à la Une de la revue de presse des Amériques du 31 décembre 2021, les incendies aux Ãtats-Unis, dans le Colorado. Les incendies de forêt se déchaînent près de Broomfield, dans le Colorado, le jeudi 30 décembre 2021, alors que des vents violents balayent l’ouest de l’intermontagne.
Les incendies aux Ãtats-Unis, dans le Colorado à la Une
Le Denver Post publie des photos de camions de pompiers noyés dans les fumées, de collines surmontées de crêtes de feux, et ce cliché incongru : un petit groupe de maisons couvertes de décorations de Noël lumineuses, blanches, bleus vertes, derrière lequel le ciel nocturne a été rendu orange par les flammes de lâincendie, qui se rapproche.
30 000 personnes ont été évacuées des villes du comté de Boulder, au moins 500 maisons ont été détruitesâ¦
Ce sont des lignes électriques abattues par le vent qui auraient démarré les feux, des feux qui selon Joe Pelle, le shérif du comté cité par le Denver Post, continueront de brûler tant que le vent soufflera : « Ce nâest pas le genre de feu que lâon peut affronter directement. »
Revue de presse des Amériques du 31 décembre 2021
La presse a recueilli les témoignages des réfugiés, qui remplissent les centres dâévacuation : toujours dans le Denver Post, Patrick Kilbride, 72 ans, raconte quâil a regardé brûler la maison quâil habitait depuis 30 ans. Il a tout perdu « sauf les habits quâil a sur le dos et sa voiture ».
Robert Gutierrez, 20 ans, explique de son côté au Washington Post quâil faisait les courses avec sa famille dans la ville de Superior lorsque les employés ont évacué le magasin.
Il a alors roulé vers sa maison, à cinq kilomètres de là , avant de comprendre, grâce aux coups de klaxons dâun routier, quâil se dirigeait en fait droit vers lâincendie.
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Changement climatique
« Le Colorado a connu ses trois plus grands feux pendant lâété 2020 », précise dans le New York Times le gouverneur Jared Polis, « mais ces incendies ont brûlé des forêts et des terrains, alors que les feux de ce jeudi ont détruit des maisons de banlieues et des centres commerciaux ».
Plus largement, analyse le journal, « les feux de forêts dans lâOuest américain sont plus grands, plus rapides, et atteignent des pentes montagneuses qui étaient autrefois trop humides et froides pour des feux aussi intenses ».
La raison majeure, selon des études récentes évoquées par le journal : « la chaleur et la sécheresse associés au changement climatique ».
Nouvel An et fête de lâindépendance en Haïti
Le pays se prépare au Nouvel An et à la fête de lâIndépendance, elle aussi le 1er janvier. Rezo Nodwès rappelle que « le général Jean-Jacques Dessalines fixa au 1er janvier 1804 la déclaration solennelle dâIndépendance dâHaïti », et que les Gonaïves a été « le lieu choisi pour la célébration de cette solennité ».
Les Gonaïves justement : « des mouvements de protestation violentes » ont été « entamés mardi par des groupes de citoyens qui sâopposent à la venue du Premier ministre de facto, Ariel Henry », rapporte AlterPresse.
« Barricades de pneus enflammés, tirs sporadiques. [â¦] Lava cosmétiques, lâentreprise du maire principal des Gonaïves, Donald Diogène, a été victime dâune tentative dâincendie », souligne Le Nouvelliste, et « des individus armés du quartier de Raboteau ont forcé lâarrêt de la construction du stand qui devait accueillir le Premier ministre ».
Le journal Rezo Nodwès ne mâche pas ses mots : « Le Premier ministre de facto nommé par les Blancs contre lesquels Dessalines combattait, tenant à venir haranguer la population des Gonaïves avec des mots de referendum bidon et élections truquées, offre un concert de balles alors quâà Martissant, son gouvernement se révèle inexistant. » Martissant, ce quartier de Port-au-Prince, ravagé par lâinsécurité.
Dans un éditorial, Le National estime que « pour 2022, le peuple haïtien aspire tout simplement à un peu de paix, à la marginalisation de la violence et à la volonté commune de construire enfin ce lieu géographique et historique jusquâici si mal habité ».
Un réveillon sous Covid-19 pour le Québec
Le réveillon du Nouvel An sâannonce mal au Québec, pour cause de Covid-19 : « Le coup de barre tant redouté à Noël tombe finalement au jour de lâAn », se désole Le Devoir.
Dès aujourdâhui « 22 heures, un nouveau couvre-feu entrera en vigueur et il ne sera pas possible de se promener dans les rues jusquâà cinq heures » du matin, rapporte le journal. Le Premier ministre « Legault donne « un grand coup » », titre La Presse.
Car le nombre de personnes hospitalisés a doublé en une semaine, 16 000 cas ont été recensés, et selon François Legault « la situation « est la pire » des 22 mois de pandémie ».
Outre le couvre-feu, ont été annoncés « le report du retour en classe au 17 janvier, la fermeture des salles de restaurant ainsi que lâinterdiction des rassemblements privés ».
Bref, lâhumeur est morose, il suffit de lire les titres des articles du Devoir : « Un autre coup dur pour le moral des Québécois », « Restaurateurs en mode survie, employés déprimés », « Un couvre-feu eux effets incertains »â¦
Dans son éditorial, le journal parle de « précipitation » du gouvernement dans la prise de ces mesures « colorées par le désespoir », et se demande sâil ne va pas « trop loin », entre autres avec le couvre-feu : « Mesure détestable qui risque dâirriter davantage que lâan dernier à pareille date, parce que la majorité des gens sont vaccinés, et parce quâencore une fois, le plus grand nombre doit payer pour une minorité de récalcitrants. »
Et lâéditorialiste de conclure : « Lâélastique de notre « cohésion sociale extraordinaire » est très étiré. »
Violences au Michoacan, dans lâouest du Mexique
Le Michoacan vit « une époque bien sombre », pour reprendre le titre du magazine Proceso : « Déplacements massifs de populations, fusillades, maisons incendiées, enlèvements »â¦
« La présence de plus en plus importante de la Garde nationale, la marine et lâarmée, nâa pas servi à grand-chose, estime Proceso, le crime organisé continue ses méfaits librement. »
Lâannée qui se conclue a été particulièrement difficile pour les populations des régions enclavées de Tierra Caliente et de Sierra Costa, qui subissent les combats entre deux cartels, le cartel de Jalisco Nueva Generacion essayant dâarracher le contrôle du territoire aux Carteles Unidos.
Entre janvier et novembre, plus de 2 500 personnes ont été assassinées, un record depuis 25 ans. Le gouverneur du Michoacan, Alfredo Ramirez Bedolla, affirme que depuis son arrivée il y a trois mois, le nombre de meurtres a baissé, une affirmation démentie par les faits, selon le magazine.













