor de nos exportations. Entre 2012 et 2018, 367 356 ont été créés. Cette tendance se poursuit en 2019, avec 65 404 emplois créés ; 63 490 emplois en 2020 et 69 866 emplois en 2021.
Sur le plan diplomatique, lâexpression du leadership international du Président de la République Macky Sall nous honore, notamment avec son élection à la présidence de lâUnion Africaine. Il a brillamment contribué à davantage faire entendre et considérer la voix du continent sur des questions multilatérales dâimportance cruciale, telles que la réforme de la gouvernance mondiale, spécialement le Conseil de Sécurité des Nations Unies, lâarchitecture globale de la santé, la réallocation de droits de tirage spéciaux à lâAfrique, lâoctroi dâun siège permanent au G 20 pour lâUnion africaine, la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde, la transition économique juste et équitable, le respect de nos valeurs de culture et de civilisation.
Quant au sport, le Président de la République a réussi à construire un système sportif performant qui contribue au développement économique et social de notre pays et à son rayonnement culturel. Nos investissements utiles effectués se sont traduits, entre autres, par la mise en service du Dakar Arena et du Stade Abdoulaye Wade, ainsi que de lâarène nationale qui a été pendant longtemps une sollicitation des amateurs de lutte et qui permet de valoriser notre sport national.
Les travaux de rénovation des stades : Léopold Sédar Senghor, Lamine Guèye, Ãly Manel Fall et Aline Sitoé Diatta ont démarré en 2022, tandis que les travaux de mise aux normes se sont poursuivis pour le stade Lat Dior et ont permis son homologation par la CAF et la FIFA en 2022.
Dâautres projets dâinfrastructures sportives devront être exécutés en 2023, il sâagit des stades de Bambey, Ngéniène, Tivaouane, Malika, sans compter la réfection de plusieurs infrastructures sportives, notamment la piscine olympique, les stades de Cambérène, des Parcelles Assainies, dâAlassane Djigo de Pikine, de Caroline Faye de Mbour.
Sur le plan des compétitions internationales dans plusieurs disciplines sportives, notamment les sports de combat, le handball, le beach soccer ou le football, des niveaux de performance jamais atteints, auparavant, ont été réalisés.
Sây ajoute lâheureuse perspective pour notre pays dâaccueillir, pour la première fois en Afrique, les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2026.
Je profite de lâoccasion pour adresser mes chaleureuses félicitations à notre chère équipe nationale de football pour sa participation plus quâhonorable à la Coupe du monde actuellement en cours au Qatar. La joie et la fierté que vous avez apportées au peuple sénégalais sont encore vives dans nos cÅurs et dans nos esprits lorsque vous avez gagné pour la première fois de notre histoire le trophée continental.
Mesdames, Messieurs, honorables Députés du peuple,
Les premiers succès du PSE se sont matérialisés par des réalisations tangibles. Assurément, les infrastructures économiques de notre pays ont été fortement consolidées, grâce à la mise en Åuvre des grands projets du Chef de lâÃtat Macky Sall, notamment les programmes dâéquité territoriale.
Le Programme dâUrgence de Développement Communautaire (PUDC), avec ses 4 volets : allègement des travaux des femmes, hydraulique rurale, pistes rurales et électrification rurale, a été conçu en 2015 en vue dâéradiquer la pauvreté et les inégalités. Ses performances en ont fait un modèle dans la sous-région. Il a bénéficié de financements à hauteur de 220 milliards de francs.
Le PROMOVILLES, comportant trois volets : voirie urbaine, assainissement et éclairage public a été lancé en 2016, il a eu des résultats satisfaisants en termes de développement des infrastructures, dâaménagement et dâappui aux collectivités territoriales et a bénéficié dâune enveloppe financière globale de 151 milliards de francs.
Le PUMA qui intervient en zone frontalière pour satisfaire les attentes légitimes des populations, lancé en octobre 2016 sur financement interne de lâEtat, vise lâéquité territoriale par la modernisation des axes et territoires frontaliers et lâamélioration des conditions de vie des populations dans ces zones. Son bilan est satisfaisant avec une mobilisation de ressources internes de 15 milliards dans les volets : santé, hydraulique, éducation, désenclavement, et agriculture.
Ces programmes ont permis de moderniser et dâétendre les voies de communication. Les réseaux routier et autoroutier ont été densifiés. Ainsi, lâautoroute Ila-Touba, les routes du sud, du Dandé Mayo, le pont Nelson Mandela de Foundiougne, celui de Marsassoum et les 18 autoponts de Dakar constituent de véritables leviers économiques pour ces zones à fort potentiel. Par ailleurs, 6673 kilomètres de pistes rurales ont été réalisées pour désenclaver les territoires de lâintérieur. Le Train express régional Dakar-Diamniadio fait le bonheur quotidien des populations de Dakar et de ses environs. La finalisation du dossier de lâautoroute du nord est en cours, en même temps que lâexécution de celle de Mbour-Fatick-Kaolack.
Le développement et la restructuration du réseau électrique a permis dâatteindre un taux dâélectrification au niveau national de 80% en 2022. Le taux dâélectrification rural est passé de 27 à 58%.
Lâéquité territoriale a été incontestablement renforcée par lâélargissement de la carte scolaire. Câest ainsi que 35 897 salles de classe, 64 daaras modernes, 5 instituts supérieurs dâenseignement professionnel et 14 espaces numériques ouverts ont été construits et équipés, depuis 2012.
Lâéquité sociale et lâefficacité du système de santé ont été largement améliorées, spécialement, à travers le recrutement important de professionnels, la mise en service de nouvelles structures : 300 postes de santé, 18 centres de santé et 9 hôpitaux, notamment à Sédhiou, Kédougou, Kaffrine et Touba. Grâce à ces investissements, le secteur a connu une augmentation de la capacité litière et permis la mise à disposition de spécialités jusque-là inexistantes dans ces zones depuis lâindépendance. La vigilance et la sécurité ont été renforcées dans nos structures sanitaires pour éviter les accidents qui ont eu à être notées.
La résilience des ménages et lâinclusion sociale ont été considérablement raffermies. Conformément aux indications du Président de la République, le pouvoir dâachat a été soutenu pour réduire considérablement les inégalités. En définitive, en 2022, les subventions ont couté 717 milliards, soit 4,4% du PIB.
Câest ainsi que le secteur de lâénergie a bénéficié de subventions directes de 300 milliards. Celles-ci ont permis de maîtriser les prix de lâélectricité, du gaz butane et du carburant, particulièrement le gasoil qui constitue le produit pétrolier le plus utilisé par les consommateurs aux revenus les plus modestes.
La stabilisation des prix des produits de grande consommation des ménages aura coûté un montant global de 157 milliards en 2022. Les principaux produits concernés par ce soutien direct aux ménages sont le blé, lâhuile, le sucre, le riz et le maïs.
Un montant de 450 milliards est prévu au titre des subventions pour lâannée 2023 dont 350 milliards pour lâénergie. En tout état de cause, en 2023, les subventions ne dépasseront pas 2,2% du PIB. Parallèlement, des mesures spécifiques sont prévues pour les réduire, notamment dans les domaines de lâélectricité et du carburant, afin dâéviter des dérapages susceptibles de porter atteinte aux équilibres budgétaires. Mieux, la distribution des subventions sociales sera davantage ciblée. La différentiation sera opérée entre les bénéficiaires, de sorte à fournir plus dâaide à ceux qui en ont le plus besoin.
En outre, la gouvernance de la SENELEC sera réformée à travers sa restructuration qui est déjà en cours. Ainsi seront créées une holding qui sera le concessionnaire vis-à -vis de lâÃtat et ses filiales. La séparation comptable est effective depuis 2019. La séparation juridique et organisationnelle sera finalisée au cours du premier trimestre de lâannée 2023.
L’action de rétablissement des grands équilibres qui a été initiée à travers la mise en Åuvre du PAP-2A et les programmes de relance et de redressement, commence à porter leurs fruits. Notre économie est non seulement en phase dâabsorber les chocs exogènes, mais elle est en train dâengranger les dividendes dâune politique cohérente de résilience et de consolidation des acquis.
La bonne nouvelle est que les perspectives pour les mois prochains sont nettement meilleures. Grâce aux sacrifices de lâÃtat et des partenaires sociaux lors des concertations citoyennes contre la vie chère, le Président de la République Macky Sall a baissé les prix des produits et des services de grande consommation. J’adresse un appel solennel aux industriels et aux commerçants à maintenir cet élan patriotique pour lâamélioration du pouvoir dâachat des ménages.
En tout état de cause, le Gouvernement se fera fort de protéger davantage les consommateurs, surtout les plus vulnérables. Câest ainsi que, sur instruction du Président de la République, le Gouvernement, tout en privilégiant le dialogue et la concertation, va garantir le respect de la règlementation. Il procédera au recrutement de 1 000 volontaires de la consommation dans le but de renforcer le contrôle des prix.
Le Président de la République Macky Sall veut un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous, voilà pourquoi, il a mis en place dâimportants programmes dâéquité sociale. Il a instauré une Bourse de sécurité familiale pour les familles défavorisées, conditionnée à des critères de revenus, dâinscription et dâassiduité à lâécole des enfants, afin de combattre les injustices sociales et les inégalités pour une meilleure répartition des richesses nationales. Ce programme, lancé en 2013, a bénéficié jusquâen 2021 de 164 milliards de francs, ce qui a permis de mettre à la disposition de plus de 316 mille ménages démunis, une bourse de 25 mille francs par trimestre pendant 5 ans, soit 100 mille francs par an pour renforcer leurs moyens dâexistence et capacités éducatives et productives. En 2022, à travers les bourses de sécurité familiale, lâÃtat a soutenu financièrement les 543 mille familles les plus vulnérables, à hauteur de 42 milliards pour consolider leur pouvoir dâachat.
