Depuis son indépendance du Portugal en 1974, la Guinée-Bissau est en proie à une instabilité chronique, marquée par une multitude de coups d’Etat, tentatives de putschs et assassinats dont voici les plus marquants :

1980, le premier président renversé

Le 14 novembre 1980, six ans après l’indépendance, le premier président bissau-guinéen, Luis Cabral, est renversé par un coup d’Etat qui porte au pouvoir un Conseil de la révolution présidé par le ministre de la Défense, Joao Bernardo Vieira, dit “Nino”. Détenu pendant six mois, Luis Cabral s’exilera au Portugal.

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En 1985, le vice-président Paulo Correia est accusé de tentative de coup d’Etat et exécuté avec cinq autres personnes.

En 1994, “Nino” Vieira est élu président de la République lors des premières élections générales pluralistes organisées dans le pays.

1999, putsch contre Vieira

Le 7 mai 1999, “Nino” Vieira est à son tour renversé par l’ancien chef d‘état-major des armées, le général Ansumane Mané, entré en rébellion 11 mois plus tôt après avoir été limogé suite à des accusations de ventes d’armes aux séparatistes de Casamance (Sénégal).

Le général Mané prend la tête d’une junte qui installe à la tête du pays Malam Bacai Sanha, président de l’Assemblée nationale chargé de l’intérim jusqu‘à la présidentielle.

Après la défaite de Bacai Sanha à la présidentielle de janvier 2000, le général Mané tente un nouveau putsch en novembre mais est tué par les forces loyales au président élu Kumba Yala.

2003, Kumba Yala déposé

Le 14 septembre 2003, une junte dirigée par le chef d‘état-major, le général Vérissimo Seabra Correia, dépose le président Kumba Yala. Le général Seabra Correia sera tué le 6 octobre 2004 dans l’attaque du quartier-général de l’armée à Bissau par des soldats qui réclament des arriérés de soldes.

2009, Vieira assassiné

Revenu au pouvoir en 2005, le président Vieira, cible d’un coup d’Etat déjoué en août 2008, est tué par des militaires quelques heures après l’assassinat du chef d‘état-major, le général Tagmé Na Waie.

2012, coup d’arrêt au processus électoral

Le 13 avril 2012, un coup d’Etat, dirigé par le chef d‘état-major, le général Antonio Indjai, interrompt le processus électoral à deux semaines du second tour de la présidentielle.

Le président par intérim Raumundo Pereira et son Premier ministre, Carlos Gomes Junior, favori de la présidentielle, sont déposés.

Une autorité de transition est mise en place avec l’accord des putschistes jusqu‘à l‘élection en mai 2014 de José Mario Vaz à la présidentielle.

AFP

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