impuissance sexuelle, cette dysfonction érectile qui hante les hommes
impuissance sexuelle, cette dysfonction érectile qui hante les hommes

Impuissance sexuelle ou dysfonction érectile , une véritable affaire de santé publique qui se murmure entre les lèvres des patients. L’attente semble longue pour Youssou Ndiaye. Le regard perdu, le jeune homme croise et décroise les jambes. Son ticket d’entrée à la main, il fait partie des patients du tradi-praticien Cheikh Bara Ndiaye. 

En cette matinée du mois de juin, la demeure de ce dernier sise aux HLM 1 grouille de monde. Tous sont là pour espérer guérir de leurs maladies : diabète, hypertension, fibrome, maux de tête, maux de ventre, stérilité ou encore impuissance sexuelle. Youssou, lui souffre de cette dernière.

« Je passe des nuits blanches à cause de cette dysfonction érectile car je projette de me marier ».

Vêtu d’un boubou traditionnel vert, de teint noir, la trentaine bien sonnée, il s’est confié à nos confrères de Seneweb : « J’ai toujours eu une érection normale. Mais, cela fait presque un an que je connais des troubles d’érection répétitifs et je ne connais pas la cause. On dirait que les choses s’aggravent de plus en plus car je ne ressens plus aucune envie même quand je flirte avec une fille. A mon âge je dois projeter le mariage mais j’ai peur car si cela ne guérit pas, il sera très difficile pour moi d’avoir une femme à mes côtés qui pourra comprendre ma situation ».

Le jeune Ndiaye de soutenir qu’il lui arrive parfois d’avoir une érection mais elle disparaît aussitôt.

« Alors que faire face à ce problème qui me trouble énormément ? Je passe des nuits blanches. C’est aussi la raison pour laquelle je suis venu rencontrer Serigne Cheikh Bara Ndiaye pour lui faire part de ma situation car j’ai entendu dire qu’il est excellent dans ce domaine et j’espère qu’avec l’aide de Dieu, il trouvera une solution à mon problème afin que je puisse jouir pleinement de la vie car je suis encore jeune ».


« Il m’arrivait de penser qu’on m’a marabouté ».

Tout comme Youssou Ndiaye, Cheikh Ba nage dans le fleuve de l’impuissance sexuelle. Cependant, sa maladie n’était qu’éphémère. Grâce à son urologue, il a retrouvé le sens de la vie. Son épouse a joué la carte de la compréhension.

« Il y a deux ans, j’étais confronté à ce genre de problème. Alors que ma femme et moi vivions le parfaite harmonie tout au début de notre mariage. Et cela ne l’a pas empêchée de jouer dignement son rôle tout en m’apportant son soutien sans que personne ne sache ce dont je souffre.  C’est par la suite qu’elle m’a recommandé un médecin qui est dans un hôpital de la place ».

En effet, il a fallu des mois de traitement pour que tout revienne à la normale.

« Je peux dire que si ce n’était pas le soutien de ma femme, aujourd’hui, je ne surmonterai pas cela car il m’arrivait dès fois de penser qu’on m’a marabouté car je n’ai jamais eu ce genre de problème auparavant. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu parce que je me dis que cela faisait partie de mon destin ».

impuissance sexuelle, cette dysfonction érectile qui hante les hommes_a la une
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L’impuissance sexuelle ou dysfonction érectile consiste, soit dans l’impossibilité durable d’obtenir une érection valable, soit de ne pouvoir la maintenir si elle est obtenue avec une rigidité pénienne suffisante pour l’accomplissement de l’acte sexuel au moment précis de la pénétration.

Le dysfonctionnement érectile est devenu l’un des motifs de consultation le plus fréquent tant en médecine générale qu’en urologie. Appelé également impuissance sexuelle, il fait intervenir une constellation complexe de phénomènes tant physiques que psychologiques sur le patient.

Possibilité d’insérer dans la verge « des tubes qui se gonflent et se dégonflent permettant à la personne d’avoir un rapport sexuel à la commande ».

Pour le Chef du service d’Urologie à l’Hôpital général de Grand-Yoff (HOGGY), ex-CTO, nombreuses sont les causes de cet état de santé (stress, tension, fatigue, tabac, prise d’alcool excessive, nouvelle partenaire).