Quant à lâentrepreneuriat des jeunes et des femmes, lâesprit dâentreprise a été libéré. Le Gouvernement a mis en Åuvre divers programmes dédiés à lâinsertion professionnelle, à la promotion de lâauto-emploi des femmes et des jeunes, notamment avec le programme « Xëyu ndaw ñi », doté dâune enveloppe de 450 milliards. La Délégation à lâentrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a octroyé entre 2018 et 2022 des financements à hauteur de 100 milliards de francs au profit plus de 204 mille bénéficiaires dont plus de 75% de femmes. Ces financements ont touché 552 communes touchées des 46 départements du pays. En plus de cet accompagnement financier, la DER/FJ assure à ses bénéficiaires un appui non financier. Ainsi, 10 259 entrepreneurs ont bénéficié de formation ; 4 559 unités économiques ont été immatriculées ; 415 startups du numérique sont suivies.
Le PSE a aussi permis de renforcer les institutions de la République. Câest ainsi que notre Gouvernement se fera fort dâaffermir lâÃtat républicain. Cette consolidation passe par la modernisation de lâAdministration, lâamélioration du fonctionnement de la Justice et le renforcement de la sécurité et de la stabilité sociale qui sont les fondements dâune paix durable.
La modernisation et lâamélioration de la performance de lâAdministration sénégalaise constituent le premier facteur de consolidation de lâÃtat républicain. En effet, lâAdministration publique reste le bras séculier de lâÃtat. Le Gouvernement va continuer lâeffort de modernisation de notre Administration pour en faire une véritable Administration de développement, une Administration au service du développement.
Je crois profondément aux femmes et aux hommes qui travaillent dans notre Administration, parce que je reconnais leur sens élevé du service public. Je ferai en sorte quâils soient une véritable force dâaction, convaincu que je suis par leur aptitude à s’organiser, à réfléchir et à proposer des solutions pragmatiques à partir de leur expérience du terrain.
Nous le savons tous, notre Administration a toujours constitué le socle de notre unité nationale, le gardien de notre stabilité et le régulateur de nos transitions politiques. Elle soutient de façon indéfectible la mise en Åuvre de nos politiques publiques. Elle contribue aussi à maintenir notre nation au rang de démocratie majeure et apaisée.
Par ailleurs, lâamélioration continue des conditions de travail des agents est une exigence pour permettre la délivrance de services adéquats aux usagers. LâAdministration sera renforcée aussi bien dans ses moyens que dans son organisation. J’en prends l’engagement devant la représentation nationale, car jâentends, depuis le plus profond de nos territoires, une demande pressante de transformation du secteur public.
Le Gouvernement ira encore plus loin et cela passera principalement par la poursuite des efforts de formation et de renforcement des capacités, la promotion de lâéthique et de la déontologie, le dialogue et la collaboration permanente avec les partenaires sociaux mais également la dématérialisation des procédures administratives. A ce propos, le Programme dâappui à la modernisation de lâAdministration sera renforcé pour permettre une plus grande efficacité de lâaction gouvernementale.
De nos jours, plus que par le passé, la communication est la pierre angulaire des relations entre lâÃtat et les citoyens. Lâefficacité du lien qui les unit repose sur la compréhension mutuelle. LâAdministration doit être lâoreille dâun Ãtat à lâécoute de son peuple et surtout lâartisan des réponses aux besoins exprimés par les citoyens et les usagers.
Pour cela, la communication gouvernementale et administrative va miser sur une approche pédagogique moderne, à travers lâaccessibilité et la diversification des canaux de communication, grâce notamment aux opportunités que nous offrent le numérique et les réseaux sociaux.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le deuxième facteur qui va contribuer à consolider lâÃtat républicain consiste à moderniser la Justice et à apporter plus de célérité dans son fonctionnement.
Les attentes légitimes du corps social envers notre système judiciaire sont de plus en plus grandes. Câest ainsi que l’amélioration des conditions de fonctionnement du service public de la Justice constitue une priorité de lâaction gouvernementale.
Le bon fonctionnement de cette institution doit se traduire par un service aux usagers accessible, efficace et efficient. Il est alors primordial de consolider lâaction de la Justice au service de nos concitoyens.
à cet effet, les conditions de travail des magistrats, des auxiliaires et des travailleurs de la Justice seront améliorées à travers la modernisation des infrastructures judiciaires. En outre, la mise en Åuvre du projet de construction et dâéquipement de lâÃcole de la Magistrature et des Professionnels du Droit permettra de recruter et de former plus dâagents de la Justice afin de réduire la durée des procédures.
Afin dâaider la Justice à faire jouer à la prison sa véritable mission qui est de protéger la société, dâassurer la sanction du condamné et de préparer sa réinsertion socio-professionnelle, le Gouvernement va améliorer les conditions matérielles de détention, ainsi que les conditions de travail des agents de lâAdministration pénitentiaire.
En outre, il va continuer de lutter contre le surpeuplement carcéral. Câest ainsi que lâutilisation du bracelet électronique, comme alternative à la détention provisoire et comme mode dâaménagement des peines, sera effective dès le début de lâannée 2023. Le Centre de surveillance électronique mis en place à cet effet a été inauguré le mois dernier.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le troisième élément consolidant lâÃtat républicain est le renforcement de la sécurité et la stabilité sociale, gages dâune paix durable.
La liberté dâexpression est le fondement de toute démocratie. Il ne saurait y avoir de pleine démocratie sans accès à une information transparente et fiable. Notre pays a une longue tradition de protection des droits fondamentaux, notamment la liberté dâexpression, la liberté dâinformation et la liberté de la presse. Ces droits ne sont, cependant, pas absolus. La responsabilité et la redevabilité en sont les corollaires. Ils sâexercent dans le strict respect des lois en vigueur et en conformité avec les règles dâéthique et de déontologie.
Nous savons que le recours aux médias classiques nâest plus obligatoire pour communiquer publiquement. Les réseaux sociaux constituent une incontestable avancée pour la liberté dâexpression. Ils ont révolutionné lâindustrie des médias et les modes de communication en offrant aux citoyens et à la société civile une diversité des supports dâexpression.
En revanche, force est de constater que les libertés de communication et dâexpression offertes par les réseaux sociaux génèrent des abus inacceptables : violation de la vie privée, messages de haine, fausses informations, diffamation, harcèlement, appels à la violence, propagande terroriste, etc.
Face à tant de dérives malheureuses, notre société sâinterroge, sâinquiète et sâalarme. Elle exige de vous et de nous tous, des mesures fortes pour combattre les abus de quelque nature et de quelque origine quâils soient. Fort de cela, le Président de la République Macky Sall, a donné instruction au Gouvernement de réfléchir à un dispositif de régulation des réseaux sociaux et du cyberespace.
De toute évidence, lâintervention publique doit reposer sur un équilibre entre une politique ferme, indispensable pour lutter efficacement contre les auteurs des abus et une logique de responsabilisation accrue des acteurs. Celle-ci passe par lâéducation, la sensibilisation et lâengagement citoyen des internautes.
Dans cette perspective, le Gouvernement va initier de larges concertations entre les acteurs dans le but de concilier la liberté dâexpression avec le droit dâêtre protégé contre la manipulation de lâinformation, le droit de ne pas être diffamé, injurié ou harcelé sur les réseaux sociaux.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Assurément, lâatout indéniable de notre pays se trouve dans la diversité des opinions. Lâacceptation de la différence, le respect de chacun et la présence au sommet de lâÃtat d’un pouvoir garant de ce qui est essentiel pour la Nation comme pour la République sont des facteurs d’équilibre, de stabilité et de progrès.
Nous partageons tous lâidéal de liberté qui a toujours guidé les pas de notre nation, sans hésitation ni incertitude. Cet idéal sera protégé, tout comme lâordre public sera maintenu en tout temps et en tout lieu.
Pour mieux assurer la sécurité et la tranquillité publiques et le maintien de lâordre, les effectifs de la Police et de la Gendarmerie ont été relevés, et le seront davantage. Dans le même temps, plusieurs brigades, commissariats de sécurité et postes avancés aux frontières ont été rendus opérationnels, parallèlement à la montée en puissance de la police scientifique ainsi que la création dâunités dâintervention spécialisées. Et pour mieux tenir compte de lâimpact des technologies numériques sur notre sécurité, le Gouvernement renforcera le cadre stratégique et opérationnel de la cybersécurité et organisera la prévention et la gestion des crises cyber.
Câest ainsi que le combat contre lâinsécurité sera poursuivi et accentué. L’insécurité, si elle se développe, pourrait menacer l’équilibre même de notre corps social. Elle doit donc être traitée avec détermination. Chaque Sénégalais mérite de se sentir en sécurité sur lâétendue du territoire de la République. Pour cela, la violence sera combattue sous toutes ses formes. Le Gouvernement continuera de veiller à ce que toute personne vivant dans notre pays soit en sécurité et ait la chance dây vivre en paix.
Au demeurant, la paix en Casamance sera définitivement entérinée par une démarche qui prend en considération lâintérêt de nos chers compatriotes établie dans cette belle région du pays. Le potentiel économique et le patrimoine culturel inestimables de cette région naturelle du Sénégal seront davantage exploités au profit de ses dignes fils et de lâensemble de la population.
Par ailleurs, la sécurité civile sera renforcée pour accroître la résilience des populations, de même que la prévention et la lutte contre les accidents de la circulation. Le Gouvernement va finaliser et exécuter la stratégie nationale de protection civile pour lâadapter aux enjeux et défis dâun monde confronté à un nouveau cycle de catastrophes liés au dérèglement climatique.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,

Les défis sécuritaires persistent dans la région du Sahel, en raison de la recrudescence des attaques terroristes et de lâélargissement progressif des zones dâinfluence des organisations extrémistes violentes. Au plan politique, des coups dâÃtat ont affecté lâordre constitutionnel dans certains pays de la sous-région. Même si, des avancées ont été notées dans les processus de transition, ces derniers mois, principalement, en raison du rôle éminent joué par la CEDEAO et lâUnion africaine.
