La MaraâCAN 2019, rendez-vous annuel du Maracana, se déroule cette semaine à Conakry, en Guinée. Découvrons cet autre football né en Afrique que Conakry accueille cette semaine la 8e Coupe dâAfrique des nations (CAN) de maracana.
La MaraâCAN nâen est pas à son coup dâessai. Après le Burkina Faso ou encore la Côte dâIvoire, câest au tour de la Guinée dâaccueillir cet événement panafricain. Les sportifs ont investi le gymnase qui jouxte le stade du 28 septembre, à Conakry. 21 équipes ont fait le déplacement dans la capitale guinéenne pour concourir dans deux catégories : seniors (35-45 ans) et super-seniors (à partir de 45 ans).
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Le maracana, quâest-ce que câest ?
Un terrain de handball, un ballon de futsal, six joueurs contre six : la recette du maracana nâa rien à envier au football. Sans gardien et sur un terrain réduit, la technique prime. Les passes fusent, les occasions ne manquent pas. Pour les commentateurs, il est parfois difficile de suivre le jeu. « Ce sont des matchs très intenses », confirme Amadou Barry, journaliste sportif et commentateur lors de cette 8e édition de la MaraâCAN.
Malgré un nom brésilien, le maracana se veut 100 % africain. Ce sport a été inventé sur les campus ivoiriens, notamment à Cocody, où les étudiants peinaient à réunir les 22 joueurs nécessaires pour un match de football et manquaient dâinfrastructures. « Le Maracana, câest le vrai football », insiste le commissaire Bleu Charlemagne, président de la fédération ivoirienne de maracana, qui tente dâexporter son sport à lâétranger.
Le maracana, un sport en expansion
La cérémonie dâouverture de cette MaraâCAN 2019 sâest déroulée en grande pompe, en présence de plusieurs ministres guinéens. Pourtant, en Guinée, le maracana évoque encore peu de choses. Ici, on parle de « bundes », un football qui se pratique dans la rue, et dont le nom vient du championnat allemand, la Bundesliga. Le soir venu, sur le boulevard Telly Diallo, à Kaloum, les jeunes investissent les parkings vidés de leurs voitures. La rue toute entière devient leur terrain de jeu, si bien quâil est parfois difficile de circuler.

Mais l’objectif de la MaraâCAN est aussi dâexporter le maracana hors des frontières ivoiriennes. Cette année, la France, les Ãtats-Unis ou encore le Canada ont fait le déplacement. « Câest la deuxième année quâon participe, raconte Mathieu Maillot, président du Vesinet sport club international et joueur de lâéquipe de France. Lâannée dernière, on a fini avant-derniers, devant le Sénégal quand même ! » Sans rancune, le fair-play est une règle essentielle de ce sport.













