Face à l’éternel rival norvégien qu’ils retrouveront pour leur entrée en lice au prochain Championnat d’Europe en Croatie (12-28 janvier), les Experts signent à Rouen dans le sillage d’un Vincent Gérard colossal une solide victoire (32-27).

Ça commence par un baptême tardif pour Raphaël Caucheteux. A 32 ans, le meilleur buteur de l’histoire de la Ligue nationale de handball (LNH), avec plus de 1 400 réalisations en carrière, profite du forfait de dernière minute de Michaël Guigou pour fêter sa première sélection dans la peau d’un titulaire… et lancer les Bleus de manière idéale.

Un but et une passe décisive, en complet déséquilibre pour le vétéran de Saint-Raphaël, qui contribue au départ canon des Bleus: un 4-0, et il faut attendre cinq minutes pleines pour assister au premier but norvégien (4-1, 5e).

A 70 % de réussite, l’attaque française tourne déjà à plein régime, preuve que cette équipe de France, même si elle ne se trompe pas de priorités entre ces retrouvailles avec l’éternel rival norvégien dans le cadre de la Golden League et l’affiche monumentale en ouverture du prochain Euro en Croatie (12-28 janvier) face à ces mêmes Nordiques, dans dix jours, a malgré tout bien l’intention de marquer son territoire.

« En 2017, il y a eu cinq matches entre les deux pays. Il n’y a donc quasiment plus de choses secrètes entre les deux équipes. Les joueurs et le style de jeu sont connus de part et d’autre », a estimé Nikola Karabatic avant ce match de la Kinder Arena de Rouen.

Gérard en mode Euro

Et la Norvège s’y entend pour faire valoir aussi ses atouts, capable qu’elle est de recoller (12-10, 20e).

Alors que Valentin Porte connaît trois échecs consécutifs pour seulement trois buts français inscrits en dix minutes, avant que Caucheteux ne retrouve la cible à sept mètres, par deux fois, un rôle pour lequel le Varois postule plus que jamais à la veille de l’Euro.

Avec un avantage mérité à la pause de cinq buts, qui doit beaucoup à un Vincent Gérard infranchissable à plus de 50 % de tirs arrêtés. Et dominateur dans son duel annoncé avec Torbjorn Bergerud.

On n’a pas encore tout dévoilé… Raphaël Caucheteux (ailier gauche de l’équipe de France)

Le scénario de la seconde période ressemble à s’y méprendre à la première. Une nouvelle entame tout feu tout flamme des Experts, capables de prendre sept buts d’avance (18-11, 34e), avant que le jeu rapide norvégien ne ramène les vice-champions du monde dans le sillage des Français (19-16, 38e).

Quelques largesses défensives ponctuelles que l’attaque tricolore se charge de surmonter avec notamment la magie retrouvée de Luc Abalo (24-18, 45e).

L’efficacité de Caucheteux, auteur d’un 6 sur 7 à sept mètres (pour un échec dans le jeu), n’est avec l’énorme performance d’un Vincent Gérard déjà en mode Euro (25 arrêts, à 50 %), pas le moindre des enseignements de cette dernière répétition entre deux candidats déclarés au titre continental, scellée sur un succès probant (32-27).

Avant donc de recroiser la Norvège le 14 janvier prochain, à Porec, là où, selon Nikola Karabatic, « l’équipe qui remportera le premier match, prendra une bonne option pour les demi-finales », prochain rendez-vous est pris dans cette Golden League dès ce samedi, à l’AccorHotels Arena de Paris (19h15) face à l’Egypte.

Laisser un commentaire