Soyez rassurés que la défense de lâintégrité du territoire sera garantie, car il sâagit dâun principe inaliénable et non négociable. Vous savez que la sécurité du pays est vitale pour notre survie en tant quâÃtat et en tant que nation. De la sorte, aucun compromis ne sera acceptable et aucune concession ne sera faite dans ce domaine.
Le Gouvernement veillera à ce que les forces de défense et de sécurité soient en mesure d’accomplir leur mission. Notre appareil de défense et de sécurité national sera ainsi dans la posture adéquate pour pouvoir répondre, comme il se doit, à toute mission aussi bien sur le plan national que dans le cadre dâopérations conjointes reposant sur des alliances ou sur des mécanismes de sécurité collective.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mesdames, Messieurs,
II. LE GOUVERNEMENT DE COMBAT SERA DONC UN GOUVERNEMENT DE CONSOLIDATION. IL SERA AUSSI UN GOUVERNEMENT à LâÃCOUTE DES POPULATIONS.
Nous sommes convaincus que la satisfaction de la demande sociale doit être la mère des batailles. Lâécoute des populations fait connaître au Gouvernement les besoins sociaux et les préoccupations de la jeunesse de notre pays. Sur cette base, il va garantir les solidarités essentielles à notre société, tout en offrant aux jeunes une place de choix dans ses politiques.
Les ressources humaines sont la principale richesse de notre pays. Aussi, la vision du Chef de lâÃtat Macky Sall, est-t-elle de faire de la croissance projetée, une croissance quantitative, mais aussi une croissance qualitative, à travers le renforcement du capital humain. La qualité de la croissance passe par la redistribution de ses fruits à toutes les couches sociales, surtout aux plus démunies. Sous ce rapport, lâéducation, la santé, lâaccès au logement, la protection des consommateurs seront au cÅur des préoccupations du Gouvernement. Un effort particulier sera accordé à lâéradication de la faim et de lâextrême pauvreté.
Ãtre à lâécoute des besoins des populations signifie, pour le Gouvernement, combattre la faim et lutter contre lâextrême pauvreté. Notre pays a déployé des décennies d’efforts pour réduire la pauvreté. Le Président de la République Macky Sall nous a donné instruction de poursuivre le combat avec une vigueur nouvelle. II n’est pas concevable que tant de gens vivent dans un tel dénuement. Le Gouvernement va sâatteler à accélérer lâéradication de la faim et de lâextrême pauvreté dans les zones touchées.
De 2012 à maintenant, lâÃtat du Sénégal a réalisé gratuitement 133 956 raccordements au réseau dâeau grâce à sa politique de branchements sociaux qui a permis à près de 1,4 million de personnes dâaccéder à lâeau courante. à ce titre, il est également prévu dâaccroître ce dispositif dâici 2026, dâau moins 30% dans le périmètre urbain, à travers un projet de 70 mille branchements et plus de 1 000 kilomètres dâextension de réseau en cours de finalisation.
La mise en service de la première phase du projet KMS-3, le 28 avril 2021, a permis dâapporter une production journalière additionnelle au triangle Dakar-Mbour-Thiès de 130 millions de litres dâeau par jour, soit 65 % de sa capacité maximale de production. Ces volumes supplémentaires ont permis dâaméliorer considérablement la desserte en eau potable de Dakar et sa banlieue. En effet, une bonne augmentation de la pression et la disponibilité de lâeau de manière continue est notée dans lâécrasante majorité des localités desservies.
Le Gouvernement finalisera la deuxième phase du projet KMS-3 avant la fin de lâannée 2023. Il sâagit du surpresseur de Mékhé pour transporter vers Thiès, Dakar et Mbour les 100 millions de litres dâeau par jour. Les travaux complémentaires amélioreront la qualité de lâeau à Mbacké, Sadio, Taïf, Baïla et Darou Rahmane à travers le système de transfert dâeau douce à partir de la localité de Sadio. Cette opération sera poursuivie jusquâà Diourbel.
Les travaux du Projet de renforcement de la résilience des écosystèmes du Ferlo dont la première phase dâun coût de 166 milliards va démarrer en 2023. Le projet prévoit un transfert annuel de 530 millions de m3 d’eau par an depuis le Lac de Guiers jusquâà Linguère à travers des canaux à ciel ouvert sur un linéaire de 115 km, en vue de mettre en valeur un potentiel annuel de 46 mille hectares pour promouvoir et redynamiser les activités agrosylvopastorales dans le Ferlo.
Le Gouvernement va réaliser également de nouveaux systèmes de production dâeau, renouveler et réhabiliter de 55 forages, étendre et densifier les réseaux avec 50 km dans la zone sud, 35 km dans la zone nord, 45 km à Touba et surtout développer un important programme de branchements sociaux dans les régions du centre. Ainsi, 39 731 branchements sociaux seront subventionnés, 91 mille personnes seront nouvellement desservies à lâeau potable et le taux moyen de disponibilité des forages ruraux passera à 96%.
La conjugaison de toutes ses réalisations aura un impact significatif sur les indicateurs sectoriels. Ainsi, pour 2023, le taux dâaccès à lâeau potable ciblé est de 100% en milieu urbain et 97% en milieu rural.
La solidarité donne tout son sens au respect de la dignité humaine. Dans la continuité de la politique de soutien aux ménages les plus vulnérables décidée par le Chef de lâÃtat Macky Sall, notre Gouvernement poursuivra les mesures de soutien direct à travers, entre autres, les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle, lâappui aux filets sociaux, pour préserver ces segments de la société de la précarité, au nom des principes dâéquité, de solidarité et de cohésion sociale.
La mise en Åuvre du Programme de Couverture maladie universelle à partir de 2015, en vue de porter le taux de couverture de couverture du risque maladie de 20% à 53,2% et dâaméliorer lâaccès aux soins pour tous et de relever le taux de couverture de lâassurance maladie de 20% à 75%, a mobilisé des ressources internes de 118 milliards de francs sur la période 2015-2021.
Ces concours financiers ont permis de porter le nombre de mutuelles de santé à 675 et dâenrôler 2,5 millions de bénéficiaires dont 1,5 millions membres des ménages bénéficiaires du Programme national de bourses de sécurité familiale et 17 mille détenteurs de la Carte dâégalité des chances. Ces cartes permettent aux personnes handicapées dâaccéder aux services essentiels relatifs à la santé, à la réadaptation, aux transports, aux finances, à lâéducation, à lâemploi et à la formation.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Pour le Gouvernement, être à lâécoute des populations se traduit aussi par la correcte prise en charge des besoins éducatifs des jeunes de notre pays. Lâéducation et la formation pour demain et pour aujourdâhui constituent un pilier fondamental de la stratégie gouvernementale de satisfaction de la demande sociale. L’éducation joue un rôle essentiel dans le développement économique et social de notre pays. C’est pour cette raison, quâelle constitue un des fondements majeurs du Plan Sénégal émergent. Le Gouvernement, sous l’autorité du Chef de lâÃtat Macky Sall, n’a pas de plus haute ambition que de préparer l’avenir du pays. Cet avenir se construit à travers lâéducation et la formation de nos enfants.
L’éducation sera ainsi au premier plan de notre action et j’entends m’y intéresser personnellement, dâabord par conviction, et ensuite par devoir.
Le Gouvernement sâattellera à bâtir « lâécole du futur », comme lâa indiqué le Chef de lâÃtat. à cet égard, Il poursuivra l’Åuvre de rénovation entreprise afin de mettre en valeur notre plus importante ressource : le capital humain. Le numérique éducatif, la réforme des curricula doivent aider à former les Sénégalais de demain, pour faire dâeux, des citoyens engagés, des travailleurs qualifiés et des génies innovateurs, capables de faire face aux exigences de leur époque. Voilà l’enjeu et voilà , pour le Gouvernement, ce qui constitue un réel défi.
Le Gouvernement veillera à intégrer les nouveaux métiers dans la perspective de la mise en adéquation des formations avec les exigences réelles du marché. En effet, notre économie ne peut se développer sans une main dâÅuvre compétente, en nombre suffisant et disponible préalablement à la création des emplois.
Du reste, le Sénégal est aussi un pays profondément religieux. Le Président de la République Macky Sall demeure sensible aux vertus et principes qui ont fait rayonner notre pays dans le monde. Câest ainsi dâailleurs quâil a donné instruction au Gouvernement de procéder au recensement des daaras et de leur affecter 20% de la subvention destinée aux établissements dâenseignement.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Un Gouvernement à lâécoute des populations est un Gouvernement qui prend à bras-le-corps leurs préoccupations en matière de santé. La santé pour tous constitue un pilier non moins essentiel pour faire de la croissance, une croissance de qualité.
Ma conviction profonde est que la santé nâest pas un bien marchand, encore moins un luxe ; il sâagit dâun besoin humain fondamental et un droit social. Câest la raison pour laquelle, le programme de la carte dâégalité des chances sera évalué et étendu. De même, la prise en charge médicale des soins coûteux des personnes et groupes vulnérables sera renforcée.
La CMU a permis de prendre en charge 11 mille femmes dans le cadre de la gratuité de la césarienne ; 2,5 millions dâenfants de moins de 5 ans pour une gratuité des soins. Elle a également permis dâalléger la prise en charge des personnes souffrant de lâinsuffisance rénale chronique, par la gratuité de lâhémodialyse. La prise en charge de ces dépenses onéreuses par lâÃtat, est une vraie bouffée dâoxygène pour des milliers de Sénégalais. LâÃtat a accompagné cette mesure de gratuité par la construction et lâéquipement de centres de dialyse pratiquement dans toutes les régions du Sénégal.
