La préfecture de Kaffrine a abrité, jeudi, un Comité départemental de développement (CDD) sur la question de la dénonciation des violences faites aux femmes.
Dénonciation des violences faites aux femmes au menu dâune rencontre
ââNous avons une population ancrée dans les réalités traditionnelles, nous nâavons pas la culture de dénoncer ou de signaler certains faits que nous notons dans nos famillesââ, a déploré lâadjoint au préfet, Omar Diba.

Selon lui, câest lâune des raisons pour lesquelles cette rencontre sâest tenue en partenariat avec le ministère en charge de la Femme et lâAgence belge de développement (Enabel) pour vulgariser la loi 2020-05 du 10 janvier 2020 criminalisant le viol et la pédophilie.
ââIl sâagissait donc dâune réunion de sensibilisation pour mettre à niveau les acteurs car on a noté de nombreux cas de violences faites aux femmes dans le département de Kaffrineââ, a expliqué M. Diba.
Cas de VBG (violences basées sur le genre)
Il est important de ââfaire comprendre aux populations que pour prendre en charge les cas de VBG (violences basées sur le genre), il faut leur implication mais surtout celle des familles pour dénoncer et signaler ces actes là ââ, a soutenu lâautorité administrative.

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Pour Abdoulaye Cissé, expert en charge de la lutte contre les VBG à Enabel, la région de Kaffrine enregistre un taux de prévalence qui tourne autour de 53%. Il dit avoir cité une étude scientifique réalisée par un laboratoire de recherche basé à lâuniversité Gaston Berger de Saint Louis.
Un expert qui insiste sur lâurgence de la loi
ââAu Sénégal, 414 cas de violsââ sont actuellement pendants devant les tribunauxââ, a relevé lâexpert qui insiste sur lâurgence que la loi ââsoit connue de tousââ.
Il a précisé que le processus de vulgarisation de la loi criminalisant le viol a été entamé depuis lâannée dernière dans la zone centre.
Cette année, le focus est fait dans les quatre départements de la région de Kaffrine à travers plusieurs activités de sensibilisation et de prévention.













