Après un début de saison raté, lâOL est attendu au tournant à Manchester City, favori de son groupe de Ligue des champions.
Un an que lâOlympique lyonnais attendait ça. Réentendre la douce mélodie de la Ligue des champions. Humer lâodeur des grands rendez-vous de la plus prestigieuse compétition européenne.
Goûter à nouveau au caviar après avoir dû se contenter des Åufs de lompe la saison passée avec la Ligue Europa.
«âJe ne dis pas que ce sera le plus beau jour de ma vie mais, sur les dix dernières années, ce retour en Ligue des champions chez le champion dâAngleterre sera lâun des moments les plus passionnants et les plus magnifiquesâ», a glissé le président lyonnais Jean-Michel Aulas dans les colonnes de LâÃquipe.
Le tableau semblerait presque idyllique. à ceci près que lâOL aborde ce déplacement à Manchester City (21âheures sur RMC Sportâ1), favori du groupe F -âoù lâon retrouve également le Shakhtar Donetsk et Hoffenheimâ- et candidat à la succession du Real Madrid, avec des doutes plein la tête.
Lâétat dâesprit des Lyonnais pointé du doigt

La faute à une entame de championnat ratée avec déjà deux défaites en cinq journées et seulement 7 points glanés. Samedi, les Lyonnais ont même réussi à perdre bêtement deux points contre Caen (2-2), pourtant réduit à dix pendant lâessentiel de la deuxième période.
Pour une équipe présentée par beaucoup dâobservateurs comme le principal concurrent au PSG cette saison en Ligue 1 après avoir réussi à conserver Nabil Fekir, tout en se renforçant avec des jeunes prometteurs (Dubois, Terrier, Denayer, Dembélé), cela fait tache.
«âIl y a des fondamentaux à respecter, a pesté après coup lâentraîneur lyonnais Bruno Genesio. Lâengagement, lâinvestissement, lâintensité, les Caennais les ont eus, nous non. Je suis plus que déçu. Je suis très déçu, très en colère.â»
Même son de cloche de la part de Jean-Michel Aulas qui, après avoir zappé les médias, a préféré exprimer son mécontentement sur Twitter.
Le tout en mettant ses joueurs face à leurs responsabilitésâ: «âMauvaise opération à Caen, les joueurs mâont déçuââ: manque dâenthousiasme et faiblesses techniques individuelles.
Nabil va remobiliser son groupe : le talent est là , mais lâétat dâesprit pas encore. La semaine à venir sera déterminante pour nos ambitions.â»
Car outre cette entrée en matière corsée en Ligue des champions à Manchester ce mercredi, les Lyonnais joueront déjà très gros quatre jours plus tard avec la réception de Marseille au Groupama Stadium pour le choc des Olympiques. Bruno Genesio le premier.
«Je me fous du résultat à City»Jean-Michel Aulas
Contesté par une partie des supporters rhodaniens depuis quasiment sa nomination en décembre 2015 mais soutenu par son président, le technicien de 52 ans est plus que jamais dans lâÅil du cyclone.
Une atmosphère pesante qui a atteint son paroxysme durant la trêve internationale avec une altercation nocturne impliquant Genesio alors quâil fêtait son anniversaire en famille dans un établissement branché de Lyon.
«âJe comprends les critiques, je comprends quâon puisse être en désaccord avec certains de mes choix, je comprends plein de choses jusquâà ce que certaines limites soient franchies, avait-il affirmé face aux médias la semaine dernière. Et lorsque certaines limites sont franchies, je ne peux pas rester de marbre.â»
Ce nâest pas un hasard si dimanche, après le couac de Caen, Jean-Michel Aulas a ressenti le besoin de venir voir ses ouailles pour réclamer rapidement une prise de conscience.
Tout en expliquant à Genesio quâil avait une occasion en or de prouver sa valeur et son «âcharisme» face à lâune des références au poste dâentraîneur, Pep Guardiola.
Ce serait, à coup sûr, un joli pied de nez à ceux qui le surnomment de manière ironique «âPepâ» Genesio pour son prétendu manque de culture tactique.
«âOn a loupé Caen, mais ce nâest pas Bruno qui lâa loupé. Les joueurs vont réagir, je le sais, prophétise Aulas. Je me fous dâailleurs du résultat à City, je veux le contenu et lâattitude. Le résultat de Marseille dépendra de City dans ce contenu.â»
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