La politique de prévention est la base de la politique de santé publique du Gouvernement. Elle est tributaire, en tout premier lieu, de lâhygiène publique et des comportements alimentaires.
Lâoffre de service de santé sera améliorée en quantité et en qualité ; elle sera élargie et rendue plus accessible. Le Programme de digitalisation du système de santé va bénéficier dâun budget de 34 milliards. La réforme hospitalière va renforcer la territorialisation de lâoffre de soins et la création de centres dâexcellence pour une spécialisation et la modernisation des services des urgences.
De 2012 à maintenant, 9 nouveaux hôpitaux, 18 centres de santé, 300 postes de santé et 21 centres de dialyse ont été créés ; la gratuité des soins assurée pour 2,5 millions dâenfants de moins de 5 ans. Cet effort sera accentué, notamment avec la construction du Centre polyclinique de lâHôpital Principal, des centres hospitaliers nationaux El Hadji Malick Sy de Tivaouane, Alioune Badara Cissé de Saint-Louis et dâOncologie de Diamniadio et du centre hospitalier régional de Ourossogui.
Déclaration de politique général.pdf
En matière de soins de santé de base, la mise à niveau des blocs opératoires et des services de néonatologie sera poursuivie. Lâouverture de blocs et centres de santé est prévue à Thiadiaye, Mékhé, Mbour, Thiès et Kanel. La construction et la réhabilitation des centres, postes de santé et brigades dâhygiène et le renforcement du Programme élargi de vaccination, figurent aussi en bonne place dans lâagenda gouvernemental.
Toujours dans le but dâaméliorer sensiblement la santé de nos concitoyens, le Gouvernement se fera un point dâhonneur dâappuyer le déploiement et le développement dâentreprises pharmaceutiques. La relance de l’industrie pharmaceutique est sur de bons rails. LâAgence de régulation pharmaceutique a été créée en avril 2022. Elle a pour objectif dâassurer, à lâhorizon 2035, la production locale de 50% des vaccins, des médicaments et autres produits essentiels.
Enfin, lâamélioration de la santé de nos compatriotes passe par lâaugmentation de la qualité des ressources humaines du secteur. En effet, les actions de relèvement du plateau médical seraient vaines sans un personnel de qualité, en nombre suffisant et motivé. Le Gouvernement poursuivra les efforts de renforcement des effectifs du personnel médical.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Les inondations constituent un défi majeur que nous impose le dérèglement climatique à lâéchelle mondiale. C’est une préoccupation commune au Chef de lâÃtat et à vous-mêmes, honorables élus du peuple, c’est aussi celle de tout le Gouvernement. Le combat contre les inondations constitue un autre élément important de la demande sociale à laquelle le Gouvernement prête une oreille attentive. Le Gouvernement va poursuivre vigoureusement les actions de prévention et de lutte contre les inondations.
La bataille contre les inondations ne peut être conduite que d’une façon résolue, mais elle ne peut être livrée que sur la base d’une stratégie concertée. à cet effet, une politique ferme d’aménagement du territoire est indispensable.
Le Gouvernement a mis en Åuvre un Programme décennal de gestion des inondations, couvrant la période 2012-2022, et évalué à 767 milliards de francs, qui a abouti à des progrès notoires. Dans le cadre du sous-programme « Gestion des eaux pluviales », la réalisation dâinfrastructures de drainage des eaux pluviales à hauteur de 439 milliards a permis de réduire efficacement lâimpact des inondations dans plusieurs zones de la région de Dakar et dans dâautres régions comme Kaolack, Diourbel, Thiès, Sédhiou, Kaffrine, Fatick. En 2022, lâEtat a mobilisé un montant de 26 milliards qui seront portés à 47 milliards destinés à la prévention et à la gestion des inondations.
Mieux, le Gouvernement va formuler un nouveau programme multisectoriel de lutte contre les inondations 2023-2033 après la finalisation des travaux dâévaluation du programme décennal 2012-2022.
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Les travaux de restructuration du système de drainage des eaux pluviales du bassin versant de la Zone de Captage dâun coût de 16 milliards vont démarrer, de même que le Projet intégré de sécurité de lâeau et dâassainissement avec une dotation de 5,7 milliards en 2023 qui impactera Koumpentoum, Goudiry, Ourossogui, Kanel et Ranérou. à travers ces différents programmes, le Gouvernement entend porter le taux dâaccès à lâassainissement à 72% en milieu urbain et 59% en milieu rural.
Enfin, les travaux dâassainissement des eaux usées du PEAMIR contribueront à améliorer le cadre de vie des populations de Gandiaye, Nioro du Rip, Guiguinéo, Koungheul, Malem Hodar, Diourbel, Birkilane. Il en sera de même à Pikine-est, Rufisque, Cambérène, Touba, Matam, et Tambacounda.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Lâaccès à un logement décent reste aussi au cÅur des préoccupations gouvernementales, parce que le Président de la République en porte la vision.
Le projet des 100 mille logements est une des composantes du Programme « Zéro bidonville », une initiative au cÅur du dispositif opérationnel de la nouvelle politique de lâhabitat du Gouvernement. Il connait un début dâexécution satisfaisant avec le démarrage des aménagements, des constructions, du développement de lâécosystème de la construction. Les premiers lots seront livrés avant le 31 décembre 2023.
Les prix des loyers avaient continué de connaître une poussée inflationniste qui affecte considérablement les revenus des ménages et qui anéantit les efforts faits pour accroître le pouvoir dâachat des Sénégalais. Les concertations contre la vie chère vont aussi permettre de réduire les prix des loyers des locaux à usage dâhabitation, soulageant du coup, les budgets des ménages dâune charge jusquâici pesante et incompressible.
Mieux encore, la mise en Åuvre du Plan national dâaménagement et de développement territorial et lâapplication de la loi dâorientation pour lâaménagement et le développement durable des territoires permettront à notre pays de renouer avec la prospective territoriale.
Le Programme dâappui aux communes et agglomérations du Sénégal rural (PACASEN- Rural), financé à hauteur de 352 milliards sur la période 2023-2027 par lâÃtat et les partenaires au développement, sera suivi avec diligence dans le but dâaméliorer le bien-être des populations par lâaccès universel aux services publics de base, notamment.
Lâespace urbain fera lâobjet dâune gestion rationnelle pour lutter contre le désordre de lâoccupation spatiale. De même, la gestion des ordures ménagères sera mieux prise en charge.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Sâagissant de notre jeunesse, la prise en compte de ses préoccupations et la préparation de son avenir traduisent la volonté du Gouvernement dâêtre à lâécoute des populations. En effet, ce dernier entend libérer le potentiel de la jeunesse de notre pays.
La jeunesse sénégalaise, consciente et exigeante, est un atout lorsque toutes ses potentialités sont valorisées à travers sa réelle implication dans le développement de la société. Sous ce rapport, le Gouvernement va développer une synergie positive dans le but de mieux impliquer toute la jeunesse et chaque jeune dans lâentreprenariat et la création dâemplois, la valorisation de notre culture, la protection de notre environnement, le renforcement de la cohésion sociale.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
L’impossibilité de trouver du travail est souvent perçu, à tout âge, un drame personnel et familial. Câest pourquoi, le développement de l’emploi doit être notre combat commun. Les Sénégalais sâattendent à nous voir travailler ensemble pour le gagner. Augmenter lâemploi suppose à la fois des créations dâentreprises notamment manufacturières et améliorer les compétences techniques de nos jeunes concitoyens.
Déclaration de politique général.pdf
Lâemploi et lâauto-emploi des jeunes font partie des préoccupations majeures que le Président de la République Macky Sall nous a demandées de prendre à bras-le-corps. Câest pourquoi le Gouvernement fait de la qualification professionnelle et de lâaccès à lâemploi une priorité, en particulier dans les banlieues et les zones rurales.
Le Gouvernement continuera donc la mise en Åuvre des politiques de jeunesse conçues par le Chef de lâÃtat Macky Sall, en termes dâéducation, de formation aux métiers, à lâimage du 3FPT qui a pris en charge la formation professionnelle et technique des jeunes pour un montant cumulé de 167 milliards entre 2015 et 2022. Pour 2023, un montant de 30 milliards est inscrit au budget.
Pour les emplois de base, occupés souvent aujourdâhui par des personnes nâayant pas bénéficié dâune qualification suffisante, le Gouvernement va lancer un vaste dispositif de certification professionnelle, visant à accroitre le niveau des savoir-faire et à aider au passage vers lâéconomie formelle. Ce dispositif visera de très nombreuses professions : transports, beauté, bâtiment, tourisme, des métiers de bouche, de la sécurité, etc. Il sâagira de mettre en place un système de formation par lâapprentissage, en partenariat avec les entreprises, en vue de faciliter la reconnaissance des compétences acquises par le marché du travail.
Il a paru au Gouvernement que rien ne serait, en réalité, plus justifié que de redynamiser le secteur privé et assurer son redéploiement dans les secteurs primaire et secondaire pour créer des emplois au profit de nos jeunes. à cet effet, lâimpact de la DER/FJ sera renforcé afin de permettre aux jeunes de créer davantage dâactivités génératrices de revenus.
