Plusieurs quotidiens reçus mercredi 23 septembre 2020 commentent la fin de lâinéligibilité de lâancien ministre Karim Wade, à la suite dâune déclaration de ses avocats.

ââDepuis le 21 août, le code électoral ne peut plus être invoqué par lâEtat du Sénégal pour faire obstacle à [son] inscription sur les listes électorales et à sa candidature à toute électionââ, rapporte Lii Quotidien, citant les avocats qui assurent la défense de M. Wade.
Selon le journal, ces derniers se basent, pour faire cette déclaration, sur une décision prise le 20 août 2015 par la Cour suprême, qui avait rejeté leur pourvoi contre lâarrêt de condamnation de Karim Wade par la Cour de répression de lâenrichissement illicite (CREI).
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ââ21 août 2015-21 août 2020. Voilà que prend fin la sanction civique qui frappait le candidat recalé du PDS à la dernière élection présidentielle, à la suite de sa forte condamnation par la CREIââ, lit-on dans Kritikâ.
Désormais, poursuit le même journal, ââKarim Wade recouvre tous ses droits dont celui de revenir au bercail et de convoiter le fauteuil présidentielââ.
EnQuête se veut interrogatif, concernant le retour au Sénégal de lâancien ministre de la Coopération internationale, des Infrastructures et de lâEnergie. ââFin dâexil pour Karim [Wade] ?ââ se demande-t-il.
ââNous nous exercerons à organiser son retourââ, déclare au même journal Pape Saër Guèye, un proche de M. Wade.
Karim Wade « sa fin de l’inéligibilité » commentée
Mais, rappelle EnQuête, ââsi ses partisans sont confiants quant à son retour, il reste que Karim Wade reste devoir payer une amende de 138 milliards de francs CFA que lâancienne ministre de la Justice, Aminata Touré, ne se prive jamais de rappelerââ.
ââEn direction de la présidentielle de 2024, Karim Wade reprend le combat de lâéligibilitéââ, écrit Tribune.
ââLe retour du fils de lâancien président de la République (â¦) serait imminentââ, affirme Le Témoin Quotidien, rappelant que lâancien ministre vit au Qatar depuis sa libération en 2016.
Mais les partisans de M. Wade pourraient finir par déchanter sâils lisaient LâAs, journal dans lequel Iba Barry Camara, un professeur de droit pénal, déclare que pour le moment, ââKarim Wade ne peut participer à aucune élection, ni être inscrit sur aucune liste électoraleââ.
Un autre spécialiste du droit, interrogé par LâObservateur, partage cette interprétation du droit en déclarant que ââpour quâil soit réintégré dans les listes électorales, il faut une loi dâamnistie pour effacer le crime ou le délitââ pour lequel il avait été condamné.
Selon Vox Populi, M. Wade est toujours confronté à ââlâéquation de lâamende de 138 milliardsââ de francs CFA, en raison de laquelle ââil ne peut rentrer au Sénégal au risque de se voir renvoyer en prison à cause de la contrainte par corpsââ.
Source A estime que ââdéfendre lâéligibilité de Karim Wade ne suffit pas ; il lui (à Karim Wade) faut un courage politique qui lui permette de rentrer au bercail, nâen déplaise à lâactuel régimeââ.
Après trois ans passés en détention, Karim Wade a été libéré en juin 2016 à la suite dâune grâce qui lui a été accordée par le président de la République, Macky Sall, en même temps quâà Ibrahima Aboukhalil dit Bibo Bourgi et à Alioune Samba Diassé, ses coaccusés.
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Cette mesure le dispense seulement du restant de sa peine dâemprisonnement, et les sanctions financières contenues dans sa condamnation demeurent, avait précisé le décret lui accordant la grâce du chef de lâEtat.
La procédure de recouvrement des montants financiers que lâancien ministre et ses coaccusés doivent à lâEtat du Sénégal se poursuivra, indiquait le décret.
La CREI avait estimé quâil sâétait enrichi illégalement avec des fonds publics dâun montant de 138 milliards de francs CFA. Elle lâavait condamné à six ans dâemprisonnement.












