La folie du Baron Roger fascine autant par son atmosphère fantomatique que pour la programmation de sa mort. Les folies du Baron Roger » dans la brousse: expositions de photos, installations dâart contemporain, spectacles de danse, salle dâécoute des concerts de piano.
Folie du Baron Roger fascine autant par son atmosphère fantomatique que pour la programmation de sa mort

Le château perché, et qui jouxte la rivière du Tahouey, fige un chantier emblématique de lâimplantation des Français dans cette partie du Nord de Saint-Louis où le Brack du Walo régnait sans partage.
à force de subir les assauts et les caprices de la météo, la peinture a volé en éclats.
Câest un lieu décati où lâon peut apercevoir les anciennes pratiques, disons « les folies du Baron Roger » dans la brousse: expositions de photos, installations dâart contemporain, spectacles de danse, salle dâécoute des concerts de piano.

âA lire aussi
La «Folie du Baron Roger» fascine autant par son atmosphère fantomatique que pour la programmation de sa mort.
Dans les chambres, des pans de mur en brique ont lâché et dialoguent avec une décoration dâune sobriété contemporaine, portée par des teintes en ocre et blanches typiques de la France.
En effet, au début du 19ème siècle, après les guerres napoléoniennes, lorsque la France a été battue, il y a eu le Traité de Vienne.
Lâérection dâun musée botanique réclamée

Pour marquer la fin des hostilités, les Anglais qui occupaient Gorée et Saint-Louis ont décidé de rendre ces comptoirs à la France, mais à condition quâil y ait une abolition de la traite des esclaves.
«LâAngleterre nâétait pas devenue abolitionniste par philanthropie, mais surtout pour des calculs économiques. Elle avait découvert la machine à vapeur qui devait concurrencer le travail des esclaves.
Donc, ce pays devait écouler sa nouvelle machine. Ils ont dit aux Français quâils allaient leur céder Gorée et Saint-Louis, mais à condition dâen finir avec le commerce triangulaire.
Le Ministre des Colonies Portal a demandé à ses hommes de retourner au Sénégal, de récupérer la colonie de Saint-Louis mais avec comme mission dâacquérir des terres pour quâau lieu dâexporter des Nègres vers les Amériques, quâils implantent des plantations dans les lieux et les cultiver».
Donc, cultivons avec les Nègres sur les terres des Nègres», restitue M. Diaw.

âA lire aussi
Durant son règne, comme Gouverneur du Sénégal, de 1822-1827, Jean-François Roger, dit Baron Roger, premier civil à occuper cette fonction, décide dâadopter une approche pas raciste mais dâinsertion.
Dâaucuns considèrent quâil aurait construit ce château pour les beaux yeux dâune belle femme sénégalaise, Yacine Yérim Diaw, quâil épousera plus tard.
Ainsi, le baron venait passer ses week-ends avec sa femme dans cette résidence rappelant les «folies», petits châteaux au XVIIIe siècle.

«Il a voulu être dans la couleur locale. Il avait épousé une femme dans le royaume et parlait couramment le Wolof au milieu de lâexploitation.
Au milieu de la forêt, il a créé une folie, câest-à -dire un bâtiment. Il avait épousé la femme de lâun des signataires du traité de Ndiaw Diogomaye Ndiack Arame Kilar Diaw qui sâappelait Yacine Yérim Diaw et ils ont eu un enfant Marie Roger dont la descendance est assez nombreuse à Richard Toll», précise lâhistorien traditionaliste.