La DER/FJ a créé, depuis 2018, plus de 100 mille emplois directs et de 200 mille emplois indirects. Elle va continuer, en plus du nano-crédit et de lâautonomisation, ses actions de financement des projets structurants. La DER/FJ va renforcer lâentrepreneuriat dans les chaines de valeur agricoles et artisanales, notamment avec des programmes de renouvellement des camions frigorifiques, de financement des boulangeries, de renouvellement du matériel agricole motorisé et de mise à disposition dâengrais et de semences certifiées.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Les jeunes de notre pays sont les garants de la perpétuation de notre culture et de nos modes dâexpression culturelle. Le Gouvernement les accompagnera à travers la valorisation de notre patrimoine historique et la matérialisation de la volonté politique du Président de la République de doter notre pays dâinfrastructures culturelles ayant un fort impact mémoriel et économique. Câest le cas du Mémorial Joola qui sera réceptionné avec des équipements et des contenus muséographiques de référence.
Le secteur créatif constitue un gisement important pour lâemploi et la création de richesses. Il constitue également un facteur de préservation de la diversité culturelle et de la promotion de la culture sénégalaise. Le Gouvernement va structurer lâécosystème des industries culturelles et créatives par la mise en Åuvre dâincubateurs de projets, notamment dans le domaine de la culture urbaine.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le sport des jeunes constitue une des priorités majeures dans le programme de développement de notre pays. Dans le but dâaccroître le prestige et lâimage du pays, les participations aux compétitions internationales seront davantage considérées. Câest ainsi que le Gouvernement entend maintenir la dynamique de performance du sport sénégalais, en lâamplifiant.
Mieux, il va favoriser les emplois sportifs et développer les emplois dans le sport à travers la professionnalisation et lâorganisation de grands évènements. Dans le même temps, la modernisation des infrastructures sportives sera consolidée, lâoffre sportive sera diversifiée et sa qualité améliorée.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Comme vous le savez, la jeunesse de notre pays, comme celle du monde, est très sensible à lâenvironnement, car elle est consciente que son avenir sur la planète est en jeu. Un nouveau modèle de développement économique doit tenir compte, bien plus que par le passé, de la préoccupation de défense et de protection de l’environnement.
Câest ainsi que le Centre de suivi écologique, entité accréditée dispose dâun fonds de 7 milliards, financé par le fonds vert climat pour les porteurs de projets verts. Le BRT, du fait de son label de protection de lâenvironnement dispose dâun financement vert de 37 milliards de francs.
Le PSE met la question environnementale au centre de sa stratégie de développement, par la promotion des cultures moins consommatrices en énergie et en eau, mais aussi par lâimposition aux sociétés extractives de cahiers des charges exigeants sur la remise en état de leurs zones dâactivité.
Le Gouvernement mettra davantage de cohérence dans sa politique climatique dans le but de renforcer la protection de nos écosystèmes environnementaux, avec une stratégie particulière de protection des milieux marins, surtout dans un contexte dâexploitation du pétrole et du gaz offshore. Dans le cadre de lâemploi des jeunes, il est prévu pour le Ministère de lâEnvironnement du Développement durable et de la Transition écologique sur la période de 2021-2024, un montant de 28 milliards de francs.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Lâambition du Gouvernement, le désir du Chef de lâÃtat est de maintenir et consolider la cohésion sociale de notre pays. C’est une condition de la démocratie et une exigence de notre marche vers lâémergence. Cette cohésion sociale tire ses racines du plus profond de notre histoire et de notre héritage, elle doit être préservée à chaque instant.
Nos compatriotes ont clairement exprimé leur attachement à la paix et à la démocratie. Il nous incombe de ne pas les décevoir. La tâche qui est devant nous est immense ; la division entre Sénégalais serait un handicap insurmontable.
Les jeunes de notre pays seront le ciment de la construction et du renforcement de la cohésion sociale. Ils sont amenés à jouer un rôle prépondérant dans la vie de la nation. Le Gouvernement mettra en place un cadre favorable à lâémergence dâune jeunesse résiliente et responsable qui sâinvestit pleinement dans la construction de notre pays, dans la paix et la stabilité.
Déclaration de politique général.pdf
Si l’on veut mener à bien les réformes importantes pour notre avenir, nous ne devons pas apprendre aux jeunes à cultiver des divisions. Nous devons nous rassembler autour de lâessentiel. Il nous faut marcher ensemble, la main dans la main. Quoi que puissent être nos opinions et nos divergences politiques, tout ce que nos concitoyens souhaitent, câest que les « choses marchent » ; que l’économie se développe, que les entreprises prospèrent, que des emplois se créent, que les jeunes travaillent et que tout le monde puisse sâépanouir. Nous devons tous y travailler quelle que soit notre appartenance sociale, politique ou religieuse.
Partout, et tout dâabord dans les écoles et les quartiers, les valeurs du Sénégal seront promues pour vulgariser lâesprit de tolérance, les principes démocratiques du vivre ensemble. Naturellement, la jeunesse de notre pays est sensible à lâexemplarité. Dès lors, le Gouvernement appelle tous les acteurs de référence de la vie politique, économique, sociale et culturelle à donner lâexemple dâun comportement éthique dans les domaines du respect de lâordre constitutionnel et dans celui de la confrontation pacifique des idées.
La politique que le Gouvernement vous propose, conformément aux instructions du Président de la République Macky Sall, est celle du progrès économique et social, dans la paix et la stabilité. Elle doit s’appuyer sur l’ensemble des forces vives de la nation. Notre méthode sera celle de la concertation et du dialogue avec tous. Le Gouvernement prendra toute sa part dans cette démarche exigeante. Jâai demandé à tout le Gouvernement et à chacun des ministres d’être constamment à l’écoute de la représentation nationale et des populations, surtout les jeunes.
Le Sénégal dont nous rêvons, câest le Sénégal que nous construirons ensemble avec notre jeunesse. Pour réaliser nos ambitions, conformément aux instructions du Chef de lâÃtat Macky Sall, nous proposons aux jeunes et nous proposons à lâensemble des Sénégalais, la promotion de notre modèle de dialogue social solidement ancré dans le consensus et le sens des responsabilités.
Dans cette perspective, le Gouvernement est disposé à écouter, à dialoguer et à bâtir des consensus. Il ouvrira, chaque fois que de besoin, des concertations avec tous les acteurs de la vie économique et sociale. Dans le cadre de ces concertations permanentes, toutes les questions pourront être abordées et résolues pour libérer notre potentiel, notre créativité et nos talents dans tous les domaines de la vie de notre chère nation.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mesdames, Messieurs,
III. LE GOUVERNEMENT DE COMBAT SERA DONC UN GOUVERNEMENT DE CONSOLIDATION, UN GOUVERNEMENT à LâÃCOUTE DES POPULATIONS. IL SERA ENFIN UN GOUVERNEMENT RÃSOLUMENT ENGAGà VERS LâÃMERGENCE.
à ce titre, il se fera fort de restaurer et accentuer la dynamique de croissance. Les crises internationales ont fini de convaincre les plus sceptiques que nous vivons dans un monde profondément interdépendant. En réalité, le Sénégal, à lâinstar des autres pays du monde a fait face, simultanément, à quatre crises combinées : crise sanitaire, crise économique, crise énergétique et crise climatique. Ces crises, dâorigine externe, sont autant de défis pour le Gouvernement, dont le rôle de protection des citoyens et des entreprises a été sollicité à un niveau jamais égalé. Le Président de la République Macky Sall, a déployé des efforts exceptionnels pour soutenir les populations et maintenir lâactivité économique durant les crises.
à présent, l’économie nationale a besoin d’un regain de dynamisme. Dès lors, une tâche historique de progrès attend le nouveau Gouvernement. Il est vrai que beaucoup a été fait. Je dirai que je suis parfaitement conscient de l’Åuvre immense qui a été accomplie. Mais ces efforts ne doivent pas masquer l’ampleur des réformes que le pays espère et que nous allons entreprendre avec vous. Au lieu de se complaire dans lâautosatisfaction, le Gouvernement dont jâai lâhonneur de coordonner lâaction, est résolument tourné vers la recherche du mieux au profit des Sénégalais.
Au demeurant, lâensemble des réformes envisagées seront évaluées et intégrées dans la nouvelle version du PSE. Car, en vérité, au moment de la conception du Plan Sénégal émergent que nous implémentons depuis bientôt 10 ans, il avait été fait, volontairement, abstraction des découvertes pétrolières qui venaient dâêtre effectuées.
Maintenant que lâexploitation pétrolière et gazière va entrer dans sa phase active de production, le moment est venu de prendre en considération, dans une démarche prospective et inclusive, lâimpact direct et indirect de ces ressources sur notre économie et donc sur le PSE qui constitue le référentiel unique de nos politiques publiques et le cadre dâaction du Gouvernement à lâhorizon 2035. Cette adaptation notable du Plan Sénégal émergent est dâautant plus nécessaire que les crises et les mutations notées aux niveaux sous-régional et international ne sont pas sans effet sur la réalité économique et sociale interne de notre pays.
Pour prendre en compte lâensemble de ces changements majeurs, mais aussi procéder à une évaluation dâétape, il est primordial dâactualiser le PSE, de lâadapter aux circonstances nouvelles et de le réorienter pour quâil continue dâêtre cette boussole qui nous permet de naviguer, dâavancer et surtout, de tenir le cap, conformément à la vision ambitieuse dâémergence proposée et portée par le Président de la République Macky Sall.
Aussi, le Gouvernement va-t-il procéder à la réécriture du Plan Sénégal émergent. La nouvelle version du PSE sera finalisée au courant du premier semestre de lâannée 2023. Et comme pour la version de base, lâensemble des acteurs : administrations, universités, société civile, patronat, syndicats, partis politiques, ainsi que les partenaires au développement seront impliqués. Ce projet sera présenté à lâAssemblée Nationale. Les ressources nécessaires au financement de la phase 3 seront intégralement mobilisées.
