Les avocats de Laurent Gbagbo tentent dâobtenir de la Cour pénale internationale une révision des conditions qui avaient été imposées à sa libération lors de son acquittement le 15 janvier. Assigné à Bruxelles commune, lâancien chef dâÃtat conteste cette décision et estime quâelle lâempêche de participer à lâélection présidentielle prévue en 2020.
Câest une requête de 22 pages et un véritable plaidoyer en faveur des droits civils de Laurent Gbagbo. Libéré le 1er février, lâancien président ivoirien est soumis à de nombreuses conditions dont son avocat demande la levée. Maître Emmanuel Altit juge ces conditions arbitraires. Aucun texte de la Cour nâimpose en effet une telle situation.
Pour lâavocat, les conditions imposées à Laurent Gbagbo lâempêchent de participer à la campagne pour la présidentielle de 2020, voire à se porter candidat. Une hypothèse, précise néanmoins lâavocat sur ce dernier point.
Risque de fuite pour le procureur
La défense de lâancien président reproche à la Cour de lâempêcher « de participer à la vie publique de son pays », notamment parce quâil ne peut se rendre en Côte dâIvoire.
Or Laurent Gbagbo pourrait quitter la Belgique, mais seulement après en avoir obtenu lâautorisation de la Cour. Et à ce jour, ses avocats nâont jamais déposé une telle demande.
Si tel était le cas, les juges pourraient alors demander lâavis de lâÃtat ivoirien qui jusquâici ne sâest jamais prononcé clairement sur la question devant la Cour.
Mais le bureau du procureur sây oppose, jugeant quâil pourrait prendre la fuite avant que ne soit tranché lâappel sur son acquittement.












