Mamadou Ngom, Ãconomiste-Fiscalite : « Il faudra repenser la structure des dépenses fiscales ». Sur le plan fiscal, les priorités du cinquième Président sont de divers ordres, selon lâéconomiste-fiscaliste Mamadou Ngom. Pour lui, celui qui attire plus lâattention est lâalignement au critère de convergence fiscale de 20 % dans lâUemoa.
Mamadou Ngom, Ãconomiste-Fiscalite : « Il faudra repenser la structure des dépenses fiscales »

« Certes, nous avons une position confortante par rapport aux autres pays de lâUemoa, mais nous peinons à franchir le seuil de 19 % depuis ces trois dernières années.
Bien évidemment, atteindre cet objectif se base sur la nécessité dâélargir notre assiette dâimposition en apportant des corrections déjà prévues par nos textes fiscaux », estime-t-il.
Mamadou Ngom dâidentifier plusieurs politiques prioritaires. Il sâagit dâabord, selon lui, de corriger les abus sur le système dâexonération et de remises gracieuses.
Ces mesures doivent plus profiter aux acteurs créateurs

à lâen croire, même si les exonérations et remises dâimpôts sont réglementées, il nâen reste pas moins quâelles doivent impacter positivement sur lâéconomie.
Autrement dit, soutient-il, ces mesures doivent plus profiter aux acteurs créateurs dâune forte valeur ajoutée ou dâemplois permanents.
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Listant les priorités, lâexpert pense également quâil faudra repenser la structure des dépenses fiscales en se fondant plus sur les critères dâéquité fiscale.
« La fonction de redistribution, qui a un caractère social, nous permet de redynamiser les institutions en charge dâadministrer et de gérer les cotisations fiscales et sociales.
Le problème de liquidité ne se pose pas ; câest plutôt une affectation inefficace de ses ressources », dit-il.
Critères de répartition optimale

Cela laisse présager quâil faut innover en mettant en place des systèmes dâallocations performants et innovants, assis sur des critères de répartition optimale, quelle que soit lâactivité occupée par les ayants droit.
« La valeur ajoutée nationale est, en effet, lâaffaire de tout le monde », souligne Mamadou Ngom.
Fort de cela, il juge important de mettre en place un cadre fiscal plus incitatif permettant de relancer lâactivité industrielle nationale.
Cette façon de faire nâexclut pas, dâaprès lui, la mise en place dâun Statut des Pme plutôt quâune simple charte qui est moins sécurisante, car nos Pme traversent actuellement des situations financières et fiscales difficiles.
Mamadou Ngom note que les recettes fiscales hors douane

à en croire Mamadou Ngom, le pays dispose dâautres niches fiscales à faire entrer dans lâassiette pour assouplir le poids de lâimpôt dans certains secteurs dâactivité.
« Même avec les recettes non fiscales et douanières espérées les années à venir, il nâen reste pas moins que nos recettes fiscales ne sont pas à leur niveau optimal », constate lâéconomiste-fiscaliste.

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Citant le Ministère des Finances et du Budget, Mamadou Ngom note que les recettes fiscales hors douane, en 2023, sont de 2206 milliards de FCfa et les recettes douanières à la même période sont portées à 1416 milliards de FCfa.
Ces recettes nettes fiscales comparées au budget de 2023, arrêté à 6411 milliards de FCfa, présentent un rapport recettes fiscales totales sur budget dâune moyenne de 57 %.