Pour renouer avec une croissance forte et constante, le Gouvernement va générer une marge de manÅuvre budgétaire significative, renforcer le développement du secteur privé et faire profiter davantage notre économie du rayonnement du Sénégal sur la scène internationale.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le premier facteur qui va conforter le Gouvernement dans son engagement résolu vers lâémergence est lâamélioration de la gestion des finances publiques, dans le but de renforcer notre système économique et asseoir les bases dâune croissance soutenue. Dans ce cadre, la volonté du Gouvernement est de dégager, sans tarder, des marges de manÅuvre budgétaires fortes permettant de réaliser une croissance économique plus robuste. C’est, pour nous, une priorité absolue. Le Gouvernement est déjà à pied dâÅuvre pour vous proposer une série de projets de réforme pour améliorer la gestion budgétaire et fiscale.
La maîtrise des dépenses publiques s’impose car tout alourdissement de la dette publique affectera notre croissance économique. Câest ainsi que le Gouvernement va continuer sa politique dâoptimisation de la dépense publique, à travers, principalement, la réduction de son train de vie et la rationalisation de son mode de gestion. Dans ce cadre, des économies substantielles ont déjà été réalisées sur certaines dépenses, telles que les charges en téléphone, logements conventionnés et véhicules. Le Président de la République Macky Sall m’a donné instruction de poursuivre cette rationalisation pour augmenter les marges de manÅuvre budgétaires de lâÃtat.
Déclaration de politique général.pdf
En outre, il est nécessaire dâaccroître la qualité de la dépense. En effet, il est vital que le Gouvernement élimine certaines dépenses publiques, rende les prestations de services plus efficaces et réaffecte les ressources publiques à des usages plus productifs.
Aux ministres et directeurs généraux, je ne donnerai qu’une consigne : ne dépensez pas plus, dépensez mieux !
Toujours dans le cadre de la continuation de lâassainissement budgétaire, la dette publique sera stabilisée. Notre pays continue de bénéficier de la confiance de la communauté financière internationale. Il présente un profil de risque modéré, grâce à une gestion prudente de son endettement, notamment. Le Gouvernement a reçu mandat du Président de la République Macky Sall, de poursuivre sa politique prudentielle dâendettement privilégiant le recours aux emprunts concessionnels.
La création de marges budgétaires importantes passe aussi par une mobilisation accrue des ressources intérieures. Câest ainsi que le Gouvernement va accélérer la mise en Åuvre de la stratégie des recettes à moyen terme qui fédère et coordonne lâaction des services de lâÃtat pour une mobilisation efficiente des ressources publiques et finaliser les réformes des administrations fiscale et douanière, notamment par lâatteinte de la maturité digitale dès 2023.
En outre, le Gouvernement va initier une réforme en profondeur de notre système fiscal. Dix ans après la dernière réforme fiscale, lâheure est venue de procéder à lâévaluation et dâadapter le Code général des impôts aux enjeux de lâheure. De larges concertations seront ouvertes, dans une démarche inclusive, pour associer lâensemble des partenaires à la réflexion et à lâincubation de ce qui sera le nouveau dispositif fiscal.
Par ailleurs, conformément aux engagements du Président de la République Macky Sall, le Gouvernement travaillera à mobiliser davantage de financements extérieurs en les alignant sur les politiques nationales de développement et en veillant à la viabilité de nos finances publiques.
Enfin, le Gouvernement va réadapter les instruments de mesure et de prospective. Ainsi, dès le début de lâannée 2023, il sera procédé, conformément aux standards statistiques, au changement de lâannée de base des comptes nationaux. Le « rebasing » permettra de remplacer la base référentielle 2014, afin de refléter au mieux la structure actuelle de l’économie et le niveau du produit intérieur et de ses composantes.
En outre, le 5e recensement général de la population et de lâhabitat sera effectué en 2023, afin que tous les projets et programmes sociaux annoncés par le Gouvernement soient mieux éclairés par un système dâinformation moderne et fiable. Il sera établi un diagnostic exhaustif du volume, de lâétat et de la structure de la population résidant sur le territoire national, ainsi que des flux migratoires. Le recensement permettra également de renseigner les indicateurs pour le suivi et lâévaluation du PSE, de la capture du dividende démographique, ainsi que lâévaluation des projets et programmes de développement.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le deuxième élément qui va renforcer lâengagement résolu du Gouvernement vers lâémergence et permettre à notre économie de renouer avec la croissance, consiste à consolider le développement du secteur privé et favoriser la vitalité de nos entreprises.
L’effort entrepris, à ce sujet, par le Gouvernement précédent sera continué et accru. La stratégie de développement du secteur privé a été élaborée dans une démarche participative et inclusive. Elle sera adossée à une loi dâorientation en cours dâélaboration. Nous allons poursuivre la profonde transformation structurelle de notre économie voulue par le Président de la République Macky Sall et engagée à travers le Plan Sénégal émergent.
Le Gouvernement va accroître les infrastructures pour relancer la dynamique de lâéconomie et générer des emplois. Au fait, des infrastructures de qualité représentent un avantage compétitif décisif pour lâéconomie. La construction de routes, de voies ferrées ainsi que des équipements de production, de réseaux de distribution dâénergie et dâeau est une base importante pour notre développement. Le Gouvernement continuera la tâche entreprise dans ces domaines.
La modernisation des infrastructures routières et ferroviaires exigera un service de transport adapté à la nouvelle plateforme infrastructurelle. Dans ce cadre, il sera mis en place un programme de restructuration du réseau de transport urbain et semi-urbain, avec le renouvellement des parcs automobiles, notamment les taxis et les gros porteurs, en conformité avec la redéfinition de lâorganisation et du fonctionnement du CETUD (le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar).
Le Gouvernement veillera particulièrement à ce que les infrastructures soient mieux gérées pour en garantir la pérennité. Nous savons tous que, lorsquâelles sont bien entretenues, les infrastructures ont des effets importants et positifs sur la croissance et la réduction de la pauvreté, et procurent des avantages budgétaires et économiques indéniables à long terme.
Il va de soi que les infrastructures portuaires occupent une position particulière, eu égard à la situation géographique de notre pays. Elles seront rénovées et leurs capacités accrues. Pour le reste, la modernisation des processus et des procédures est une nécessité pour améliorer la performance et la compétitivité du port de Dakar. Mais, lâamélioration de la qualité des services au niveau de Dakar ne peut être assurée que par la mise en service des nouveaux ports.
Le port du futur à Ndayane et le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou seront rendus opérationnels, respectivement en 2023 et 2024, pour décongestionner le port de Dakar. Lâambition est de développer le transport maritime et hisser notre pays à lâéchelle des meilleurs standards internationaux. Toutefois, le nécessaire développement des capacités portuaires du Sénégal doit être accompagné dâétudes dâimpact rigoureuses afin de ne pas causer des dommages irréversibles à lâenvironnement, et en particulier, ne pas aggraver lâérosion côtière.
En définitive, ce développement doit reposer sur une stratégie cohérente et pertinente qui prend en compte toutes les problématiques inhérentes à la mise en place dâun hub portuaire au Sénégal. Câest le lieu de rappeler que le Sénégal est un pays maritime et que nous devons nous approprier ce destin lié à cette posture géographique pleine dâopportunités, à travers une politique maritime globale et cohérente qui prend en compte toutes les dimensions de ce secteur à fort potentiel de croissance et dâemploi pour les jeunes. En effet, la pêche, les activités portuaires, la construction navale, le tourisme balnéaire, les sports nautiques comportent des niches importantes en matière dâemploi des jeunes.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le troisième facteur de consolidation de lâengagement résolu du Gouvernement vers lâémergence consiste à soutenir les entreprises nationales et la production locale.
à ce propos, le numérique constitue une grande opportunité à saisir, les start-ups, de véritables vecteurs de développement, à soutenir. Dès lors, j’entends poursuivre et améliorer l’Åuvre déjà accomplie par le Gouvernement précédent dans le domaine de lâéconomie numérique. En réalité, pour bâtir une économie plus résiliente, créer des emplois et faire croître la classe moyenne, notre pays devra prendre des mesures fermes et audacieuses afin de soutenir le développement de lâéconomie numérique. En effet, le numérique présente dâinnombrables opportunités dans tous les secteurs de la vie économique et sociale, que notre pays doit saisir.
Le Président de la République Macky Sall a manifesté sa ferme volonté de promouvoir la créativité, lâinnovation, lâutilisation des technologies numériques. Câest ainsi que, sur proposition du Gouvernement, votre auguste Assemblée avait voté, en 2020, la loi relative à la création et à la promotion des startups. La mise en place du cadre réglementaire sera accélérée suivie de sa mise en Åuvre.
Le développement de lâentreprise et de la production locales passe aussi et surtout par la promotion de lâindustrialisation qui sera renforcée dans le cadre du démarrage de lâAgropole Sud et de la seconde phase du projet de plateforme industrielle.
Le Président de la République Macky Sall, considère que lâindustrie sera la base économique et le fer de lance de notre politique de développement, dâautant plus que la demande de produits industriels augmente sans cesse dans notre pays et au niveau mondial. Câest ainsi que le développement de lâindustrie de base sera lâépine dorsale du programme économique du nouveau Gouvernement.
Au surplus, le développement de lâentreprise et de la production locales reste une condition essentielle pour atteindre la souveraineté alimentaire. Le Gouvernement entend maintenir le cap pour concrétiser la vision du Président de la République Macky Sall dans le domaine de la souveraineté alimentaire, notamment à travers la diversification et la modernisation de lâagriculture, de lâélevage et de la pêche.
La stratégie nationale de souveraineté alimentaire connaîtra son début dâexécution en 2023. Elle permettra dâaccélérer la marche vers la réalisation de la souveraineté alimentaire. Le projet de deuxième recensement national de lâAgriculture fournira des données agropastorales, alimentaires et nutritionnelles fiables et à jour.