Le Professeur Maguèye Guèye d’expliquer : Il y a ce qu’on appelle les causes psychogènes, c’est quelqu’un qui est très perturbé, stressé par sa relation avec sa partenaire ou dans son cadre de travail, son environnement de tous les jours et qui se trouve en un moment donné incapable d’avoir des érections de bonne qualité.

Et dans ces cas-là, il s’agit souvent de survenu relativement brutal. S’agissant des causes organiques dont le diabète et les maladies cardiovasculaires ». 

Avant de poursuivre : « Il y a aussi des maladies ou infections neurologiques qui peuvent l’expliquer. Elles touchent l’organe du cœur, l’organe mâle (la verge) avec parfois comme des chapelets à l’intérieur qu’on appelle la maladie de lapeyronie. Il peut y avoir des gens qui ont des dysfonctionnements érectiles suite à des traumatismes.

C’est quand le petit bassin est blessé avec comme conséquences une atteinte des nerfs de la verge. Car, il y a des personnes qui, au cours d’un rapport sexuel, font ce qu’on appelle des faux pas. Ils cognent sur le périnée, sur la cuisse de la partie nerf ».

Le spécialiste de soutenir qu’il y a aussi des causes qui sont liées à des maladies générales comme la drépanocytose et les priapismes qui font que la verge se met en érection de façon spontanée sans qu’il y ait d’excitation sexuelle.

Selon lui, cette érection est très durable et peut être parfois douloureuse chez la personne si on ne fait rien sur ce priapisme au bout quelques heures ou quelques jours. Egalement dit-il, une érection peut être aussi perdue ou perturbée par une prise de médicament pour le traitement de certaines maladies.

L’Urologue a déclaré que cette maladie est très fréquente de nos jours et se manifeste à tout âge. Cependant, la sexualité censée être épanouissante peut alors peser lourd sur les épaules des couples.

« Nous avons des personnes jeunes qui viennent consulter pour des troubles de l’érection. Les jeunes font peut-être des choses que les anciens ne faisaient pas.

Auparavant, les personnes âgées n’avaient pas ces vidéos qui circulaient, telles que les films pornographiques ou ils voient de loin des verges d’hommes qui ressemblent à des verges de cheval.

Une exposition élevée à ces vidéos entraîne un besoin accru de matériel de plus en plus extrême pour réussir à provoquer une érection face à un/une partenaire en chair et en os.

Par contre y’en a qui ont honte de leur balistique en se disant que leur sexe est trop petit, c’est parce qu’ils regardent des films et se représentent à travers ces images, dit-il.

En outre, le Professeur note que parfois c’est dans le couple qu’il y’a un problème de communication.

« Lorsqu’on arrive à un niveau ultime où les médicaments et les injections ne peuvent pas régler le problème, et que ses injections ne peuvent pas non plus régler le problème, nous disposons des prothèses péniennes. On peut insérer dans la verge des tubes qui se gonflent et se dégonflent permettant à la personne d’avoir un rapport sexuel à la commande », a révélé l’urologue.

Les femmes, dysfonctions sexuelles vous dites ?

Par ailleurs pour la blouse blanche, on ne peut pas parler de dysfonction érectile chez la femme mais plutôt des dysfonctions sexuelles.

« La femme a sa sexualité, laquelle a ses particularités et il n’est pas possible d’entretenir une relation sexuelle harmonieuse durable sans tenir compte de la partenaire car elle a aussi ses problèmes qui font parfois que sa sexualité peut être perturbé. Par contre, il ne faudrait pas que les sages-femmes ignorent cet aspect. En somme, il faut qu’on puisse parler de sexualité dans des termes appropriés afin que tout le monde puisse se retrouver de la façon la plus harmonieuse », a-t-il fait savoir.

Professeur Maguèye Guèye avance, toutefois que l’érection doit être considérée comme un phénomène naturel.

« Ce n’est pas une course d’endurance ou de performance. Une érection est normale ou pas normale et pour cela, il faut une hygiène de vie et aussi savoir que la sexualité n’est pas une compétition dans laquelle il y a un gagnant. C’est un rendez-vous du donner et du recevoir et on ne peut recevoir qu’à la hauteur de ce que l’on donne. Donc, il faut qu’on conditionne l’esprit des hommes en particulier pour qu’ils sachent que ce n’est pas quelque chose qu’il faut aller prendre et partir.

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