La dénonciation des violences faites aux femmes au menu d’une rencontre à Kaffrine (Centre)

0
22
Kaffrine - Le Conseil départemental vote un budget de 357 millions de francs CFA
Kaffrine - Le Conseil départemental vote un budget de 357 millions de francs CFA

La préfecture de Kaffrine a abrité, jeudi, un Comité départemental de développement (CDD) sur la question de la dénonciation des violences faites aux femmes.

Dénonciation des violences faites aux femmes au menu d’une rencontre

’’Nous avons une population ancrée dans les réalités traditionnelles, nous n’avons pas la culture de dénoncer ou de signaler certains faits que nous notons dans nos familles’’, a déploré l’adjoint au préfet, Omar Diba.

Une si longue lettre au Nouveaux Bacheliers (Emmanuel KABOU) 3
Une si longue lettre au Nouveaux Bacheliers (Emmanuel KABOU) 3

Selon lui, c’est l’une des raisons pour lesquelles cette rencontre s’est tenue en partenariat avec le ministère en charge de la Femme et l’Agence belge de développement (Enabel) pour vulgariser la loi 2020-05 du 10 janvier 2020 criminalisant le viol et la pédophilie.

’’Il s’agissait donc d’une réunion de sensibilisation pour mettre à niveau les acteurs car on a noté de nombreux cas de violences faites aux femmes dans le département de Kaffrine’’, a expliqué M. Diba.

Cas de VBG (violences basées sur le genre)

Il est important de ’’faire comprendre aux populations que pour prendre en charge les cas de VBG (violences basées sur le genre), il faut leur implication mais surtout celle des familles pour dénoncer et signaler ces actes là’’, a soutenu l’autorité administrative.

urgent scandale de séries peoples, sexesCapture
urgent scandale de séries peoples, sexesCapture

A lire aussi

Pour Abdoulaye Cissé, expert en charge de la lutte contre les VBG à Enabel, la région de Kaffrine enregistre un taux de prévalence qui tourne autour de 53%. Il dit avoir cité une étude scientifique réalisée par un laboratoire de recherche basé à l’université Gaston Berger de Saint Louis.

Un expert qui insiste sur l’urgence de la loi

’’Au Sénégal, 414 cas de viols’’ sont actuellement pendants devant les tribunaux’’, a relevé l’expert qui insiste sur l’urgence que la loi ’’soit connue de tous’’.

Il a précisé que le processus de vulgarisation de la loi criminalisant le viol a été entamé depuis l’année dernière dans la zone centre.

Cette année, le focus est fait dans les quatre départements de la région de Kaffrine à travers plusieurs activités de sensibilisation et de prévention.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here