Dans le domaine agricole, le Gouvernement a reçu mandat de sécuriser la base productive et de développer les infrastructures rurales pour renforcer les productions qui ont permis de couvrir nos besoins en céréales de 93% et en riz de 63%. En effet, de 405 824 tonnes de riz paddy en 2012, la production est passée à 1 326 761 tonnes en 2021, alors que la production des fruits et légumes a atteint 1 583 661 tonnes.
Le Gouvernement va augmenter les investissements agricoles. En ce sens, lâaccent sera particulièrement mis sur la consolidation des acquis de la filière riz pour atteindre lâautosuffisance, la diversification et le développement des cultures céréalières et de la filière horticole, lâamélioration de la compétitivité de lâarachide, la poursuite des actions dâaménagements hydro-agricoles.
En 2023, le Gouvernement va aménager une superficie de 3 709 hectares, à travers le Projet de développement rural de Savoigne, le Projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness (PDIDAS), le Projet de production de riz irrigué dans la vallée du fleuve Sénégal, le Projet dâappui aux exploitations familiales à Matam.
La SAED mettra en valeur une superficie de 150 millions dâhectares dont : 110 600 hectares en riz pour une production de 749 175 tonnes de paddy, 3 466 hectares pour 103 980 tonnes de tomates, 9 883 hectares pour 246 875 tonnes dâoignon, 3 050 hectares pour 97 600 tonnes de pommes de terre, 3 500 hectares pour 66 mille tonnes de patate douce.
La SODAGRI, à travers le Projet régional irrigation dans le Sahel va élaborer 10 plans dâoccupation et dâaffectation des sols complémentaires au niveau des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. A travers le Projet de développement agricole en tiers sud, elle va réaliser des travaux dâaménagement des basfonds de 620 hectares, dès le début du mois de janvier 2023 pour une durée de 6 mois.
Grâce à la réalisation de ces projets, la SODAGRI pourra en 2023 accompagner la mise en valeur de 250 mille hectares de riz, poursuivre la diversification avec lâaccompagnement de 60 mille hectares de maïs et 500 hectares de fonio.
Pour la filière lait, la production annuelle est passée de 184 millions de litres en 2012 à 283 millions en 2021 tandis que la production de viande de volaille ressort à 1 263 tonnes en 2021 contre 548 tonnes en 2012. à ce sujet, lâaccès aux ressources génétiques de qualité sera renforcé. En ce qui concerne la filière bétail-viande, lâamélioration de la productivité pondérale et numérique du bétail sera accentuée. à propos de la filière cuirs et peaux, lâachat de matériel et dâéquipement de cordonnerie-maroquinerie, la construction d’une tannerie et la formation des acteurs en tannage moderne seront réalisés. Ces démarches seront complétées par lâorganisation de ces filières et la modernisation des équipements de transformation.
La pêche continue dâoccuper une place dans le PSE avec des exportations en volume de 270 603 tonnes et en valeur de 250 milliards de francs. Quant à la production aquacole, elle sâétablit en 2021 à 1 236,5 tonnes. Ces résultats seront consolidés grâce à la modernisation et la mise aux normes de plusieurs infrastructures dâappui à la production et à la transformation.
Notre pays dispose d’atouts majeurs que nous devons davantage mettre en valeur pour nous doter dâun secteur primaire puissant et compétitif. Toutefois, nous ne résoudrons pas nos problèmes, notamment en vue de la souveraineté alimentaire, sans de profonds changements dans nos habitudes et nos mentalités. Câest pourquoi, un accent particulier sera mis sur la valorisation de nos produits à travers la promotion du « consommer local ».
Par ailleurs, le développement de lâentreprise et lâéclosion dâun secteur privé passent par la promotion de lâartisanat et la restructuration du secteur informel qui sont de véritables facteurs de croissance et dâinclusion sociale. La restructuration du secteur informel va créer des emplois, dans la dynamique de la transformation structurelle de lâéconomie induite par le PSE. Lâartisanat, en plus de valoriser notre savoir-faire traditionnel, se présente comme une alternative à la déscolarisation, au désÅuvrement des jeunes, au chômage. Il contribue à la création d’emplois et au renforcement de lâentrepreneuriat au Sénégal.
Câest dire que le combat contre le chômage, le sous-emploi et l’exclusion est la première des urgences. C’est celle à laquelle le Chef de lâÃtat attache le plus grand prix. La création en 2020 du Ministère de lâArtisanat et de la Transformation du Secteur informel nâest pas anodine. Sur instruction du Président de la République Macky Sall, le Gouvernement va réactualiser la Stratégie nationale de développement de lâartisanat. Cette stratégie vise à renforcer l’organisation et les compétences techniques des acteurs afin dâaméliorer la productivité et la compétitivité des entreprises artisanales.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Lâéclosion dâun secteur privé puissant et la restauration dâune croissance durable sont largement tributaires aussi de lâaccès au financement.
Dans la perspective du financement du programme des 100 mille logements sociaux et de la constitution progressive des fonds de bonification et intergénérationnel issus des recettes pétrolières, lâÃtat du Sénégal a une occasion historique de se doter dâune grande banque publique pour une meilleure inclusion financière. Le Gouvernement va donc vous proposer la création dâune grande holding bancaire pour appuyer le développement de nos entreprises. Cet établissement va intégrer lâensemble du portefeuille bancaire de lâÃtat et consolider ses actifs. Il sera assez robuste pour contribuer de façon substantielle au financement des champions locaux ainsi que des PME/PMI.
La mise en place dâune holding bancaire à capitaux sénégalais renforcera le niveau dâinclusion financière dans le pays, en particulier des couches visées par les filets sociaux, fera de notre pays une place financière forte de la zone UMOA et contribuera à la restauration de la souveraineté du pays à travers un renforcement de la compétitivité de nos entreprises.
Sous ce même registre, le Gouvernement sâemploiera à mettre en Åuvre sa Stratégie nationale dâinclusion financière 2022-2026 validée en janvier 2022 par Président de la République afin dâassurer un meilleur accès et une utilisation adéquate de services et produits financiers adaptés aux besoins des populations adultes et des entreprises.
Lâenquête sur la situation de référence de lâinclusion financière au Sénégal avait fait ressortir que plus de 50% des ménages et 35% des entreprises au Sénégal nâont pas accès aux services financiers.
Avec comme principales cibles les populations rurales, les femmes, les jeunes et les micros, petites et moyennes entreprises, la mise en Åuvre effective de la Stratégie nationale dâinclusion financière permettra dâatteindre sur un horizon de 5 ans un taux dâinclusion de 65% des adultes et de 90% des entreprises.
Lâéconomie sociale et solidaire est un facteur dâinclusion financière et de création dâemplois durables. Elle mérite, de ce fait, une attention toute particulière. Jâengage le Gouvernement à accompagner ce secteur, porteur dâun modèle de développement harmonieux et intégral, de le soutenir davantage dans une dynamique de structuration, dâorganisation et dâexpansion. Aussi, le Gouvernement va-t-il renforcer les actions de promotion et de valorisation de cette forme dâentreprendre séculaire et bien ancrée dans nos traditions.
Le Gouvernement sâengage aussi à financer lâentrepreneuriat, autrement. Il va davantage renforcer le tissu entrepreneurial, concourant à lâatteinte des objectifs de croissance inclusive et de création massive dâemplois viables. Lâassistance technique, la formalisation et lâadoption de technologies seront renforcées par le biais du fonds à frais partagés, la formation du 3FPT. Lâaccès au financement des jeunes entrepreneurs sera consolidé grâce au concours du mécanisme de garantie du FONGIP, de lâappui à lâautonomisation de la DER/FJ, du FONSIS et des subventions de contrepartie de lâADEPME.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
C’est avec le même souci de regarder vers l’avenir que j’en viens à lâère nouvelle qui sâouvre devant nous, celle de la production du pétrole et du gaz dans notre cher pays. Il sâagit là , dâune opportunité énorme pour notre économie, notre secteur privé, nos entreprises et les travailleurs. Là encore, il nous revient de dessiner les contours du Sénégal de demain, en organisant le supplément de croissance autour de la production des hydrocarbures et une équitable répartition de ses fruits.
La politique énergétique qui est en train dâêtre mise en Åuvre se fonde sur la vision que le Chef de lâÃtat Macky Sall, a déclinée dans le PSE. Câest ainsi que des chantiers dâenvergure sont en cours, des résultats importants notés et des perspectives crédibles sont envisagées. Le développement des projets en lien avec les découvertes avance à grands pas. Le projet Sangomar est à 67% de taux de réalisation ; la date du first oil est prévue à la fin de lâannée 2023. Le projet GTA a un taux de progression de 83% à fin août 2022 ; le first gas est prévu au début de lâannée 2024.
Par ailleurs, le dispositif dâapprovisionnement en produits pétroliers sera davantage sécurisé, à travers lâaugmentation de nos capacités de raffinage, de stockage et de distribution de produits pétroliers. En outre, le Réseau gazier du Sénégal qui constitue lâinfrastructure nationale de transport terrestre du gaz local a été créé en 2019 avec le concours du FONSIS, de la SENELEC et de PETROSEN.
Avec notre entrée dans le cercle des pays producteurs de pétrole et du gaz, notre système dâoffre dâélectricité sera renforcé à travers le développement de projets de centrales avec des sources diversifiées, à lâeffet de sécuriser la disponibilité de la fourniture électrique mais également de baisser les coûts. De nouvelles unités de production utilisant le gaz local seront construites pour assurer la sécurité énergétique.
De même, les réseaux de transport seront renforcés pour assurer le maillage du pays et résorber le déséquilibre en matière dâaccès à lâélectricité notamment, en milieu rural. Lâaccès de tous les Sénégalais à une énergie fiable et à moindre coût reste pour le Gouvernement un objectif de premier ordre. Enfin, la promotion de lâefficacité énergétique et des énergies renouvelables sera renforcée.
Au-delà de la rente des hydrocarbures, lâavantage comparatif dont va tirer profit notre pays est le développement de lâécosystème du pétrole et du gaz ainsi que la promotion du contenu local, gages dâune participation équitable des entreprises et de la main dâÅuvre nationales dans lâexploitation de nos ressources.
Le développement du contenu local va permettre dâaccroitre la participation des investisseurs sénégalais dans le secteur avec pour effet, un accroissement de la valeur ajoutée dans lâéconomie nationale, ainsi que la création dâemplois locaux. Dès lors, le Gouvernement va favoriser lâutilisation des biens et des services nationaux, ainsi que de la main dâÅuvre locale dans la chaine de valeur pétrolière et gazière.
Le Président de la République a déjà institué un Fonds dâappui au développement du contenu local qui a pour objectif de renforcer les capacités des entreprises et des ressources humaines locales aux fins de les rendre compétitives sur le marché pétrolier et gazier. De même, le Fonds intergénérationnel quâil a créé va réaliser des investissements au profit des générations futures et nous préparer déjà à lâaprès-pétrole.
Notre pays améliore sans cesse la gouvernance économique, notamment, à travers une meilleure gestion des systèmes de diffusion et de partage de lâinformation dans le secteur des mines et des hydrocarbures. Les avancées significatives dans ce domaine sont régulièrement saluées par lâInitiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE), à laquelle le Sénégal adhère depuis 2013.
Enfin, la diplomatie sénégalaise constitue un véritable facteur de croissance de notre économie et un vecteur de lâengagement résolu du Gouvernement vers lâémergence. Ce dernier mettra la politique étrangère et la contribution des Sénégalais de lâextérieur au service de nos intérêts économiques, parce que justement, lâéconomie doit davantage profiter du rayonnement de notre pays sur la scène africaine et internationale.
Déclaration de politique général.pdf
Sur le plan bilatéral, le Gouvernement va diversifier les partenaires du Sénégal, conformément à la doctrine du partenariat « sans exclusive, ni exclusivité », dans le seul but dâattirer les investissements étrangers, créateurs dâemplois et de richesse partagée. Il travaillera à lâapprofondissement de notre coopération avec les partenaires stratégiques traditionnels. Il explorera aussi des pistes de coopération avec les autres pays, tels que les pays émergents dâAsie, de lâAmérique latine et, naturellement, accentuer nos relations avec les autres pays africains. à ce propos, le redéploiement du chemin de fer permettra de mieux connecter le Sénégal au reste de la sous-région.
Lâinauguration prochaine de la Maison des Nations Unies à Diamniadio va renforcer le statut de Dakar comme plateforme des activités onusiennes en Afrique de lâouest et du centre.
Au demeurant, la demande mondiale de tourisme a profondément évolué depuis les années 80 quand le Sénégal avait bâti sa politique touristique avec succès. à présent, lâoffre mer/soleil nâintéresse que peu les nouvelles populations touristiques. Elle doit être complétée désormais par une stratégie axée davantage sur le tourisme vert, le tourisme de découverte, le tourisme patrimonial, historique, le tourisme culturel, gastronomique.
Câest pourquoi, le Gouvernement est chargé de mettre au point ces nouvelles prestations, repenser notre offre et développer de nouvelles compétences. Un plan touristique « Destination nouveau Sénégal » sera élaboré, à cet effet. Pour traduire ces orientations, je souhaite que les partenaires sociaux conduisent la réflexion en associant les professionnels, les universités et le système de formation professionnelle.
Mesdames, Messieurs, les honorables Députés,
Le Sénégal est lâun des principaux pays africains bénéficiaires des envois de fonds de ses ressortissants à lâétranger dont les flux représentent environ 10% du PIB. Ces derniers orientés essentiellement vers la prise en charge des dépenses sociales des familles restées au pays sont un vecteur de développement puissant pour stimuler notre économie.
Le Gouvernement va améliorer la prise en charge des besoins des Sénégalais de la diaspora. La vision du Chef de lâÃtat Macky Sall, à ce sujet sera matérialisée par le Plan dâorientation stratégique qui met en exergue la volonté de faire de nos concitoyens vivant à lâétranger, de véritables acteurs de développement. Le Gouvernement continuera dâaider à orienter les transferts de nos immigrés vers des investissements économiquement rentables. Il va aussi assurer une meilleure protection dans le pays dâinstallation et faciliter le rapatriement des corps de nos compatriotes décédés à lâétranger.
De nombreux compatriotes vivant à lâétranger ayant acquis des compétences et une expérience qui seraient précieuses pour notre pays, et qui aimeraient y revenir, ne le font pas, faute de conditions dâaccueil satisfaisantes. Beaucoup souhaiteraient revenir comme entrepreneur, y compris dans le secteur agricole. Câest pourquoi le Gouvernement mettra en place un plan « Retour au pays, comme entrepreneur » visant spécifiquement les membres de la diaspora qui souhaitent créer leur propre entreprise.
CONCLUSION
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mesdames, Messieurs,
Telle est la substance du programme de travail que le Gouvernement sâest déjà attelé à exécuter, sous la vision éclairée de Son Excellence, le Président de la République Macky Sall.
Le Gouvernement placé sous ma coordination privilégiera toujours le travail sur les activités superflues. Il ne se laissera pas distraire par les débats sans lendemain. Nous serons jugés sur les actes positifs que nous aurons posés dans lâintérêt du Sénégal et non sur les émotions négatives quâon aura suscitées ou entretenues. En cas de profondes divergences, ne cherchez pas à avoir raison mais à être en paix comme nous lâenseignent les sages.
Nous devons bien communiquer avec nos compatriotes sur lâensemble des questions dans le respect et la bienveillance. Par notre conduite exemplaire en tant que ministres parlementaires, élus locaux, représentants de lâAdministration, nous contribuerons à élever le niveau de conscience républicaine et citoyenne dans notre pays.
La nation sénégalaise nous observe et attend de nous responsabilité, détermination et action. Il nous incombe par lâexemple, de créer les conditions de la réussite.
à vous, distingués représentants du peuple qui constituez cette auguste Assemblée, au regard de vos qualités humaines et morales, je vous dis dans ce temple de la démocratie qui, depuis sa fondation le 20 août 1960, impose à ses membres dâêtre à la hauteur de leur mission, que le Gouvernement se présentera régulièrement pour rendre compte de lâavancement du programme de travail que je suis venu vous exposer aujourdâhui. Je vous exhorte également députés de la majorité, de lâopposition comme non-inscrits, à exercer pleinement votre mission de contrôle de lâaction gouvernementale, de façon consciente et responsable, professionnelle et éthique, dans le respect et la bienveillance.
Le Gouvernement qui porte cette mission, sous lâautorité du Président de la République Macky Sall, est constitué dâhommes et de femmes de très grande qualité qui ont à cÅur de travailler pour le bien et lâintérêt du Sénégal. Je les invite à se concentrer sur lâessentiel et à partager lâinformation dans la clarté et la transparence. Il nây a aucun intérêt à dissimuler les difficultés auxquelles nous sommes confrontés car elles sont la chose la mieux partagée dans notre village planétaire.
Il y a des risques qui pèsent sur notre sécurité dans le Sahel, des convoitises sont attisées par les nouvelles ressources pétrolières et gazières, dâautres défis nous interpellent sur les plans sanitaire, environnemental et de la cybersécurité, et nous devons les affronter avec courage et lucidité.
Le Sénégal est à la fois le pays de la « téranga » et du « jom », de lâhospitalité généreuse et de lâhéroïsme sans complaisance. Il fera rayonner son génie à la face du monde si ses enfants se concentrent sur lâessentiel au lieu de sâentredéchirer.
Lâhumanité nâest accomplie que lorsque les femmes et les hommes placés sur un même pied, se complètent en mettant en synergie leurs différences. Les Sénégalais ne peuvent se développer sans les Sénégalaises et vice-versa. Nous devons davantage écouter les besoins des femmes en termes de reconnaissance de leur personnalité, dâautonomie et de liberté.
Nos jeunes ont aussi soif de liberté et ont un fort besoin dâexpression de leur génie créatif dans tous les domaines. Ãcoutons-les, motivons-les et impliquons-les en confiance. Les temps changent, le monde évolue très vite et câest normal quâils veuillent apporter avec leur énergie, leur contribution à lâédifice.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mesdames, Messieurs,
Avec votre permission, je vais clôturer la déclaration de politique générale par une profession de foi.
Mon engagement est basé sur une conviction forte et un sens élevé des responsabilités. Lâintention qui sous-tend mon action au quotidien est dâagir au mieux pour contribuer de manière significative à la satisfaction des besoins des Sénégalaises et des Sénégalais en traduisant en actes impactants, la vision dâun illustre parmi nous, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, à qui le Tout-Miséricordieux a confié les destinées de notre cher Sénégal.
En conscience, je fais mienne cette sagesse dâAmadou Hampâté Bâ :
Je cite :
« Fais beaucoup de bien,
Puis, va le jeter dans le fleuve.
Si les poissons lâignorent,
Dieu le saura. »
Fin de citation.
Monsieur le Président de lâAssemblée nationale,
Honorables Députés du peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Sénégalaises, Sénégalais qui nous suivez,
Mes chers compatriotes,
Jâai été particulièrement sensible à votre aimable attention.
Je vous en remercie du fond du cÅur.
Date de publication
2022-12-12
Les institutions
- ⦠Le Président de la République
- ⦠Assemblée nationale
- ⦠Conseil constitutionnel, Cour suprême, Cour des Comptes, Cours et Tribunaux
- ⦠Le Conseil Economique, Social et Environnemental
- ⦠Le Haut Conseil du Dialogue Social
- ⦠Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales















